Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

Top départ !

Queenstown, capitale mondiale du sport extrême. Mon jardin d’Eden. L’endroit où il ne faut pas que je traîne trop longtemps pour ne pas céder à la tentation de faire un saut en élastique, du VTT de descente, du canyoning ou rafting le lendemain… . Mais bon c’est l’endroit idéal pour commencer mon périple.

Premièrement, je pense trouver un bon vélo assez facilement. Ce n’est pas les magasins qui manquent.

Deuxièmement, j’aurai de quoi m’occuper en attendant le délai de livraison. De plus je pourrai aussi peaufiné ma préparation : trek, kayak dans les Fjord.

Troisièmement, c’est un paysage de montagne magnifique. Tous ce que j’aime. Mais ça je l’ai déjà dit.

Quatrièmement, le fait de finir par Auckland m’évitera de faire un retour inutile sur cette même ville. Surtout si je ramène le vélo en France. Mais ça on verra plus tard… .

Avant de détailler les caractéristiques techniques de mon nouveau matériel, je souhaite vous (surtout pour ceux qui ne me connaisse qu’à travers mon blog) décrire ce choix « fou » selon les dire, de traverser la Nouvelle zélande en vélo et en solo.

Quelle idée ai-je encore eu ?

Tout d’abord, le sport a toujours eu une place importante dans ma vie. Trop parfois ? C’est comme une drogue pour moi. Je pourrai la comparer à la morphine car elle me soulage, me vide l’esprit, mais surtout canalise l’hyperactif et l’impulsif que je suis. Il a su aussi me donner plein de valeurs qui m’aident dans la vie de tous les jours. Le sport de haut niveau c’est fini pour moi. Il a fallu faire un choix. Le problème est que je n’arrive pas vivre sans lui, et que seul les challenges et défis me font avancer dans ma vie. La recherche de compétitivité ne disparaitra jamais. Tout comme la pratique d’un sport individuel. Ce n’est pas que je ne sois pas sociable mais c’est que j’aime être seul, libre de toute attache, n’en vouloir qu’à moi-même. Rien de mieux qu’allier sport et voyage en solo donc.

Comme je l’ai dit lors de mon passage à l’émission « allo la planète » diffusé sur le mouv’, vivre et voyager dans le monde actuel est devenu trop facile. Moi je recherche la difficulté dans la vie. Plus tu vas me mettre des embûches sur mon chemin plus je vais aimer ça et plus ça va te fatiguer. Pour moi c’est comme un jeu. Je suis un dur au mal, j’ai un mental d’acier, je n’abandonne jamais et ne recule devant rien pour obtenir ce que je veux. C’est surtout l’aboutissement final le plus jouissif. Se dire que tu as réalisé ton rêve, ton défi, quelque chose de grand dont tout le monde te disait que s’était impossible, que j’étais fou. Mais le plus important dans tous ça, c’est de regarder derrière et de voir tous le travail préparatoire ainsi que toutes les privations que tu as pu faire pour y arriver. J’adore faire taire les langues médisantes, j’aime quand on me jalouse : ça me bonifit et me donne encore plus envie d’y arriver. Je veux prouver, montrer que rien n’est impossible dans la vie. Ne dit-on pas : « quand on veut, on peut » ? Montrer aux gens que la persévérance, l’envie d’y arriver, l’abnégation,…, finit toujours par gagner. Rien ne tombe du ciel, la chance sourit aux audacieux, il faut la provoquer.

Du beau matos !

Cela fait quatre jours que je suis en Nouvelle zélande. C’est l’été mais j’ai déjà connu les quatre saisons. Tous est là pour me compliquer la tâche. On dit que dame nature est toujours la plus forte. Il y a toujours plus fort que soi. Ma force sera de jouer avec elle, l’insulter quand elle me mettra misère, lui montrer qu’il y en faudra plus pour que je me résigne. Enfin pourquoi donc employer ce terme qui n’existe pas dans mon langage. Bref je suis prêt à en chier et à gagner le respect de dame nature. Tout ça est facile à dire mais plus dur à faire me diriez vous. C’est vrai, parfois j’ai des doutes, je me demande pourquoi je fais ça, pourquoi je suis là ? Mais c’est plus fort que moi, il faut que j’y aille. Suis-je maso ?

Les problèmes techniques sont ma hantise car moi et la mécanique ça fait deux. Des erreurs, je vais sûrement en faire mais je suis là pour apprendre et de cela je n’en sortirais que plus fort. Il n’y a en fait qu’un paramètre que je ne peux pas gérer dans la vie: c’est mon corps. Je le connais par cœur mais ne suis pas abjecte d’une maladie ou d’un accident qui peut tout stopper. S’il est infime ou moyen je le surmonterai mais s’il est rédhibitoire : il faudra malheureusement que j’entre le mot échec dans mon vocabulaire. Je garde à chaque fois dans le coin de la tête que beaucoup de personnes malade ou n’ayant pas la chance d’avoir grandi dans mes conditions de vie ; aimeraient faire comme moi mais ne peuvent (eux veulent mais ne peuvent pas) tous simplement pas. Aujourd’hui je leur dédicace ce voyage.

Voilà nous sommes le mardi 22 Janvier 2013, il est 14h00 à Queenstown, il fait grand soleil et la température est de 22°C. Jimmy vient de me livrer mon vélo crosstrail disk de chez ‘specialized’ ainsi que ma remorque Philips . On a monté tous les gadgets nécessaires : lampes, pompe, compteur, drapeau français,… . J’ai mon cadenas, mon réchaud à gaz, ma mini casserole, ma tente, mon matelas de sol, mon backpack, mon sac de couchage, des denrées alimentaires pour au moins cinq jours,… . Il est temps de donner les premiers coups de pédale en direction de Wanaka.

5 années ago 0 Comments Short URL

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