Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

26,2 miles à Edimbourg

Après quatre mois marathon, il est venu l’heure d’en courir un vrai. Je ne suis jamais arrivé aussi peu préparé et dans un état d’esprit aussi hésitant à un grand rendez-vous. Je n’ai quasiment fait que du vélo et n’ai couru que 100 bornes sur les trois derniers mois. Nous sommes vendredi, la course programmée le dimanche, et je ne sais toujours pas si je vais prendre part au départ. La faute à une grosse fatigue mentale et physique. De plus, je suis en convalescence et sous antibiotique puisque quelques jours auparavant je sortais des urgences avec un énorme abcès situé dans l’aine.

Une paix intérieure retrouvée

Samedi, l’air écossais et la méditation m’ont fait oublier le surmenage et m’ont apaisé. Je m’élancerai donc au côté de Clément et Aurélien. En tenue et franchissant le départ : plus rien ne peux désormais m’arrêter omis un gros pépin de santé. Je finirai dans un temps très loin de mon objectif initial mais avec l’énorme satisfaction d’avoir pu boucler la distance en ayant couru la moitié de la course avec une ampoule mais surtout en ayant aidé Clément à rallier l’arrivée. Je m’étais contraint à me dire que je ne courrerai pas. J’étais déjà frustré d’avoir dû céder les armes sans que la bataille commence. Mais mon tempérament, contre l’avis de nombreuses personnes, a repris le dessus. J’ai guéri mon esprit et mon corps qui m’ont donné leur accord pour foncer. Et 4h52 plus tard j’ai bouclé ces 42,195 kilomètres. Peu importe le temps, et les 52 minutes de plus que mon objectif, je l’ai fait en accompagnant le troisième larron de l’aventure. Clément, sache qu’on ne parle jamais d’abandon avec moi. Pour moi, c’est la plus belle des victoires et une belle expérience en tant que coach mental. Un métier que j’aimerai bien faire plus tard.

Pourquoi courir le marathon d’Edimbourg ?

Course caritative, bord de mer, moins de monde, moins chaud

Courir avec des miles et non des kilomètres ça perturbe mais c’est excitant.

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Une capitale Européenne moins attractive mais qui vaut vraiment le détour

Edimbourg vaut vraiment le détour ! Une ville chouette, historique, vallonnée, où l’on trouve des nombreux pubs aux univers et ambiances très différentes. Sans oublier son architecture Grégorienne. La nuit, on se croirait comme dans un film d’époque avec les petites ruelles pavés et les luminaires accrochés aux murs laissant scintiller une lumière jaune sombre. Agréablement surpris et sous le charme.

Un élan dynamique

Malgré un gros coup de fatigue deux semaines après la course, j’ai une dynamique ultra positive. Le fait d’avoir bouclé deux gros défis sportifs, de commencer à maîtriser l’intelligence émotionnelle, de mieux gérer mon repos et d’apprendre à lâcher prise sont les facteurs clé de cette dynamique. Je me sens insubmersible et capable de me lancer dans n’importe quel défi ou projet (sportif ou autre). Je vis dans une bulle de bonheur. Mais je dois garder les pieds sur terre et resté vigilants cependant. La chute peut vite arriver et fait beaucoup plus mal. Mais que c’est jouissif.

On appelle souvent ce genre d’exercice d’endurance : des courses vers la maturité. C’est justement de là qu’est venue mon envie d’écrire un second livre. Une enquête sur les défis sportifs et aventures extrêmes. Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus rapide. Pourquoi et pour qui cherchons-nous cette excellence ?

5 mois ago 0 Comments Short URL

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