Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

Ethiopie : le bilan et infos complémentaires

Il est temps de dire adieu à l’Afrique et de rejoindre le Moyen Orient avec une journée de transit à Bahrein avant de rejoindre Sarah (mon egal feminin) en Jordanie.

Comme vous avez pu le voir dans le précédent article l’Ethiopie est un pays qui a su répondre à mes attentes du moment. Maintenant que vous en savez plus sur les lieux touristiques : entrons plus en détail à la découverte du berceau de l’humanité.

Il est bon de savoir, qu’ici vous serez vraiment perdu.

Tout d’abord, vous ferez un bon dans le passé avec le calendrier éthiopien. Ne vous étonnez donc pas si aujourd’hui (comme sur mon ticket de bus) vous trouvez la date du 21/06/06.

Ensuite, l’alphabet ahmarique ne va vraiment pas vous faciliter la tâche dans les petits villages lorsque vous allez vouloir commander votre repas (surtout si personne ne parle anglais dans les parages).

Idem sur les routes avec les panneaux directionnels (lorsqu’il y en a…)

Transport : Dans l’ensemble la qualité des routes et bonne et de nouveaux tronçons asphaltés sont en cours de réalisation. Par contre la conduite y est tres dangereuse (un nombre incalculable d’accident) puisque nos chers conducteurs déboitent à tous va, se contentant de coups de klaxons avertisseurs en priant qu’il n’y ait personne en face. Evitez donc de voyager à bord de minivan et de conduire vous même. Il faut savoir qu’il est très fréquent de croiser des piétons, des charettes et de nombreux animaux sur la route. Et si par malheur vous en écrasez un, preparez votre portefeuille.

Les distances étant souvent longue, et, avec des routes montagneuses : optez pour les bus conforts comme Sky bus ou Selam. Attention, les points de ventes sont parfois compliqués à trouver et le départ ne se fait pas au même endroit que les bus locaux.
S’il n’y a plus de place : prenez les bus locaux. Arrivez tôt afin de choisir les meilleures places et ne vous laissez pas intimider lorsque l’on vous demande un tips (pour avoir charger votre bagage) ou un tarif supplémentaire pour votre bagage. Important de signaler aussi que si vous êtes plutôt du genre lève tard, evitez donc de voyager en bus (depart 5h30). Habituez vous aussi à ce que l’on jette tous les déchets par terre et a rouler les fenêtres fermées même en cas de forte chaleur (paraît-il que les courants d’air : ça rend malade).

Gastronomie : Impossible de passer a côte de l’injera : sorte de galette fermentée et fabriquée à base de teff (qui ne pousse qu’ici). On la mange à toutes les sauces. Avec que des legumes ou que de la viande voir les deux. Généralement on partage le plat et on ne mange qu’avec la main droite, sans toucher ou lecher la sauce , en ayant pris soin de se laver la main auparavant.

Goûtez aussi aux délicieux jus de fruit avec le fameux mélange avocat mangue. Laissez vous tenter par les pâtisseries assez légère et ne refusez pas les grains de colo, la canne à sucre et surtout le khat (feuilles assez amères que l’on machent et qui est considéré comme une drogue). Si vous n’aimez pas, plaisantez en disant que vous n’êtes pas une poule (colo), pas un panda  (canne à sucre) ou pas une vache (khat).
Amateur de café, ne loupez sous aucun prétexte la fameuse cérémonie du café. Sinon rabattez vous sur le thé très parfumé mais aussi très sucré.
 

Souvenir : Vous aurez l’embarras du choix. Entre les costumes locaux, les écharpes, les nappes, les objets en cuir, les tableaux religieux et ceux sur peau de chèvre ou encore les cafetière et autres objets colorés artisanaux… .

Societe :  Bien que l’homosexualité ne soit pas toléré, il sera très fréquent de  rencontrer des hommes ou des femmes amis se tenir par la main. Les  accolades sont récurrentes aussi.

Fervant défenseur de la nature, je ne pouvais vous parler des nombreux déchets errants dans la nature avec un total égard pour l’environnement. Ici on aime bien jouer du balais mais c’est simplement pour mettre la saleté dans les caniveaux ou chez le voisin. Jettez à tous va les détritus par terre ou par la fenêtre est un geste du quotidien.
D’un point de vue économique, le pays connait un niveau de développement assez incroyable. Certes, il y a toujours énormement de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et souffrant de malnutrition mais avec une main d’oeuvre à deux dollars par jour, c’est une aubaine pour attirer les investisseurs et donc créer de l’emploi. Outres, les égyptiens, turcs, francais et prochainement l’enseigne H&M, il y a forcément l’ogre Chinois qui installe une énorme plateforme logistique, vient de finir la construction de la première autoroute du pays et construit actuellement le futur metro/tram dans la capitale. Pas étonnant donc si on te prend pour un Chinois lorsque tu es blanc.
Pas étonnant (non plus) du coup de voir éclore depuis quelques années, une classe moyenne qui contribue pleinement à la societé de consommation (téléphone, vêtements de luxe, voiture,… ).
Le secteur touristique aussi est en plein essor avec la construction de plus en plus d’établissement luxueux faisant augmenter les prix de façon exponentiels ces dernières années. Le gouvernement a choisi de suivre ses confrères Kenyan et Tanzanien avec la fameuse « white taxe » et tous ce qui l’entoure (pourboire trop généreux, contact humain sans rapport à l’argent perdu, négociation farouche des prix).
Le gouvernement gère très bien ses conflits internes et externes (notamment avec la Somalie, Erythree et l’Egypte au sujet de la construction du barrage sur le Nil) afin de maintenir une bonne image et de conserver une bonne économie.
 
