Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

D’Arequipa à Lima

Les camions du Dakar

Du Dakar je suis tombé amoureux. Voir ces véhicules naviguer dans les dunes et poussières m’ont donné envie de me lancer un jour (je dois juste me mettre à la mécanique : ça c’est autre chose).

J’aurai participé à une messe en espagnol, vécu dans une paroisse donc pu voir et étudier le fonctionnement de l’église dans un quartier de la ville d’Arequipa.

J’aurai visité la ville par le biais de Lucia : une couchsurfeuse.

Les dires de certains sur le fait que les chiens péruviens et équatoriens t’attaquent sont vrais. Heureusement que des cailloux se trouvaient à proximité.

Buggy session avec Christophe – Dune de Huacachina

Je ne pensais pas qu’il y avait un désert aussi grand que ça au Pérou. Il est plaisant de le découvrir en buggy et d’y faire du sandboard.

Voir mes premiers pélicans et lions de mer dans leur milieu naturel : les iles Ballestas. Le parc naturel de Paracas est lui aussi très jolie : il ressemble aux 12 apôtres en Australie (en beaucoup moins impressionnant je pense)

Parc Paracas

J’ai eu ma plus grosse turista de ma vie.

Après des mois de correspondance via facebook : j’ai enfin croisé Gary. Ami d’amis, il est parti à l’assaut de mon continent favori pour six mois. Profite bien Gary.

J’ai recroisé Peru et Tristan (par hasard dans une rue pour l’un et dans l’hostel pour l’autre) avec qui j’avais passé nouvel an à La Paz. Tristan m’a d’ailleurs donné la réputation d’être croisé avec un argentin puisqu’il a dit à ses potes : « c’est lui le gringo qui boit le fernet comme un animal » (boisson locale considéré comme le whiskey cola argentin).

Si en France tu es prioritaire une fois que tu as le pied sur la route, ici tu peux toujours courir pour que les voitures s’arrêtent.

Les péruviens n’aiment pas faire la file d’attente et il est fréquent lorsque tu te trouves au guichet qu’une autre personne se renseigne en même temps que toi. Dans les transports ou rues bondés : se faire pousser est devenu un sport.

Toujours dans le thème éducation : les formules de politesse sont semblent-elles proscrites ici : « je veux trois mangues, donnes moi cette glace ». 

Plaza de armas – Lima

Lima, de part sa taille et de son fort taux d’humidité, me fait penser à Buenos aires. Cette métropole est aussi tournée vers l’océan mais le pacifique. Elle est la plaque tournante de l’importation des produits asiatique qui seront par la suite redistribués. Merci Evelyn pour cette info.

Ndlr : Evelyn est la copine de mon pote Christophe (rencontré en Bolivie) avec qui j’aurai passé une semaine : de la Huacachina à Lima.

J’ai pu remarquer que lorsque t’es local et que tu traînes avec les gringos ben il faut assumer de devoir payer le même prix qu’eux.

On m’a aussi averti sur le fait qu’il fallait se méfier de certaines filles qui t’allument, te droguent pour que tu t’endormes et hop le lendemain il ne te reste plus rien. Certaines aussi t’emmènent  à l’hôtel et te disent à la fin de ton affaire qu’il faut payer la prestation.

Conclusion générale sur le Pérou : c’est un pays qui a très bien compris comment fonctionne le tourisme et ce n’est pas étonnant si les prix des brochures françaises sont aussi chers (si chacun prend sa commission…). Sans cesse il faut négocier les prix, on t’interpelle (en anglais parce que quand tu es blanc ben tu parles forcément anglais hein ?) tout le temps pour te vendre des trucs. Cependant peut-on leur en vouloir ? Nous français qui sommes un des pays les plus visités au monde : où les prix dans les lieux touristiques sont dérisoires et où les revendeurs à la souvrette sont très présent.

Si le Pérou attire tant les touristes, c’est qu’il cache des trésors naturel, sites Incas ou encore une des sept merveilles du monde. Le Machu picchu, le lac Titikaka, les paysages désertiques et magnifiques dunes, mais aussi la forêt amazionne que je n’ai pas visité. Alors avec tout cela pourquoi se priver de ne pas faire comme les autres pays touristiques, non ?

