Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

A comme Argentine

Argentina mi amor !

Pendant les voyages, il y a des pays qui te marquent plus que d’autres. Moi c’est l’Argentine. Voilà pourquoi.

Leur drapeau est à mon image. Bleu et blanc avec un soleil. Cela représente le ciel et les astres.

Le ciel : j’ai toujours était un grand rêveur, la tête dans les étoiles  dit-on.  J’ai toujours voulu aller décrocher la lune et je vis sur un petit nuage.

Le soleil est le symbole de puissance. Quand il est là il rayonne et donne la bonne humeur. Comme le sourire des filles de ce pays (sans doute les plus belles du monde). Le soleil est aussi signe de prospérité.

Ce drapeau a même son monument classé parc national. Il est situé à Rosario.

Les qualités de ce pays :

Commençons par la nourriture (ça tombe bien je suis glouton)

La viande de boeuf de ce pays est sans doute la meilleure du monde. Les animaux sont élevés avec passion. Faites un asado si vous ne me croyez pas !

Le vin : malheuresement je suis français donc il restera numéro deux.

Passons à présent à la nature (chose que j’adore aussi)

L’argentine, de part son étendue, éveille les sens par sa diversité de faune et de flore et par ses paysages à couper le souffle (Talampaya, steppes patagonienne, les andes)  et ses merveilles naturelles qui nous montrent toutes la puissance de dame nature (glacier périto moreno, chutes d’Iguazu).

La gentillesse des gens qui sont toujours là pour te rendre service, et avec le sourire. C’est un peuple très uni qui chante et danse tous le temps, quelque soit la situation.

Le mode de vie : profites de ta journée au maximum, on ne sait pas ce que te réserve demain. La buena onda. Cela me fais penser à un dicton chilien que m’a fait découvrir Ludo : « apaga la tele, viva tu vida » traduction faite : éteins la télé et vie ta vie.

Les argentins sont de plus très sportif.

J’y aurai aussi trouvé un frère, vu le concert de U2 et Muse, me serai retrouvé au bout du monde, fait mes premières vingt quatre heures de bus, aurai fait un lever de soleil en boite avec une fille dans chaque bras, … . Bref tellement de choses positives s’y sont dégagés pour moi que j’y suis tombé amoureux.

Dicton chilien de Valparaiso

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Le jour où je suis allé voir la première merveille naturelle du monde

Voilà la dernière étape de mon périple sud américain : les îles galapagos. On atterrit sur une petite île et on se croirai au milieu de nulle part. Un petit aéroport avec des bagages à récupérer à même le sol au milieu des gens qui se poussent pour récupérer leurs précieuses valises. Mon premier ressenti est de me croire dans le cinquante troisième état des Etats unis. Ici on paye en dollar (monnaie de l’équateur), tous le monde te parle en anglais dès qu’ils voient que t’es « un blanc », il y a pleins de ricains et tout est écrit en anglais. Même ici l’anglais a réussi à prendre la place de langue internationale.  Vous l’aurez bien compris ça m’emmerde de voir que nous français sommes obligés de se soumettre à apprendre leur langue et que eux ne font aucun effort pour en apprendre une autre.

C’est dit alors maintenant entrons dans le vif du sujet. Je ne voyais pas ces îles aussi grandes et les déplacements en bateau aussi long. Les routes sont en assez bon état sur l’île principale de Santa cruz mais plus en piste sur les autres îles. Nous mettrons deux heures de bâteau pour rejoindre l’île de Santa cruz à Isabela. Ici nous logerons dans le petit village de puerto Villamil. Ca me fait bizarre de retrouver le voyage organisé où tu as juste à suivre le guide. Bon malgré tout, les infos interagences tournent mal et il nous aura fallu revérifier le programme qui n’était pas celui convenu et poser pas mal de questions pour obtenir toutes les données.