Enfants : C’est surtout ce que je retiendrai de l’Afrique. Insouciants, charmeurs, intrigués, se promenant cul nul (pour les bambins), parfois insistants, nés avec le mot « money » à la bouche,… . Il ne vous laissent pas indifférents. Ne soyez pas choqué de les voir  travailler dans la rue ou dans certains restaurants de campagne. Dans les campagnes, dès l’âge de cinq ans, ils aident les parents dans les tâches quotidiennes (recherche de l’eau, gestion du bétail, cuisine).
Je ne pouvais pas finir cet article sans citer la beauté radieuse des éthiopiennes. Menus avec des formes généreuses et un visage aux traits fins avec ce savoureux mélange afro-moyent orient. Un régale pour les yeux.
Bilan général : L’Afrique n’aura pas été de tout repos et ne m’aura pas ménagé nerveusement. J’en ressors
usé, plein de piqûres de puces et le ventre en vrac, mais surtout changé, encore plus fort et des idées pleins la tête. Et oui mes rencontres, mon sens aiguisé de l’observation, la solitude et les longues heures de réflections m’auront encore appris énormément de choses.
PS : pour mieux comprendre l’Afrique, je vous invite a lire le hors serie de Jeune Afrique intitulé L’Afrique en 2014

4 années ago 0 Comments Short URL

Commentaires et conseils concernant les lieux tourisques Ethiopiens

L’Ethiopie… . On est très loin des clichés que l’on connaît. J’étais loin d’imaginer toutes ces richesses de paysages, culturelles et historiques. Voici ce que j’ai pu découvrir.
Harar (architecture et histoire) : A l’Est de l’Ethiopie et pas trop loin de Djibouti et de la Somalie, vous devez absolument passer par cette ville. Un jour aller et un jour retour depuis la capitale. Vous pourrez, en plus de nourrir les hyènes (assez impressionnant), visitez la maison de Rimbaud, vous perdre dans les petites ruelles pavées et colorées (classées a l’Unesco).  (4/5) si vous avez le temps

Mekele (architecture, histoire et paysage) : Non loin de la frontière avec Erythrée, cette ville sera un point de passage primordial pour différents sites spectaculaires environnants comme la dépression de Danakil et les églises rupestres de Tigre. (5/5) A ne pas manquer !!

volcan erta ale

Concernant la dépression de Danakil je vous conseille la sortie de trois ou quatre jours (un peu moins speed avec un lac en plus). Comptez quatre cent et quatre cent cinquante dollars (pour la formule quatre jours). Il ne vous manquera plus que l’apesanteur pour vous croire réellement sur une autre planète. Dans ce désert de lave, de maquis, d’oasis, de dune, de sable gris puis couleur terre ; vous irez à la decouverte :

– du volcan actif Erta ale (de jour et de nuit pour des clichés exceptionnels), de la planète mars ou plutôt Dallol avec sa palette de couleurs hors du commun
– des montagnes de sel,
– du salar ou vous aurez la chance de rencontrer des travailleurs de l’extrême (sous cinquante degrès sans ombre et avec un sol blanc donnant lieu à une réverbération maximum) avec leurs caravanes composées d’âne et de dromadaire.
– le lac Afrera et le fameux village nomade d’Hamadella où vous dormirez à la belle étoile à côté des maisons ou plutôt abris… .Concernant les églises j’y reviendrai plus tard.
Axum (architecture et histoire) : un passe historique tumultueux. Vous pourrez visiter les fameuses steles, les anciens palais ou les églises. Le paysage entre Mekelle et Axum vaut vraiement le coup d’oeil alors essayez de garder les yeux ouverts durant le trajet. (2/5) pour les férus d’histoire. Gondar (paysage, architecture et histoire) : Outre son château (je trouve les huit euros un peu excéssif) et ses églises, cette ville et le point de passage pour les randonneurs souhaitant decouvrir le grand canyon éthiopien. Méfiez vous de l’altitude (entre trois milles et quatre milles metres) et du froid. Pris par le temps je n’ai pas eu le temps de m’y rendre mais les prix sont corrects et le paysage à couper le souffle (parait-il). Je recommande les Simiens mountains d’autant plus que vous croiserez de vraiment très pres les babouins.

Bahir dar (paysage et histoire) : cité balnéaire située au bord du lac Tana, vous pourrez y voir les premiers bateaux au monde : ceux construits en papyrus. Cela vous fait penser au Nil ? Rien de plus normal puisque le Nil bleu y prend sa source. A une trentaine de kilomètres, se trouve les chutes éponyme de cette rivière. Plus beaucoup d’intérêt de s’y rendre puisqu’elles ont perdus plus de la moitié de leur taille à la suite de la construction d’un barrage. Il y a aussi les fameuses croisières pour se rendre aux differents monastères. (3/5).

Tinkwa (papyrus boat)

Revenons à nos églises… . Trois possibilités s’offrent a vous.

Bahir dar par le biais des croisières qui vous permettront de rejoindre les différentes îles. Le moins onéreux surtout si vous êtes en groupe. Attention certaines sont interdites aux femmes.

Lalibella : je ne vous en ai pas encore parlé mais c’est  » Le  » lieux à ne pas manquer paraît-il. Pour cinquante usdollar la journée vous aurez accès à une douzaine d’église. Là bas c’est un peu comme la côte d’azur : les prix de logement et de restauration sont plus cher qu’ailleurs. Donc pas pour moi, d’autant plus que je n’avais pas le temps d’y passer.

Retour dans le passe biblique. En haut a gauche, un exemple de fresque

Mekele (gheralta) : Mon coup de coeur !! Soyons franc l’accessibilité tient de l’escalade par certains moment (d’autant plus que vous finissez pieds nu). Mais une fois la paroi verticale franchie, c’est un régal pour vos yeux. D’abord il y le paysage digne de monument valley aux Etats-unis et ensuite vous serez surpris de trouver une eglise taille dans la roche à cet endroit là. Je vous conseille Abuna yemata car les fresques intérieures y sont magnifiques. Les prix ont augmentés très fortement ces deux dernières années (passant de deux euros a six par eglises). Mais avec un énorme coup de gueule (comme j’ai pris l’habitude de faire en Afrique) on a réussi à se faire rembourser vingts euros chacun.

Desormais cap sur la capitale et ses concerts de Jazz Ethiopien avec les Azmari (troubadour locaux) afin de pratiquer l’eskeska (danse des épaules et du coup) sur le son entetant du massinko (violon local).

4 années ago 0 Comments Short URL

Fuir pour retrouver goût au voyage

Quand ça va mal, que tu ne te sens plus bien dans un pays, tu as la chance de pouvoir te rendre dans un autre. Je décide donc de rejoindre la capitale de l’Ethiopie en bus depuis Nairobi (celle du Kenya). J’étais loin d’imaginer toutes ces aventures qui me sont arrivées.
Tout allé bon train en reliant Méru où je repasse en hémisphere nord. J’achète un billet pour la ville frontalière de Moyale avec un voyage de nuit afin d’eviter la fournaise nocturne pouvant atteindre une cinquantaine de degrès. En entrant dans le bus, je déchante. On est loin du confort des bus en Amérique du sud. Les sièges ne sont d’ailleurs pas inclinable et il y a des renforts métalliques au dessus (intriguant). Au bout d’une heure de route j’aurai ma réponse. Je m’apprête à vivre le pire trajet de ma vie. Moi qui croyait avoir tout vu en ayant parcourus des milliers de kilomètres sur des routes à la limite du praticable ou en ayant voyagé sur le toit d’un camion… .

