Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

One World

Amis lecteurs bonsoir,

Comme on dit l’aventure continue, elle ne s’arrête jamais. Après un cours repos, bien mérité : me voilà repartit à l’attaque de nouveaux projets et défis. Tout d’abord sportif : je prépare en effet le triathlon d’Obernai qui se déroulera le 1er juin.
Ensuite, j’ai prévu d’aller rendre visite à un couple d’ami, et par la même occasion de découvrir la Bretagne lors du pont du 15 Août.

Mais venons-en aux choses sérieuses : mon prochain voyage. Je vous avez fait part de mon intention d’acheter une motoneige et de traverser le Canada, l’Alaska et la Sibérie. The Mob’Illinek tour. Ce projet est logistiquement très long à mettre en place et nécessite une longue préparation. En attendant j’ai de quoi m’occuper puisque les idées fusent.

1. Partir du Caire, rejoindre Israël, la Jordanie et la Turquie puis retourner en Europe mais tout cela en autostop.
2. Vivre l’expérience Transsibérien
3. Visiter Madagascar, grimper le Kilimandjaro et finir par un safari.

Mais finalement « mon » Amérique du sud me manque et me rappelle pour une aventure hors du commun. Cette fois je voyagerai accompagné et en convoi de camionnettes. Mon pote Stan m’avait parlé de son souhait de partir faire de l’humanitaire en Afrique : « j’ai envie que tu m’accompagnes en Afrique afin de livrer un camion pompier ». Je réponds évidemment oui pourquoi pas. Mais j’avais déjà la tête tournée vers ma traversée cycliste de kiwiland.
A mon retour les données ont changés. Je fais officiellement parti de l’association One World, en tant que trésorier, qui s’en ira livrer des camions poubelles en Bolivie.

1. Ok
2. Oula, j’ai loupé un épisode : il faut que l’on m’explique
3. Reprise du travail, de la petite vie bien rangée,… .
4. Tout va si vite, n’ai-je pas eu les yeux plus gros que le ventre avec mon appétit sans fin et ma soif de nouveaux défis ?
5. J’y suis, je n’ai plus le choix, faire marche arrière est inconcevable ; alors on met le bleu de chauffe et c’est parti.

Vis ma vie associative à laquelle s’ajoute ma destinée professionnelle, celle du sport et la gestion des amis et famille. Je suis sur tous les fronts mais j’aime ça.
Quel bonheur de retourner en Bolivie : contrée aux paysages époustouflants où j’ai vécu une de mes plus belles aventures personnelle et où j’ai été confronté à pleins de leçon de vie. C’est sans doute ce pays qui m’a fait grandir dans ma tête et a changé radicalement ma façon de penser et d’agir.

Pour mieux comprendre ce que j’ai pu vivre :

http://pierreenvadrouille.tumblr.com/tagged/bolivie

Comment remercier ce peuple et ce pays (une partie du moins) ? En participant à l’aventure One World 2013.

http://one-world.asso.fr/index.php/fr/actions/bolivie/le-projet

N’hésitez pas à partager l’information car on a besoin de dons et de faire connaître notre projet.

Retrouvez ici l’interview (filmée) du 19 avril 2013 dans l’emission alllo la planète diffusée sur le mouv’ :

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Dernier article du périple en Amérique du sud

Voilà maintenant deux semaines que je suis rentré. Revoir les amis, la famille, les collègues de travail, retrouver des habits propres et adéquats, reprendre son travail  ont rythmé ma rentrée. La reprise est parfois difficile car l’école de la vie t’apprend beaucoup sur toi-même et change tes idées sur la perception du monde et de la vie. Cependant je dois retrouver mes marques dans le monde et la société où je vis sans oublier que certains rêveraient d’être à ma place mais ne pourront jamais réaliser ce rêve.

Pour ce dernier article concernant mon long périple, je souhaite vous parler des « journées off », du pourquoi on rentre épuisé d’un tel voyage avant de dresser un dernier bilan.

Qu’appelle-t-on journées off ?