Passons à la description sommaire de ces îles classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elles sont situées à environ 1000 km des côtes et constituent un archipel de quarante îles volcaniques. Tous les plus hauts sommets sont en fait des volcans encore actifs pour la plupart. La population totale est de 30.000 habitants mais seulement quatre îles sont habitées. Les habitants vivent du tourisme, de la pêche et de la culture. Sur ces îles, on peut retrouver beaucoup d’espèces endémiques. La faune et la flore en font la richesse. Les passionnés de géologie ne sont pas en reste non plus.

Au niveau de nos activités, nous n’avons pas chômés et nous sommes concentrés que sur l’île Isabela.

Visite du mur des larmes : ces murs encerclaient les habitations de prisonniers américains introduits sur l’île. Ils servaient  de remparts pour les gardes. Pourquoi mur des larmes ? Très simple : ce sont des esclaves privés de nourriture et d’eau qui ont construit ce mur en roche volcanique. Le plus faible ou désobéissant mourraient sur place et on les enterrés directement dans le mur. Larmes de souffrance.

Mirador del mango : rien d’exceptionnel mais bon s’était prévu dans le programme alors fallait y passer.

Centre des tortues : Il est utilisé pour repeupler la partie sud de l’île d’Isabela. Ce déficit est dû au fait que les premiers habitants mangeaient nos chères amies à carapace. Ici on s’occupe de nos ovipares de leur naissance jusqu’à leur quinze an où elles ne sont plus vulnérable et on les remets en liberté.

Cuerva de Sucre : Caverne de lave.

Au plus près des animaux sauvages

Mangrouve, Roches volcaniques, sable blanc, eau turquoise : pas doutes on y est !

Los Tintoreos : tout commence par la visite de cette islote où l’on peut voir selon les mois où on s’y trouve : la période d’accouchement des requins dans le canal ou les lions de mer ou la période de nidation des iguanes. C’est cette dernière que l’on a pu observer. Impressionnant de voir autant d’iguanes au kilomètre carré. Ils creusent et se battent pour un territoire. On pourra aussi observer le magnifique paysage de la côte, constitué d’un très beau dégradé de couleurs : vert pour la mangrove, noir pour les roches volcaniques, blanc pour le sable et turquoise pour l’eau. On aura aussi pu observer les fous à pattes bleues qui sont l’emblème des Galápagos.
Voilà en ce qui concerne la partie sus marinière. Pour découvrir la partie sous-marine : rien de mieux qu’une heure de snorkeling. On met les masques, les tubas et les palmes et c’est partie. Nous resterons subjugués par cette beauté, cet émerveillement. Outre les nombreux coraux, bans de poissons, étoiles de mer, oursins,… ; nous étions surtout venus pour nager avec les tortues géantes, lions de mer, iguanes et pingouins. C’est désormais chose faite, omis les pingouins. S’était comme dans un rêve ! Nager paisiblement avec la carapace dans tes mains, voir les lions de mer te tourner autour à maintes reprises. Et le tout avec ses parents.

Le deuxième plus large cratère au monde

Volcan Sierra Negra : on a l’habitude de voir des volcans en forme de pic, mais là c’est totalement l’inverse. De loin cela ressemble à une montagne banale mais de près c’est époustouflant. On se retrouve nez à nez avec un cratère lave de 10km de diamètre. C’est le deuxième plus grand au monde. Etrange aussi de voir une moitié envahie par la flore et une autre totalement faite de roches volcaniques.

Il est l’heure de retourner en Europe avec un passage par Madrid, Barcelone, puis la France avec Perpignan et Toulouse avant de retourner sur Paris. Merci à toutes et à tous d’avoir suivi mon aventure. J’espère que ça vous a plu.

Cependant revenez car le reste de mes vidéos ne sont pas encore publiées et l’envie d’écrire ne prévient pas… .