Je suis pourtant sur une des principales route d’afrique puisqu’elle relie le Cap (Afrique du sud) au Caire (Egypte). Et pourtant la route est dans un état lamentable. Pour faire simple, imaginez que vous fassiez le train de la mine durant huit heures d’affilé de vingts heures à six heures. Voilà pourquoi il y a des renforts métallique au dessus des sièges. Je passerai tout mon temps cramponné dessus à faire des bons de trente centimètres à chaque bosse ou trou. Tel un pantin désarticulé nous déambulons de droite à gauche. Impossible donc de dormir et aucune utilité d’installer des sièges inclinables. En cours de trajet, j’ai même du promulguer les premiers soins à un enfant d’une dizaine d’année suite à un choc à la tête. Vilaine entaille d’un demi douzaine centimètres avec un oeuf en guise de bosse.

Au bout de vingt quatre heures, avec un mal de dos, je ne rêve que d’un lit bon lit pour y faire dodo. Mais il me faut avant cela attendre deux heures que les douaniers Kenyan daignent se mettre en route. Puis en Ethiopie rebelotte. Il est 10 heures du matin, je peux enfin dormir.

On le sait, les frontières sont des lieux de transits et de trafic important. Tous les bus étant complet, je n’ai pas eu d’autre choix que de monter dans celui qui me fera découvrir la vie des petits trafiquants. Premier arrêt à quinze kilometres de la frontière. On y reste une heure le temps que tous les bus soient vérifiés. Puis on s’arrête en pleine cambrousse. On y sort des sachets plastiques (planque dans une trappe) que l’on cache derrière des bosquets. Les mecs changent de vêtements et deux d’entre eux resteront au lieu d’arrêt. Puis on repart pour dix kilomètres où (avant de s’arrêter) on me distribue une thermos à café (chacun en aura une) en me murmurant : « please help us ». Les policiers montent, fouillent et nous laissent repartir. Dix kilomètres plus loin on s’arrête à nouveau. Ils se rechangent et on fait demi tour en attendant que les autres bus repartent. Trente minutes plus tard on repars suite à un coup de fil. Il ne me faudra pas longtemps pour deviner que la voie est libre pour aller récupérer notre marchandise interdite. Des thermos, des pieces automobiles et des vêtements. Voilà pourquoi ici on prend beaucoup de risque en allant jusqu’à faire son businness avec un étranger à l’interieur du bus. On est loin des gros trafics (humains, cigarettes ou encore drogue, …) mais pour ces gens j’imagine que le jeux en vaut la chandelle. 

Je ferai une dernière halte a Awassa, sur conseil d’une Koéenne rencontré à Nairobi. Je l’en remercie. Chouette ville bordée d’un lac et d’une colline, qui offre une vue imprenable, où j’ai passé deux jours hors normes. Le premier je me fais embarqué dans une camionnette afin de me rendre à un banquet de mariage. Je me retrouve à danser, chanter au milieu de centaines d’africain(es) survoltés et excités à l’idée de voir un blanc vêtu d’un short, d’un t-shirt microfibre, de son chapeau, avec sa grosse barbe, déambuler ainsi. Le lendemain je louerai un vélo (la meilleure facon de rencontrer les locaux) et partirai en pleine campagne avec deux ethiopiens rencontrer la veille. Je me retrouverai encerclé par une douzaine d’enfants lors de la photographie d’une maison typique de la région mais surtout dévisagé par des centaines de paires d’yeux lorsque je prendrai mon bain dans les sources chaudes aux alentours, dans un dédales d’hommes et femmes nus se nettoyant les un les autres. Un grand moment de solitude… .
Ce grand bazar, ces rencontres inattendus, ces moments imprévus, c’est tout ce dont j’avais besoin. Me voilà retapé et depaysagé.
L’heure est désormais au voyage en couple. Une grande première, une découverte, une autre sorte d’aventure et facon de voyager.

4 années ago 0 Comments Short URL

African syndrom

Me voici proche des portes de l’Ethiopie. Pour ce bilan j’ai choisi de regrouper Kenya et Tanzanie.