On peut les définir comme des journées de transit, de transfert ou de repos. Elles font du bien à l’organisme et permettent de faire pleins de rencontre (voyageurs, comme locaux).
Parfois tu arrives dans une ville en milieux de matinée ou en pleine aprèm. Du coup, aucune activité ou sortie de prévu. Tu n’as plus qu’à prospecter dans les offices de tourismes ou te renseigner dans tes hostels pour trouver quoi faire. Autre cas, tu prends du temps pour mettre à jour ton blog ou tes photos, faire une sieste, prendre une bière avec les autres personnes de l’hostel ou dans la rue en espérant que des âmes charitables viennent te parler.

J’aime ces journées qui sortent de l’ordinaire où tu n’as aucune contrainte. C’est dans ce genre de journée que j’apprends beaucoup. On sort des lieux touristiques et essaye de s’insérer dans la vie locale.  Tu prends des bus où tu es le seul à avoir la peau rouge, tu marches dans des sentiers où sur des chemins où tu ne croises aucun backpacker et où tu attires la curiosité.

Une famille bolivienne

Bon j’avoue qu’étant hyperactif j’ai du mal à en faire mais en fin de voyage, d’avoir couru partout : je me sens fatigué puisque je m’endors pour un rien n’importe où et n’importe quand. Parfois on te demande : mais je ne comprends pas tu rentre de « vacances » et tu es fatigué ?

Alors pour faire taire les idées reçues, je répondrai que pour commencer ce n’est pas des vacances où l’on boit toute la journée en all inclusive, on fait la fête le soir et on dort tous le reste du temps. Non moi je voyage et mon corps en souffre.

          Parfois tu pars en trek plusieurs jours d’affilé où tu traverses une ville avec ton sac qui pèse plus de quinze kilos.

          Tu marches tellement que tu oublies de prendre soin de tes pieds et qu’au bout de quelques mois tu ne comptes plus les ampoules et les peaux mortes qui s’y sont développées.

          Tu tombes malade car en découvrant la nourriture locale ben ton estomac ne supporte pas. Ou encore tu passes par plusieurs climats différents en une semaine (montagnard, tropical, saison des pluies, vent, désert,…). Mais aussi des altitudes trop importantes (de 500m à plus de 4500m) ; et parfois tu y vis en un jour l’équivalent plus de deux semaines d’affilé.

          Tu n’as plus les conditions de vie à la française, tu bouges tout le temps (randonnée, visite des villes, trajet de bus, bateau, avion)

Pour faire simple, voici mon voyage en chiffre :

Plus de 15000 km en 3 mois et demi, plus de 400 heures de bus, bateaux et autres moyens de transports terrestre. J’aurai changé d’hostel tous les deux ou trois jours en moyenne ce qui signifie que j’ai dormi dans une quarantaine de lits, sièges de bus, sofa, hamac,…, différents.

Mon pire lit du voyage : sol ondulé et peau de mouton en guise de matelas. Bolivie

Et maintenant le choses les plus folles que j’ai pu faire ainsi que deux trois anecdotes :

Dormir sur un lit de paille pendant deux semaines, avoir fait trois jours et trois nuits de bus d’affilé, ne pas avoir changé de pantalon durant deux semaines,  quatre jours sans avoir pris de douche, six jours avec le même caleçon, deux nuits dans un hamac, se doucher sous la pluie ou encore avec un robinet, faire un lever de soleil avec une fille dans chaque bras, payer deux nuits d’hostel le même jour (???), faire du parapente, manger du hamster, trois semaines d’affilé de mal d’altitude et de turista, nager avec des tortues géantes et des lions de mer, se faire rejoindre par ses parents à l’autre bout du monde, marcher avec un pied en hémisphère nord et un autre en hémisphère sud, vivre durant trois jours dans une communauté indienne d’Amazonie, dormir dans un hôtel de sel, assister à une messe en espagnol, voir le Dakar, se déguiser en père noël et distribuer tous les cadeaux à mes collègues, rencontrer des gens formidables, traverser l’Amérique du sud avec un nain de jardin nommé Barnabé, manger/voir/dormir dans des lieux sublimes, revenir quasiment bilingue, et j’en oublie sûrement d’autres… .

En vert le précédent voyage et en rouge celui qui s’est achevé.

 

Mon rêve est désormais réalisé et maintenant je dois en assouvir d’autres. Cette passion du voyage et désormais devenu une drogue ; mais ne jamais oublier que la vie est une question de priorité.

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