Pata azul – Fou aux pattes bleues – Emblème et oiseau endémique des Galap

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Quand la jungle te délivre tous ses secrets

Equateur, Quito le 17 Février. Les parents arrivent à l’aéroport. C’est parti pour dix jours ensemble. On a un jour pour visiter cette ville de vingts kilomètres de long coincée entre montagnes d’un côté et canyon de l’autre ; ce qui empêche son développement en largeur et pose de gros problème de circulation. Par chance, je connais les lieux puisque la veille, Krus, rencontrée via couchsurfing, m’a fait découvrir la ville. Pour clore la soirée, nous sommes allés voir une pièce de théâtre. Continent des plus gros carnavals au monde (Rio, Baranquilla pour ne citer qu’eux) j’aurai pu voir une partie de celui de Quito avec en prime le sourire de miss Ecuador, croisée dans la rue. A savoir qu’ici cela dure quatre jours avec des célébrations dans chaques quartiers, des danses, chants, défilés, fanfares, découverte gastronomique et expositions d’artistes.

Pile sur l’Equateur notre Barnabé

Il est déjà venu l’heure de partir à la découverte de la jungle. Nous nous dirigeons à cinq heures de route plus loin pour rejoindre Puyo. Ici, Carlos nous attends pour nous amener dans sa communauté, dont il est le chef. Chef, il l’est aussi : de dix huits enfants. C’est en fait une grande famille de cinquante deux personnes qui vivent dans ce petit village dépourvu d’électricité. Nous sommes ici coupés du monde, au bord d’une petite rivière qu’il faut traverser en pirogue pour rejoindre le chemin où tu attends le bus pour rejoindre la civilisation. Les cabanes sont ici surélevées par des morceaux de bambous et construites en bois et en feuilles de palmier en ce qui concerne le toit. J’aurai eu la chance de voir la réalisation de l’un d’entre eux. Chacun possède sa cabane et son petit jardin. Tout le monde mangent, travaillent, cuisinent ensemble, bref vivent ensemble. Lorsque les denrées alimentaires de la jungle ou de leurs productions ne suffisent plus, ils vont en ville pour compléter ce manque. Idem pour la santé. Les enfants sont scolarisés dans les communautés voisines, parlent l’Espagnol, le Shuar et le Quechuan ; travaillent avec leur parent pour les plus grands. Ici, ils jouent avec un rien, savent nager et naviguer la pirogue dès l’âge de 5 ans, sont très débrouillard et ne s’ennuient jamais ; tandis que nous sommes couvés, protégés, avons tous ce que nous désirons et trouvons le moyen de s’ennuyer. Quel paradoxe !  Par contre le fossé s’inverse à l’âge adulte où nous avons un plus grand savoir et plus de connaissances.

Mon nouvel imperméable

En ce moment c’est la saison des pluies et nous avons été servis de ce point de vue. Désormais la boue on connait. On passera notre premier jour à faire une grosse marche à la découverte de nombreuses plantes médicinales. On croisera aussi des feuilles géantes pouvant être utilisés pour nous protéger de la pluie : oja de camactio (en guise de chapeau) et oja de corazon (pour protéger le corps).

Plantes médicinales : Sangre de drago qui soigne les cicatrices et coupures, Pusku panga qui soigne les boutons et infections, feuille irritante qui te fait tousser en cas de présence de glaire.

Maquillage artisanal avec de « l’achiote »

En chemin on passera à la lagune des caïmans mais malheureusement avec la pluie, ils ne sortiront pas se dorer la pilule. On devra aussi abattre un arbre pour traverser et en abattre un autre pour manger le fameux de cœur de palmier. Notre périple se finira par un retour mouvementé en pirogue puisqu’avec tous ces millilitres accumulés, le fleuve a augmenté son niveau de 60 cm ce qui a failli nous faire chavirer et prendre l’eau deux fois.

Sortie en pyrogue

Nous passerons le deuxième jour à découvrir la vie locale, c’est-à-dire : cueillette des fruits, récolte des racines de maniocs, cuisine locale, confection de produits artisanaux, danse et déguisement local, chasse.