Ici contrairement à ce que j’ai pu voir à Madagascar, il y a énormément de disparitées sociales.
On retrouve toujours nos fameuses maisons en pisé, des tas de détritus qui errents dans les rues. Mais ce qui frappe (surtout en arrivant dans la capitale) c’est les grattes ciel et les villages « prisons ». Enfermés par des murs et barbelets, ceux-ci sont surveillés jour et nuit par des gardiens à l’entrée unique. On y trouve de jolies maisons avec jardin privatif et une grosse voiture devant notre pare terre fleuri et pelouse bien tondu par notre jardinier.
On y trouve aussi les universités « prisons » avec toujours notre service de sécurite omniprésent, nos belles voitures et les infrastructures digne des Etats unis (un vrai campus) avec portiques anti-armes, terrains de sport et bus jaunes. Mais on reste très anglosaxon puisque l’on roule à gauche et l’anglais est la deuxieme langue officielle (concernant le Kenya seulement) après le Swahili. On retrouve aussi un camp d’entraînement militaire anglais. Petites info : pour trouver de l’alcool en terre musulmane, il y a les hôtels touristique et les bars des militaires.
Au cours d’une discussion sur la malbouffe, un francais (rencontré à Mada) m’avait parlé de Nairobi. Effectivement, la recrudescence des personnes en surpoids y est très significative. Les désastres observés dans nos chers pays industrialisés frappent donc désormais Nairobi. Sans parler du téléphone portable devenu le meilleur ami de son détenteur et des gossip. Il faut savoir qu’ici tout se sait et que l’on téléphone directement à son ami pour donner les infos du jour. Sans parler lorsqu’un blanc débarque. C’est pas pour rien que d’un seul coup tout le monde débarque. Hey my friend !!
A part, cela ben ça reste l’Afrique que l’on connait. Le bus bondés, une grande pauvreté et un accès à l’eau difficile. Enfin la dessus de gros effort sont entrepris. Je bois souvent l’eau des robinet ou des puits. De nombreuses entreprises forent sans cesse ou installent des stations de pompage au bord des rivières (comme a Ngurumani au Kenya) afin de fournir de l’eau potable ou d’irriguer les champs. J’ai eu la chance d’observer certains chantiers sur l’ile de Pemba (Tanzanie) grâce a Xavier (project manager) et Lo (patron de la firme Chinoise). Un grand merci à Xavier qui m’a offert l’hospitalité et m’a donné beaucoup d’informations technique concernant la gestion de l’eau en Afrique.
Les gros projets ne se font pas sans aide internationale. La dessus le Gouvernement Kenya et Tanzanie a plutôt bien joué le coup en creant la « taxe touriste » (selon mes propres dires). Celle-ci consiste a faire venir un maximum de touristes et a imposer des prix très elevés qui serviront à construire des routes flambants neuves, à renflouer les poches du gouvernement et surtout à briser tous les espoirs des routards à la recherche de prix bas. Il est dur pour moi de concevoir de payer plus cher qu’en France des emplacements de camping (jusqu’a 30 dollars la nuit), des logements, des pourboires, des entrées dans les parcs nationaux. Je suis en Afrique où une énorme quantité de la population gagne moins de trois dollars par jour !!! Mais le pire dans tout cela c’est le tourisme de luxe avec des nuits pouvant grimper jusqu’a 1200 dollars. Certes tu dors sur la crête du cratère, ou sous l’eau avec vu sur la faune sous marine mais quand même.
Les massaï sont à la base des eleveurs et sont devenus aujourd’hui de vrai businnessman. L’argent est reversé pour le développement du pays et la sauvegarde de la faune et flore. Enfin tout cela c’est sur le papier. De nombreux employés sont exploités et la moitié de l’argent collecté est corrompu. Mais les choses changent puisque les problèmes d’insécurité et les prix trop élevés font baisser la fréquentation touristique.
Les personnes travaillant dans ces zones à fortes influence n’ont plus aucune valeur de l’argent et sont sans scrupules. On essayera sans cesse de renégocier ton contrat. Pour les mêmes prestations nous avons des prix allant du simple au triple. Et toi pauvre routard, quand tu arrives et que tu dis que c’est trop cher ou que tu ne veux pas payer ta tournée à des gens que tu ne connais pas et qui te le demande ouvertement sans gene ou encore qu’on te dit c’est tout alors que le pourboire est déja de dix pourcent de la somme totale : on te regarde de haut, tu tiens des discours surréaliste et tu passes surtout pour un radin sans coeur. Oui je suis blanc et j’ai de l’argent mais un budget à respecter. Je ne peux pas porter toute la misère du monde sur mes épaules.
Tous les jours, il faut gueuler pour obtenir quelque chose, eviter les arnaques ou encore pouvoir mettre un pied devant l’autre à la sortie du bus ou d’un parc. Les premiers jours c’est marrant mais au bout de quarante cinq jours ca devient lassant. J’ai des tas d’annecdotes et d’exemples mais trop long à énumérer. Je n’aime pas être pris pour un con et suis pour faire confiance aux gens mais ici les valeurs ne sont pas les mêmes.
Heureusement il existe quelques lieux préservé. Je peux citer l’exemple de l’ile de Pemba qui est complètement l’inverse de sa consoeur Zanzibar pourri par le tourisme de masse. La  communaute musulmane est très respectueuse, accueillante et ne pratique pas les prix « mzungu » (pour les blancs).
J’ai essayé de me rendre dans un lieu peu frequenté par les touristes (lac Magadi) mais là encore on essaye de te rouler et on te demande sans cesse de payer une bière ou donner tes chaussures, T-shirt, panneau solaire. On m’a meme emmené en excursion alors que la ville etait en pleine chasse à l’homme. Des milliers de militaires ainsi que des guerriers maissaïs étaient déployés ; à la recherche d’un criminel. La dessus aucune information de la part des médias et du site de la diplomatie francaise. Forcément quel est le con qui irait se promener là bas ? En attendant cette flèche empoissonnée pointé sur moi je m’en souviendrai. Tout comme les dix euros que j’ai du payer pour empêcher mon guide et peu être moi de se faire fouetter pour avoir désobeit aux ordres des autorités. Et croyez vous que j’ai eu un remerciement de la part de mon guide local ? Avec culot il ose encore me reclamer la somme initiale de la journée alors que j’ai failli me faire planter, kidnapper ou je ne sais quoi. Merci l’argent !!
Alors oui, je pousse mon coup de gueule. Pute d’afrique. Ce sont des gens malheureux certes mais il ne faut pas pousser le bouchon. Je sais aujourd’hui pourquoi l’Afrique est laissé pour compte, perdu et pourquoi de nombreuses ONG ou associations baissent les bras ou sont ecoeurés des tournures que prennent les choses. Gaspillage, mauvaise repartition, corruption, vol et taxe. Je comprend aussi désormais la façon de vivre de beaucoup d’africain résidant en France. Je généralise pas mal certes, mais j’ai les nerfs a vifs. Je suis parfois méchant, sans mépris avec certaines personnes ici mais il ne faut pas essayer de me rouler dans la farine. Finalement je ne suis ni plus ni moins comme eux quand je les observe. Les vérités sont dites. J’avais besoin de me « lâcher ». Certains ont le syndrome de l’inde, j’ai peut etre celui de l’Afrique ? Je suis pour un monde meilleur et pour la justice mais ce ne sera malheuresement pas en Afrique que ça se passera… . Trop de choses me révoltent dans ce monde et encore plus ici.
Oui mes photos sont belles comme vous êtes beaucoup à me dire mais la vie sur place est vraiment dur. Je me régale du point de vue paysages, faune et flore et je vais continuer à le faire mais pour le reste je vais encore devoir prendre sur moi. Ce qui me rassure c’est que je ne suis pas le seul voyageur à penser et à réagir comme cela.

Promis le prochain article sera plus joyeux !!

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Des grands parcs nationaux du Nord tanzanien à Zanzibar

Au lendemain de mon retour victorieux du Kilimanjaro, j’ai pris une journée de repos bien merité. Puis le surlendemain c’est le départ pour ma dernière étape de mon séjour organisé, avec au programme le safari.


