Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

De coïncidences en coïncidences

 Après les surprises je vais vous raconter les drôles de coïncidences.

Premièrement Tauranga : j’anticipe la casse et j’ai bien fait puisque mon axe décide de faire des siennes juste devant le magasin. Le hasard fait bien les choses puisque je tombe sur Marc, un français à la vie déjà bien remplie aussi, qui est réparateur de vélo. Pourquoi je me suis arrêté à ce magasin et pas au précédent ? Nul ne saura. En tout cas l’histoire était écrite. Je le remercie encore pour le check-up complet de mon vélo, sur son temps libre, ainsi que pour m’avoir permis d’avoir des vêtements qui sentent bon (machine à laver) et pour la visite de la ville et alentours.  

Ensuite direction la Péninsule du Coromandel avec la visite du fameux cathedral cove où a été tourné une scène du film Narnia. Le lendemain je resterai bleffé par hot water beach. Le but est de rechercher l’endroit où le sable bouille. Ensuite il suffit de creuser et par magie l’eau qui remonte peut atteindre les soixante degrès celsus. C’est vraiment stupéfiant mais attention à ne pas vous brûler et surtout venez tôt car ensuite c’est noir de monde.

Cathedral cove

Deuxièmement : J’arrive à Coromandel town. Dans le camping : un mec viens me voir et me dis « tu viens de l’île sud et remonte vers Auckland logiquement ?». Ben oui ! « Je t’ai croisé trois fois en cours de route, je me souviens du drapeau français… Tu vas aussi vite que nous en camping car… . Décidemment le monde est petit. Mais ici je dois aussi retrouver mes amis suisses. Mais comme d’habitude le téléphone ne fonctionne pas et il n’y a pas internet. Frustré je pars marcher une heure et en revenant en ville : devinez qui j’aperçois au bord de la route ? Ben oui ils viennent tous juste d’arriver. On se fera un bon gueuleton en se remémorant nos aventures Australiennes et en racontant nos nouvelles (un mois que l’on ne s’était plus vu). On en aura fait des sacrées !

Une arrivée tardive et risquée


Troisièmement : Un mois jour pour jour que je suis parti de Queenstown et me voilà prêt à embarquer dans le Ferry reliant la paisible péninsule du Coromandel pour la métropole d’Auckland et ses un virgule trois millions d’habitants. Et là je croise (encore) une tête connue : celle d’un Australie rencontré neuf jours plus tôt au Tongariro. Il fini aussi son trip à vélo. Décidemment ! De plus c’est son anniversaire le lendemain.

 

Arrivée en fanfare : mon attache rapide sur la remorque casse en débarquant. Cette fois s’en est trop je choisirai la solution scotch et serflex. C’est pas maintenant alors qu’il ne me reste que vingt cinq kilomètres pour rejoindre l’aéroport que je vais m’amuser à parcourir la ville afin de débusquer un bike shop ou un engineering. Ensuite je m’aventure de nuit (22H30) à la recherche d’un hostel. Mais là tout est full. Je tente une dernière option avant d’opter pour vingt kilomètres de route pour dénicher un camping. Sauvé, il est 23h30 et j’ai enfin un lieu sûre pour mon vélo et un lit.
Le contraste est saisissant aussi entre l’aventurier transpirant en vélo avec sa grosse barbe et les jeunes à moitié bourré tous BCBG, en tenue de soirée. L’un cherche un hostel, les autres un bar ou une discothèque. Mais finalement tous sont content de se retrouver ici et finiront par faire la fête chacun pour une chose bien précise.

Quatrièmement : J’ai commencé mon voyage par un nouvel an et une excursion diurnale en Chine et je le fini de la même façon. C’est nouvel an chinois et ici on sort les gros moyens avec le fabuleux festival des lanternes où se mêlent aussi de nombreux kiosques à nourritures et une scène avec concert gratuit.

Pour conclure : je ne m’attendais pas à autant de belles rencontres, et faits hasardeux durant ce voyage. Mais le voyage reste le voyage. Fait d’aventures et de surprises, il y a toujours quelque chose qui se produit et de belles histoires à raconter. L’histoire s’écrit mais parfois il me semble qu’elle est écrite. En tout cas je remercie une nouvelle fois ma bonne étoile qui m’accompagne même si cette fois-ci j’aurai connu pas mal de déboires. Ceci étant cela fait partie du jeu et j’étais venu pour ça.

Festival des lanternes

Il est venu l’heure de ranger le vélo et le short afin de retrouver le froid, de rouler à nouveau à droite et de quitter mes deux pédales pour en avoir trois.

PS : je vais enfin pouvoir tester la fierté française nommée Airbus A380.

 

 

4 années ago 0 Comments Short URL

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