Les fruits : Ananas, Kili,

Les légumes ou racines : cœur de palmier, yucca

Cuisine locale : on participera à la réalisation de la chicha (boisson) ; et au repas de fête qui est fait de poulet, de feuilles de (ne trouve malheureusement plus le nom) le tout enrobés dans une feuille de bananes. On cuit le tout au feu.

Produits artisanaux : Feuilles destinées à la confection de chapeaux, bracelets ou sac à mains. Fruits d’un arbre utilisé en guise de perles.

Maman teste sa nouvelle arme

Chasse : confection des flèches, apprentissage du tir à la sarbacane, cueillette des fruits où se trouve le poison paralysant, ainsi que confection d’un piège.

Danse et déguisement : Il existe un fruit (l’achiote) qui te sert de peinture pour le visage. La couleur est orange. Tu peux aussi utiliser un vernis à ongles que tu récoltes en coupant l’écorce d’un arbre appelé l’Achotillo. Pour la danse, les hommes jouent de la musique avec un tambourin et les femmes ont pour but de faire tomber la baguette  de l’homme à l’aide de leur cheveu.

Ici, tu vis un vrai choc des cultures ! C’est un très bel échange que nous avons vécus et j’aime ça.

 Pour vivre cette expérience : www.ecoiwia.com

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Papa,comment on fait le café ?

La voilà la Colombie que j’aime découvrir : couchsurfing, petit village, parc naturel moins touristique que la côte caraïbe.

Mon magnifique hostel à Salento

J’arrive à Medellin avec une adresse couchsurfing. Ca fait du bien de quitter les hostel où il n’y a que des voyageurs pour une maison dans un quartier loin du centre ville. Se promener dans la peau d’une « attraction touristique » où les gens viennent facilement vers toi et te demande : « qu’est-ce que tu fais là ? Ca te plaît ici ? » Le tout sans arrière pensée, juste par curiosité. Et comme se sont des personnes chaleureuses ben tu te fais inviter, draguer, conseiller facilement. Pour l’anecdote, le jour de mon départ je rencontre une fille au petit dej’ et là, une fois de plus je tombe amoureux et ai hésité à annuler mon bus pour rester une nuit de plus.

Parc nacional Los Nevados

Direction une région que j’ai découverte via le lonely planet et qui ne faisait pas partie de mon programme. Situé entre Medellin et Cali, je n’ai pas trop d’informations sur les villes où dormir alors je me rends au point info et obtient un nom de ville. Je réserve ma visite par téléphone et hop le lendemain départ 6H30. Au cours de la visite je me rends compte que ce n’est pas l’endroit que je recherchai et je me retrouverai embarqué (dans de jolis panoramas) pour la visite du volcan Nevado del Riuz. Je ne m’attendais pas du coup à monter à 4800m d’altitude et de voir la neige. Du coup ben j’avais un peu froid et je n’ai même pas pu marcher pour me réchauffer puisque le volcan en activité est en alerte 3. Effectivement en sentant le souffre, ça ne me donne pas envie de continuer plus loin. Dommage ça aurai pu être cool de voir un cratère en activité à plus de 5321m.

Désert de cendres

Au cours du trajet, je discuterai avec un couple de Colombien qui me donneront les infos que je recherchai. Du coup le lendemain je partirai en cette direction. En arrivant je tombe sous le charme de ce petit village du nom de Salento. Situé en pleine nature et entouré de verdure et de petite rivière, il révèle un charme particulier grâce aux façades de ses maisons. Je retrouve un peu l’univers de ma jungle puisque outre le village un peu perdu et verdoyant, il y a un chien, un chat et un perroquet très docile dans mon hostel. Ici je me sens très bien et le lendemain ne fait qu’amplifier cette sensation. Au cours de mes vingt huit kilomètres de marche je rencontrerai des paysages variés : jungle, petit champ, vallée composée de rivière où tu peux pêcher ou te baigner, culture de café et de banane et mon petit paradis : les palmiers emblématique de Colombie qui culmine à plus de 60m. Juste exceptionnel.

Remarque : je n’ai jamais vu un pays aussi vert.