Jour 1 : départ d’Arusha en direction du parc Tarangire où l’on y passera toute l’après midi. Si vous aimez les éléphants et le vrai paysage de savane avec ses acacias parasol et ses baobabs alors ce parc est fait pour vous. Vous y rencontrerez aussi des impalas, chacals, zèbres, babouins, mangoustes, phacochères et girafes. Méfiez vous des mouches tse tse encore présente. Leurs piqûres est vraiment douloureuse mais la maladie du sommeil est très rare. Après deux crevaisons nous (je partage cette aventure avec deux danoises fraichement rentrées du Kili elles aussi) arrivons a notre camping. 


Jour 2 : On récupère un couple de français (Gill et Bernard) voyageant en 4×4 aménagé. Apres trois ans sur les routes du continent Americain (sud et Nord), il est venu le temps de découvrir l’Afrique. Le parc Ngorongoro est vraiment splendide mais attention à ne pas y brûler toutes vos économies. Ici c’est guide obligatoire (même avec votre propre vehicule), 4×4 obligatoire, pas plus de six heures dans le cratère. Les règles sont strictes et les prix dissuasifs (d’où la venue de notre couple auquel on a imposé une taxe de 200 dollars parcequ’il voulait entrer avec leur vehicule). Si vous voulez dormir dans le parc : sachez que la nuit la moins chère coûte 30 dollars mais vous n’aurez le droit que d’y planter une tente sans aucunes commodités. La palme revient au crater lodge qui propose des nuits a 1600 dollars. Enfin bon je reviendrai plus tard sur les effets du tourisme de masse et de luxe en Afrique un peu plus tard.
Après avoir vu le second plus grand cratère du monde (10 km de diamètre – Galapagos), me voilà dans le premier. Dieu qu’il est impressionnant !! Depuis le promontoir on voit ce grand lac et on y devine quelques troupeaux caractérisé par des points noirs.
Une fois a l’intérieur on oublie tout mais vraiment tout : même d’y sortir son appareil photo. Ce paysage de plaine dénudé d’arbres et généreuse en hautes herbes ou broutent nombreux zebres, buffles et gnous. Où se cachent lions, hyènes, chacal. Dans les points d’eau et zones humides vous pourrez rencontrer des rhinoceros, elephants, flamands roses et hippopotamus. Côté oiseaux : autruches, aigles, ainsi que le plus gros oiseaux au monde sachant voler. Le monde animal avec ses prédateurs et activités de chasse, de jeux, de repos, de marquage de territoire. On cite cet endroit comme la huitieme merveille du monde. Je dit oui a cent pour cent. Quel spectacle époustoufflant !! S’il y a bien un parc à ne pas manquer : c’est celui là. A compléter avec le Serengueti (voisin et continuité) ou Tarangire afin d’y retrouver le vrai paysage de steppes africaine et d’y voir les éléphants de très près.


Jour 3 : Puisque mes deux danoises m’ont permisent de partager les frais, j’ai accepter de suivre leur planning et de me rendre dans une tribu. On te montre rapidement leur maison, on t’emmène chasser a l’arc, ou te montre les autres activités artisanales de la famille puis on te sort l’étalage de bracelet et autres souvenirs. Elles sont ravis et me demandent pourquoi j’ai l’air de m’ennuyer. Ben c’est juste que pour le même prix, j’ai eu la chance de vivre vingt quatre heures sur vingt quatre dans une tribu amazonnienne où j’ai chassé, cuisiné, dormi in situ, confectionné des objets, et surtout fait un debat philosophique avec le chef de tribu. Bref rien de comparable. Ellse le comprendront lors d’autres voyages. La fameuse lassitude et besoin de comparer du grand voyageur. Puis le retour (sans oublier de se rendre dans les boutiques souvenirs au passage) sur Arusha. 

 

Après avoir explosé le budget routard (kili 1700 + safari 780 dollars en 13 jours), je retrouve ma liberté. On a voulu me reserver mes billets de bus et bâteaux mais quand je vois la marge qu’ils me prennent… . Une journée de bus plus tard, me voilà à Dar es salaam. C’est de ce port que je me rendrai à Zanzibar avec pour capitale : la ville de Stone town. Fait de petites ruelles très étroites, où l’on ne circule qu’a pied, a moto, ou en velo ; le vieux centre est vraiment vetuste mais vaut le detour. Cette zone classee au patrimoine de l’UNESCO est un dedale de murs delabres et de porte d’entrees tres caracteristiques. Le passé a laisse de nombreux batiments et lieux caracteristique comme le fort arabe, le marché aux esclaves,
Le soir vous pourrez assister au coucher de soleil au parc   ou de nombreux jeunes se donnent en spectacle lors d’un concours de plongeon ; puis y manger des brochettes de fruits de mer chez un des nombreux stands installés. 

J’aurai pu rester sur cette ile aux épices, aux lagons turquoise a perte de vue mais l’harcèlement de la part des chauffeurs de taxi, pseudo guide, vendeurs de souvenirs devient insoutenable. Impossible de rester seul deux minutes.

Boutre traditionnelle

Je file donc sur l’ile voisine : Pemba. Après neufs heures de bâteau me voila revigoré. D’abord j’ai pu observer les dauphins mais surtout, l’atmosphère y est tout autre. On m’aide, me renseigne, me dit bonjour à tous va sans attendre autre chose qu’une simple réponse de ma part. Pemba étant assez petite par ses dimensions : 70 km de long pour 20 de large en moyenne ; je décide de louer un vélo. Merveilleuse idée pour aller se perdre dans les recoins reculés aboutissant sur des ruines ou de fabuleux lagons. Les enfants iront même jusqu’à courir derrière moi afin de me pousser. Dès que je m’arrête à une épicerie c’est un attroupement général. Je plante ma tente et une heure plus tard je l’enleverai car les pêcheurs m’invitent a passer la nuit avec eux. Ils dorment enroulés dans la voile de leur bâteau et au crépuscule, partent en mer. Je m’arrêterai dans une fabrique de caoutchouc, dans une usine fabriquant des huiles essentielles, dans une ferme aux épices, au bord de la route afin de jouer a un mélange de billard et jeux du palet. Je serai allé faire un tour en petit voilier local (les fameuses boutres ou dhow) dans des eaux d’une couleur incroyable. J’ai vu comment on pêche le poulpe et comment on cultive les epices (girofle, cardamone, gingembre,…). Je logerai chez Xavier qui suit un projet financé par les Chinois qui consiste a fournir de l’eau potable à de nombreux habitants de ce petit paradis. Enfin bon, vous l’aurai deviné, ici je revis et je ne m’ennui jamais. Cette île vaut vraiment le detour et pour ceux qui ont de l’argent : vous pourrez même dormir dans une chambre immergée dans le lagon et les récifs coraliens pour la maudique somme de 1200 dollar la nuit.