Ce splendide panorama de palmiers culminant à plus de 60m

En parlant de culture de café et de banane : j’ai choisi d’aller visiter une fabrique. Ne buvant pas de café, je ne pourrai pas vous dire s’il est bon ou non mais pourrai vous renseigner sur la production.

Tout d’abord, comment obtenir une bonne culture ?

La graine pousse dans le sable. Au bout de un an on procède à la transplantation. Ce n’est qu’au bout  de deux ans que l’arbuste donne des fleurs et ses premiers fruits. Durant cinq ans l’arbuste peut produire des fruits : ensuite il faut le rabattre et attendre à nouveau deux ans pour que la production reprenne.  Cinq ans plus tard plus rien donc on change de plante. Il faut savoir que le compost est ici composé des coques de café ainsi que de lisier de porc.

Passons désormais à la production : cueillette – on enlève la peau – la graine tombe directement dans l’eau afin de la nettoyer – on procède au séchage (4 à 8 jours) – direction la coopérative qui emmène les graines dans une usine qui moue le café. Voilà vous savez tout et demain matin vous penserez à moi et à tous ça en buvant votre café.

Caféier

Bilan de la Colombie :

Si tu ne sors pas des lieux touristiques ou garder par la police, tu peux y voyager en quasi toute tranquillité. Arrêtons ces préjugés faussés et d’écouter les infos qui véhiculent des images négatives de certains pays.

Parfois, après une petite discussion, on te demande de payer une bière ou de l’eau. Je trouve ça déplacé mais heureusement que ce n’est pas partout.

Je classe les filles dans le top 3 de plus belles d’Amérique du sud.

Ils sont très poli, utilisent beaucoup de formules de politesses et s’appellent parfois « mi amor » terme affectif.

Ici, c’est cool la vie. J’ai appris, et ce n’est pas moi qui le dis, que les Colombiens sont fainéants car ils n’aiment pas marcher. Pour exemple : dans les parcs nationaux ils prennent toujours les chevaux ou les voitures.
Mais bon à côté de ça ils bossent beaucoup et aiment danser. Ceci explique cela.

Beaucoup m’ont recommandé ce pays et je me suis laissé charmer. Enfin c’est surtout les femmes qui m’auront charmées.

Adios Colombia, buenos dia Ecuador.

Grain de café

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Ce long chemin qui me mène au point le plus nordique et surement paradisiaque de mon voyage

De Lima à Bogota, j’aurai pulvérisé mon record d’heures de bus cumulés avec les quelques 76 heures.

Pourquoi ne pas avoir pris l’avion me diriez-vous ? Ben le calcul est vite fait : 150 euros pour le bus au lieu de 550 euros pour l’avion.

J’ai fais une halte de 48 heures à Bogotá. C’est peu me dirai vous mais pour moi ce n’est pas par rapport à une capitale que l’on se fait une idée d’un pays mais par rapport à la vie rurale, en visitant différentes provinces, en admirant les grands espaces et en se rendant aux lieux cultes comme Cali par exemple qui est le berceau de la salsa. Du coup, je grimperai au sanctuaire de Montserrat : 400 mètres de dénivelé qui m’amèneront à 3000 m d’altitude. On a normalement vue sur toute la ville mais en ce moment le temps est à la pluie alors je n’en verrai qu’une partie (NDLR : la ville fait quand même huit millions d’habitants). Les jardins sont très beaux et on peu y retrouver le chemin de croix de Jésus. Une bonne ballade.

En redescendant je découvrirai le centre historique de la ville en remarquant une forte connotation d’Amérique latine, Mexique et Cuba au niveau de l’architecture des bâtiments. Je trouverai aussi des similitudes avec l’Argentine : musique salsa, jolies femmes (l’argentine restant indétrônable), on croise aussi des magasins carrefour et des voitures Renault et Peugeot. Une chose aussi qui m’a interpelé, c’est les mecs dans la rue qui se ballade avec 10 téléphones portables attachés sur eux. Ils servent de « cabine téléphonique » ; le prix est vraiment intéressant pour apeller sur un portable.

Le lendemain, je me laisserai bleuffer par le museo del oro. J’y découvrirai la vie des indiens Colombien et la culture maya. C’est la première fois que je reste aussi captif dans un musée.

Au museo del oro

Il est l’heure de refaire 24 heures de bus pour se rendre à Cartagena qui débouche directement sur la mer des caraïbes. Cette ville est divisée en quatre parties :

La partie normale

La partie portuaire d’où partent portes conteneurs, bateaux de croisière, et offshores destinés aux visites quotidiennes.

La partie fortifiée, qui avec son château imposant, jouit d’un centre historique aux maisons très colorées et aux balcons fleuris. On s’y sent bien et l’architecture est très marquée.

La partie dédiée au tourisme de masse me fait penser à Miami avec sa petite presqu’île d’où sortent des immeubles géants bondés de visiteurs venus des quatre coins du monde pour faire du farniente.

Cartagena

En plus de cela, Cartagena peut se venter d’être une ville qui propose de nombreuses activités. En ce dernier mois de voyage, j’ai décidé de me faire plaisir alors direction les îles Rosario pour y faire du snorkeling. Je sais qu’il y a plus beaux comme fonds sous marin mais pour ma première expérience : ce petit récif corallien m’a donné envie d’en découvrir d’autres ailleurs dans le monde. Au point que je ne voulais plus ressortir. Ne dit-on pas heureux comme un poisson dans l’eau ? Je passerai le reste de la journée sur la deuxième plus belle plage du monde : playa blanca. Je n’avais jamais vu une eau aussi turquoise ! Bon faut arriver assez tôt car l’aprem c’est noir de monde et c’est moins idyllique.

Eaux turquoise des îles Rosario

Le lendemain, je me rendrai au volcan Totumo del lodo célèbre pour ses bains de boue dans son cratère. Bon c’est le vrai piège à touriste où tu payes en sus de ton excursion chacune des prestations proposées comme le massage, la prise des photos et le nettoyage. Mais cette expérience s’est révélée unique en son genre. Quand tu rentres là dedans, il est difficile d’imaginer que la boue remonte de 2700 mètres plus bas. C’est comme à la mer morte : tu flottes et il est très dur de s’y déplacer. Quel bonheur ce bain de boue, en plus c’est bon pour la peau. Le plus dur restera le nettoyage. Je profiterai du reste de la journée pour visiter et me perdre dans le centre historique.

Bain de boue dans le Volcan el Totumo del lodo

Au passage, je souhaite bon voyage aux trois français rencontrés à l’hostel qui partent des caraïbes et remontent jusqu’au Canada.

Désormais cap au point le plus nordique de ma traversée sud américaine : Santa Marta. A quelques kilomètres près : je l’aurai visité de l’extrême sud à l’extrême nord.

Tout d’abord, je suis triste car à dix jours près je loupe le carnaval ; mais bon je ne vais pas me plaindre puisqu’à ce moment je serai avec mes parents en Equateur. Ca me donne une bonne occasion pour revenir dans ce continent que j’affectionne tant. Non ?

Bon à Santa marta pas grand-chose à faire alors dès l’aube, je pars faire les courses car dans le parc ça raques sévère. Je vais en chier le premier jour mais le retour se fera pépère : libéré de tout ces kilos de nourriture. Dans le parc Tayrona, je me croirai un peu comme dans un rêve : palmeraie où tu te sers directement ton lait de coco, forêts aboutissants directement à une plage idyllique où tu es parfois seul, lever et coucher de soleil splendide, nuit étoilée, tu dors dans des hamacs (bien une fois que tu as trouvé la technique), tu laisses l’album de Coldplay te bercer du coucher de soleil à la nuit, … . Les caraïbes quoi ! Tandis que la France a froid : moi je brûle au soleil et crève de chaud. J’aurai alterné moments de solitudes pour être en paix avec soi même et moments en compagnie de Agniezka et Jean Baptiste.