Clous de girofle

Je voulais quitter cette ile sur une boutre : voilier de pêcheur qui fait la liaison avec le mainland ; mais les authorités sont devenus retissantes suite a un accident ayant impliqué un blanc. Je prendrai donc l’avion tout aussi authentique puisqu’il s’agit d’un petit coucou de dix places.  

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6h20 – Uhuru peak – 5895m

1. l’aventure

9 Janvier : Arrivée à Nairobi Kenya 17h. Rencontre Sam qui gère la société Blue mountains et signe contrat pour ascencion Kili 20h. Une signature d’un gros contrat : sa s’arrose. 2h du mat je suis bourré, dodo.

10 Janvier : départ 7h pour Arusha (Tanzanie). Arrivée 13h. Revue en détail du matériel et location manteau, bâton, cagoule et pantalon pluie.

11 Janvier : 9h transfert direction Machame gate 1800 m altitude. Après trois heures d’attente => départ. Il est 15h. 18h30 arrivée a machame hut après dix kilomètres dans la forêt humide. 3000 m d’altitude.

 

12 Janvier : debout 6h30. Depart 8h30 pour shira cave à 6 km. Passage un peu plus technique dans un mélange de rocher et forêt de séneçon et autre petit arbustes. 3H30 plus tard nous sommes à 3850 m. Poulet frite. Ballade dans les alentours l’aprem. Soupe, pop corn, pancake et potée avec du riz. On ne meurt pas de faim. Au lit à 20h

13 Janvier : Réveillé par des problèmes d’estomac. Dehors tout est gelé. Vu sur le Kibo depuis ma tente au reveil. Jour de vérité. Depart pour lava tower à 4700 m. Paysage lunaire. 4h30 plus tard au bout de 10 km et 1200 m de dénivelé positif me voila rassuré. Aucun mal d’altitude. Je suis serain. Nous voila au refuge Barranco 3950m. Je suis arrivé le premier. Rythme soutenu mais bon.

Mardi 14 : une chose est sûre, il va falloir continuer avec la coulante. trois fois dans la nuit. Début en fanfare : paroi rocheuse où il faut escalader un peu. On détend l’atmosphere en chantant « say you say me ». Les autres groupes suivent, c’est fun. Ca monte et descend sans cesse. Etape épuisante. J’arrive à la limite de la crise d’hyppo. Prise de doliprane et sieste. Ouf ca va un peu mieux. Peur du mal d’altitude. Une civière descend : un néerlandais de 70 ans est mort. Ca glace le refuge. On est a 4700m au pied de l’ascencion finale. Courte nuit. Vent tempétueux et réveil a minuit.

Mercredi 15 : Tout est prêt on y va !! Trente minutes plus tard on remarque que l’on a  oublier le petit dej. Je n’ai que trois barres de céréales et trois gels énergétique. La veille j’ai peu mangé à cause de mon estomac. Trois pauses caca durant la montée. Un main gelée. Je dors debout. On était à deux doigts de s’endormir durant la pause. Les premières personnes souffrant de l’altitude descendent. Interminable montée dans les gravillons glissant. On fait du surplace. J’ai pris un gel, ca va un peu mieux. Dernier effort et arrivée à Stela point. Là c’est l’entrée dans le cratère avec vue sur les glaciers et le point culminant. Pente très douce. J’ai l’impression de voler. Le soleil se lève. J’arrive juste a temps !! Sa y est je prend la photo souvenir. Il est 6h20 je suis a 5895m sur le toit de l’Afrique a Uhuru peak. Nouveau defi accomplit. Je cours dans la descente tel un skieur lors de l’ouverture de la saison. Passé l’euphorie et le coup d’adrénaline : mon corps me rapelle que je n’ai toujours rien mangé après sept heures d’efforts. Je suis au bout du rouleau. 9h on mange enfin. 10h sieste. 11h30 on plit baggage. 15h nous voilaàau refuge Mweka a 3100m.

Jeudi 16 : Bizarre, j’ai dormi comme un bébé. On lève le camp a 7h. 11 heures : « M. nettoyer les chaussures, M. biere soda,M.  » de retour dans la réalite. 12h Moshi town : du bruit, des voitures, retour à la civilisation.
2. Les choses que vous ne savez peut être pas
Pour cette aventure (Machame road – 6 jours), il vous faudra passer par une agence où vous pourrez louer du materiel> Il y aura un guide, un cuisinier et deux porteurs par personne. Les prix vont de 1200 Usd au plus bas et montent jusqu’à plus de 4000 Usd. Tout dépendra de votre transport et confort. A cela il ne faudra pas oublier d’ajouter les TIPS  (pourboires).
Le Kilimanjaro est en fait un parc national constitué d’une forêt humide riche en faune et flore, ainsi que de paysages volcanique avec glacier. Il y a trois sommets : le shira, le Mawenzi et le Kibo avec pour point culminant l’Uhuru peak.
Il est aussi une marque de bière, d’eau ou encore le nom d’une compagnie de bus. Mais au pied de ce sommet se cultive du café, des bananes, du maïs et des plantes destinées a l’exportation en Hollande. Ben oui pourquoi les prix defient toutes concurrence selon vous ?
Moshi est la ville la plus proche pour partir faire l’ascencion, ce qui en fait une ville dortoir puisque Arusha est le lieu ou siègent toutes les agences de voyages pour l’ascencion et les safaris.
Bref le Kili est vital pour cette région mais ont-ils pensés au probleme de l’eau ? Il est vraiment important est va devenir crucial lorsque tous les glaciers auront foudus. Fini les cultures et les arrêts dans les rivières pour refaire le pleins des bidons. Enfin ça, c’est une autre histoire… .

 

4 années ago 0 Comments Short URL

Tonga soa sur la grande île

Madagascar ne m’a vraiment pas déçu et apporte tous ce que je voulais voir : même plus. Je m’y suis regalé et je conseille fortement de s’y rendre.
Je n’aurai parcouru qu’une infime partie de cette île grande comme la France et le Bénélux réuni mais elle m’aura charméé. L’avantage de cette période est que tu peux négocier facilement les prix vu que c’est la basse saison. Le désavantage c’est la saison des pluies qui te limite à mon parcours (la RN7 qui est goudronnéé). Autre option c’est louer une moto : ce qu’a fait Aaron (une belle rencontre). Sans cela bon courage.