Cabo San Juan – mon camp de base

Bon, tout le monde sait que le farniente et la bronzette ne sont pas mes passe temps favoris alors à mon troisième jour, je retourne en ville pour y découvrir que les samedis : on prend les kiosques et haciendas d’assaut afin d’y boire des bières et de jouer aux dés et dominos ou billards ; le tout sur du son de rumba à pleine puissance. C’est comme ça aussi dans les villages. Je me laisserai entraîner. Rumba, salsa, raeggeton, merengue,… : qu’est-ce que j’aime bouger là-dessus. Qu’est-ce que j’aime voir les filles bouger là-dessus.

Il est venu l’heure de repartir au sud, dans un peu plus de fraîcheur. J’ai décidé de prendre plus de temps pour me reposer et découvrir la culture colombienne et les villes de Medellin et Cali via couchsurfing. Ce voyage et son rythme soutenu m’a épuisé et j’ai besoin de recharger les batteries avant l’arrivée des parents. Je me laisse désormais vivre à mes envies : fini le réveil, les visites quotidiennes, une nouvelle cadence s’impose et ça ne peut me faire que du bien. J’ai réalisé mon rêve (traverser le continent sud américain) et maintenant je vagabonde gentillement, en roue libre, en n’attendant qu’une seule chose : la venue des parents.

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La gastronomie péruvienne

Comme vous le savez je suis un gros mangeur et amateur de gastronomie. C’est plus fort que moi : il faut que je goûte toutes les nouveautés que je rencontre dans un pays. Pas étonnant que mon estomac fasse des caprices. Au sortir de Bolivie : j’avais était frustré de n’avoir mangé quasiment que du poulet riz frite. Au sortir du Pérou  je suis rassasié.

Voici mes impressions sur les mets locaux.

On a le lapin , ils ont le Hamster !

Cuy : plus connu sous le nom de cochon d’inde. Moyennement bon. Le goût ressemble à du lapin

Ceviche : tu en rencontreras forcément si tu séjournes sur  la coté pacifique

Lomo saltado : plat typique du Pérou. Emincé de filet de bœuf aux tomates, oignons, coriandre et aji.

Chicha morada : boisson à base de maïs pourpre. On t’en sert beaucoup en accompagnement de repas. Pas mauvais.

Thé de mounia : je suis tombé fan de cette herbe. Elle aide à la digestion. Attention, c’est assez fort !

Doble

Doble  : Piment d’Arequipa avec poivron farcie, chicharron de porc et une sorte de gratin dauphinois.

Aji : sauce qui remplace la moutarde. Assez épicé. Ingrédients : oignons, tomates, ails, coriandre, piments, persil, wacatay (tagetes minuta) herbe du pérou.

Aji

Rana rama : ami sensible s’abstenir ! C’est un coktail à base de miel, de pollen, de rama (racine aux vertus anticancérigène) et grenouille vivante passée au mixeur. Personnellement je n’ai pu boire qu’un verre.

Anticucho : cœur de vache, poulet ou mouton cuit à la plancha. Très, très bon ! Mon coup de cœur (sans jeu de mot bien sur).

Pancetta : pense ou estomac. Pas bon

Anticucho y pancetta

Arroz chauffa : sorte de riz cantonnais version péruvien.

Pisco sour : coktail à base de pisco (liqueur locale), de jus de citron, de blanc d’œuf et de glace : le tout au mixeur. A consommer avec modération bien sur.

Les soupes : des classiques à la tomate, champignons ou légumes ; en passant par les plus locales comme celles au poisson/coriandre ou chuno (soupe aux tripes) : on se régale.

N’oublions pas aussi les nombreuses pâtisseries et gâteaux (dont le fameux 3 chocolats) ; ainsi que les jus de fruit du type citfruit ou autres ainsi que le réputé Inka cola (au goût de chewing gum guarana et red bull).

Produits locaux des patisseries

Bon appetit, buen provecho !

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