Une des principales routes goudronne laisse a l’abandon

Les routes (enfin surtout les pistes) font donc le charme de ce pays. Optez donc pour la moto ou une voiture de location car les transports en commun c’est bien quand tu es jeune (et encore).

Les parcs nationaux : impossible de s’y rendre sans guide. Essayez de constituer un groupe afin de partager les frais. J’aurai eu l’occasion de visiter le parc Ramanofana (le top si tu aimes les ballades en forêts, nocturnes et donc pour y voir des lémuriens, caméleons, serpents, geckos). Isalo est splendide car c’est un mélange de canyons, oasis et piscines naturelles. Anja : promenade sympathique en montagne (faune et flore riche). Rianala, situé a Ifaty, vous pourrez observer les baobabs et cactées. Il relève le niveau du parc aquatique du lagon qui, certe, possède de beaux poisons mais ne comptez pas voir de beaux coraux.

Parc national de l’Isalo

 

Sécurite et corruption : se méfier la nuit des policiers qui vous racket si vous n’avez pas votre passeport et des personnes un peu ivre. C’est d’ailleur un fléau : le pays tourne au ralenti les lendemains des jours de fête. Quand à la corruption : elle est partout. Au bord des routes, dans les études (paye ton diplôme), dans les entreprises gérées par les vazaha (les blancs),…. . Mada souffre de cette mauvaise image (insécurité) que vehicule les medias. Les touristes ont peur de venir et cela pénalise grandement ce formidable pays où tu peux loger dans de ravissants endroits pour peu cher.

 

Le fameux maki catta

Faune, flore et environnement : une multitude d’espèces endémiques (faune et flore réuni) de palmiers, baobabs, lémuriens, insectes. Mada est un véritable écosysteme. La gestion de l’environnement mérite une gestion plus stricte. La déforestation est omnispresente et donc l’érosion aussi. Il faut du bois pour se chauffer et plus d’espace pour les cultures qui nourrissent la population certes mais que fera-t-on lorsque l’érosion aura atteint son point de non retour ? Et que dire de la gestion des dechets… .
Point positif c’est que l’on utilise des materieux locaux pour la construction et que l’on réutilise tout. Rien ne se perd ! L’agriculture y est encore bio Presque partout.

 

Rhum, Riz, Zebu : Ici c’est sacré. Avec une bouteille de rhum tu peux résoudre de gros problème (c’est un gage d’acceptation mais de corruption aussi, dans certains cas). Le riz est le passé culturel asiatique. Il est de tres bonne qualité donc on l’exporte et on y importe un riz de qualité moindre (forcément !!). J’ai eu la chance de participer au repiquage. Ils mangent du riz à toutes les sauces et avec beaucoup de zébu (qui remplace la vache). Cet animal peut servir d’offrande, de moyen de transport mais il est surtout utilisé dans le travail en rizière. On denombre de plus en plus de vol. Certains parcourent quatre vingt kilomètres durant la nuit. C’est un animal très facile manier. J’ai pu participer à une transhumance.

 

Politique : No comment ! Quand ton président s’en met plein les poches durant trente ans et toi, citoyen tu trimes plus que tous : je comprend pourquoi ce peuple attend avec impatience du changement et pourquoi les aides internationales ont été annulées. Malheureusement ce n’est pas le seul probleme .

 

Tourisme sexuel : tu ne peux pas sortir seul sans être assailli de toutes part. C’est la seule raison de vivre des filles de la côte : trouver un vazaha qui te paye tous et rester avec lui le temps d’une soirée, voyage ou plus. Heureusement, il n’existe que très peu de réseau de proxénétisme. Mais il y a trop de quarantenaire ou cinquantenaire avec des jeunes filles ou garcon.

 

Pauvreté : bonjour vazaha, donne moi les bonbons, donne moi l’argent. Les enfants qui travaillent dès cinq ans, les gens presque tous pied nus. La cohue dès que tu donnes un peu à manger à quelqu’un. Enfin bref un grand classique dans un pays délaissé.

Une très grande variété de caméléons

 

L’avenir de ce pays fait peur. “on arrivera jamais à se relever” “ce pays va devenir comme Tahiti : on construit et dans la foulée, l’état, la corruption ou le cyclone balaye tout” “Si on a plus d’aide internationale…” Voilà ce j’ai pu entendre durant mon séjour. Parole d’habitants ou de résident. Sans compter un environnement qui se dégrade, tout comme les infrastructures ainsi qu’une baisse de la fréquentation des touristes. Bref sa sent le chaos mais heureusement qu’il y a encore des ONG et personnes très courageuses qui donnent de leur temps pour que Mada survive. Bravo à vous !!

Baobab

4 années ago 0 Comments Short URL

Patience !!

A Madagascar c’est le maitre mot lorsque tu dois te déplacer. Le gros point noir !


Tout d’abord, il y a le train enfin le seul qui est encore en état de fonctionner (la gestion des installations n’ayant pas était faite : la ligne Tana-Antsirabé est fermée). Cette ligne relie Manaka (cote est) à Fionaratsoa (haut plateaux). Elle a été crée entre 1926 et 1936 (par les français et chinois) afin d’exporter les produits malgaches vers l’Europe.
C’est une ligne mythique : en voici les raisons.
Après un départ matinal, vous partirez depuis les bords de l’océan indien et traverserez des paysages ponctués de palmiers, arbre du voyageur, bananiers, rizières, forêts et même plantation de thé. Ce train rustique aux quatre wagons (deux secondes classes, un en première, un de marchandise)  vous transportera sur un tronçon de cent soixante trois kilomètres environs avec un dénivelé de 1100m, aux travers soixante sept ponts et quarante huit tunnels. Les dix sept gares seront l’occasion de faire votre marché. En effet chacune a sa spécificité : balais, bananes, ananas, mangues, écrevisses, viande de zébu, lait, coq, maïs,… . C’est une économie locale à lui seul.

Participez-y d’autant plus qu’une fois embarqué, vous n’êtes pas sure d’arriver à bon port ou super tard. En effet, ce train souffre vraiment du manque d’entretien et que dire lorsque les pluies font glisser le terrain ou empêche le train de gravir la montagne… .
Bref une très belle expérience ou il faut être patient. J’ai mis dix sept heures au lieu des dix normales.

Pour parcourir cette fabuleuse RN7, aussi magique que la notre avant que les autoroutes soient crées, je  dois avoir recours  aux fameux taxis brousses.


Autant être clair si tu mesures plus d’un mètre quatre vingt et/ou que ta corpulence est assez forte : ce mode de transport est à proscrire. Vous voyez les poulaillers ? Et ben là c’est pareil ! Le principe est d’entasser un maximum de personnes. Quatre voir cinq personnes sur une rangée prévue pour trois personnes. Et je ne vous parle pas des bagages… . Entre les vélos, valises, poules, sacs de pailles entassés : c’est un véhicule touchant le sol qui s’élance (après deux heures d’attente soit : lorsque c’est plein) pour des trajets de parfois plus de dix heures. La police ferme un peu les yeux avec un petit billet. Mais s’il n’y avait que cela !
Tout d’abord méfiez-vous des rabatteurs qui peuvent être agressif et vous tirez par le bras jusqu’à vous faire tomber. Demandez ou rendez-vous dans un bureau de vente. Vérifiez bien le prix et ne cédez pas aux surtaxes du genre (gros bagage, ou « pas de surbooking avec nous, place pour vos jambes »). Ne réservez jamais à l’avance, ne payez jamais par avance. Demandez toujours « LE » billet de l’agence (pas un simple bon) avec une signature et le tampon. Ne vous laissez pas intimider. Ces personnes sont sans scrupules, n’hésitent pas à s’arrêter en cours de route afin de recharger des affaires ou des personnes. Il arrive parfois que vous voyager sur un bout de planche faisant office de siège. J’essaye de rester calme et poli mais vu comment on me répond et on m’arnaque je suis obligé d’élever la voix et de devenir méchant. C’est dire (ceux qui me connaisse pourront le confirmer : il faut vraiment me prendre pour un con pour que j’en arrive là).

Le positif dans tous cela c’est qu’il n’y a pas de jaloux : tous le monde loge à la même enseigne. Les prises de becs sont nombreuses. Les casses ou pannes fréquentes : étonnant ?
Un gérant d’hôtel est conscient de cette désorganisation la plus totale et souhaite surveiller un peu plus ou faire évoluer les choses dans le bon sens afin de satisfaire mieux les touristes.
Allez patience Pierre, il paraît que c’est comme cela partout en Afrique ! Le voyage forge le caractère. Au pire il reste la solution d’acheter deux places !

4 années ago 0 Comments Short URL

Tu veux mourir ?

 Je vous avez annoncé un voyage humanitaire en Bolivie : ce sera pour l’année prochaine (faute de délais).
Du coup il m’a fallu retrouver un voyage intéressant pour cet hiver. Mon choix s’est donc orienté sur l’Afrique de l’Est.
J’ai déjà entendu ou vais entendre : « mais tu es fou »  « tu veux mourir » « c’est dangereux » « … »
J’avais déjà eu des remarques de ce genre lorsque je suis parti en Amérique du sud et plus particulièrement au Brésil et Colombie. A écouter les médias et le site du gouvernement : il était fortement déconseillé d’y aller. Pourtant j’y suis revenu sans aucun problème en ayant même franchi une frontière « soit disant » dangereuse.
Je pars du principe que lorsque les ressortissants étrangers ne sont pas évacués : on peut se rendre dans le pays. Il faut bien sur rester très vigilant et proche des lieux touristiques. Pour sortir des sentiers battus : il faut rencontrer et tomber sur des locaux de confiance.
A l’étranger : on déconseille de se rendre sur Marseille (à cause de la vague médiatique actuelle) ou sur Paris à cause des pick pocket et de sa « dangereuse » banlieue. On stigmatise une ville, une région, un pays alors que cinq cent mètres plus loin vous êtes en parfaite quiétude.

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Il n’y a pas seulement les Européens qui sont pris en otage… .

Les pays où je vais me rendre sont, je le conçois, moins sure que la France ou certains pays d’Amérique du sud avec notamment des enlèvements ou en guerre. Mais ces pays sont vastes et je ne vais pas risquer le diable en allant errer dans les régions instables. Je vais me fier aux locaux et aux renseignements des ambassades avant de me rendre dans un nouveau pays. Les choses évoluent vite et il faudra bien évidemment rester à l’écoute et être vigilent.

Toutefois, hors lieu touristique, les locaux ne sont pas forcément habitués (cela dépend le niveau de richesse du pays) à voir des voyageurs en sac à dos donc sont très heureux de pouvoir leur rendre service. La seule chose intéressante chez moi : c’est l’argent. Souvent il va falloir tout monnayer et faire attention aux vols et à la corruption. Concernant les enlèvements : qui voudrait d’un mec barbus à moitié crasseux qui à l’habitude de côtoyer des conditions de vie rudimentaires ? De plus je ne vaux pas grande fortune à leurs yeux.


Merci quand même de s’inquiéter pour moi mais je vais vous indiquer pourquoi j’ai opté pour l’Afrique puisque personne ne me l’a demandé :

On m’a dit beaucoup de bien de Madagascar donc je veux voir ça de mes propres yeux.

          Je n’aime pas aller au zoo voir les animaux enfermés donc j’ai opté pour un safari au Kenya.

          Parceque d’ici 2020 à 2030 il n’y aura plus de neige sur le Kilimandjaro j’ai choisi de me rendre en Tanzanie et de le gravir. Après le toit de l’Europe => objectif toit de l’Afrique. Cela fera partie de mon principal défi physique. Vu que je souffre du mal de l’altitude et comment j’en ai ch*** pour le Mont Blanc : il va être dur à relever.

          Peu de tour du mondiste et de voyageur se rendent en Afrique et encore moins en Ethiopie. Ce sera donc avec grand plaisir que je vous le ferai connaître.

          Parcequ’il me faut une photo de ma pose devant les pyramides et sphynx, je me rendrai en Egypte (suivant les événements politiques).

             Parceque j’ai peu de photo sous marine avec la gopro, j’ai décidé de me rendre à Aquaba : un des plus beaux sites de plongée de la mer rouge. Et comme c’est en Jordanie ben j’en profiterai pour me rendre sur la mer morte et à Petra (une des sept merveilles du monde). 

PanoAfrique

source internet


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