Moment détente face au Pacifique

Désormais, il est temps de partir en Colombie : un des pays les plus joyeux du monde avec une grosse envie de danser la salsa et le reggaeton. Ces danses « caliente » qui me font tant trémousser. Aïe, aïe, aïe.

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Quelle aventure !

Une certaine routine s’était installée : trouver un hostel, partir en visite, prendre un bus, retrouver un hostel,…, et tout ça sans difficultés. Il fallait repimenter le voyage, retrouver de l’aventure, de la difficulté. Voici le récit du Machu Picchu.

Cathedrale de Cuzco

Tout débute à Cuzco où je dois trouver où acheter mon fameux billet d’entrée. Après une première file d’attente à l’office du tourisme, j’en referai deux autres au Ministère de la culture. Mais me voilà en quête du précieux sésame. Je dispose désormais d’un bon temps libre pour visiter cette bourgarde touristique. Me voilà plaza de armas où je veux prendre quelques photos, et là surprise : plus d’appareil photo dans la poche. Je fouille mon sac, retourne à l’hostel, refouille l’autre sac et la chambre mais toujours rien. « Ah on est samedi, c’est la journée de sortie des pickpockets. Désolé mec » me lance un des gérants. Me voilà donc direction le marché afin de retrouver un nouvel appareil. Deux heures plus tard, je ressors avec mon nouveau gadget rose bonbon. M’en fiche de toute façon comme j’en perd un ou casse un à chaque voyage… .

6h15, le lendemain, direction la station de bus. Au bout de trois changements d’horaires me voilà parti pour 5h30 de bus. Arrivée à Santa Maria, je me joins à un groupe d’Argentin dans une camionnette. Au bout de dix minutes : il faut descendre, réaménager un chemin fait de boue et de pierres, prendre la pelle, et même tirer et pousser le mini van qui s’est embourbé. Un peu de sport ça fait pas de mal ! La route est longue et sinueuse mais plus d’autres éboulements présents. L’ambiance est bonne enfant et d’humeur chambreuse puisqu’une des filles se sent mal et a vomi deux fois.

Glissement de terrains nous forçant à parcourir le reste à pied

Arrivée à Santa Teresa. Nouvel éboulement qui cette fois-ci est trop important pour que les voitures passent. On part donc à pied mais au bout de quelques minutes : un van arrive (l’unique) et charge les premiers arrivés. Mon groupe d’argentin est constitué d’un trop gros nombre et resteront donc à quai.

Suivez le chemin de fer jusque Aguas Caliente

Me voici à la station hydroelectrica. Je trouve enfin de quoi manger un vrai repas. Il est 17h et mon repas jusque là s’est avéré être composé de cookie et d’une pomme. Prêt et ayant pris des forces, je reprend la route (enfin plutôt le chemin de fer) direction Aguas caliente en compagnie de Tomas (un franco Islandais). Il fait nuit et nous devons continuer à la lampe frontale. 19h30 : nous y voilà. Pour moi tout va bien, il n’y a plus qu’à trouver un hostel pas trop cher dans ce village digne d’une station alpine. Mais avant cela, on doit trouver l’agence opératrice de Tomas, ou du moins la joindre puisqu’il n’y a aucune agence sur place. Une heure plus tard, quelques coups de téléphones et même avec l’aide de la police : toujours rien. Dernière solution pour lui : racheter un billet d’entrée et repayer une nuit d’hostel et la nourriture en espérant qu’il arrivera se faire rembourser, une fois le retour à Cuzco. On trouvera finalement un hostel à 21h. Une bonne douche, un petit repas et dodo car le lendemain départ à 4h.

Ding dong, c’est le réveil ! Ouïe, ça pique. Allez on se chausse et on décolle. La vue est splendide au fur et à mesure que l’on monte ces je ne sais pas combien de marches. Une chose est sûre : on en chie mais double pas mal de monde et à chaque marche tombe sa goutte de sueur. Il est 6h, je suis en trans, le parc ouvre et nous sommes parmis les premiers. L’avantage c’est que l’on peut prendre des photos tranquillement sans être bousculé et en se sentant seul au monde. De plus il fait beau et on a pu ainsi assiter à un lever de soleil radieux sur cette cité inca. Les wahou, oh my god, qué lindo ! sont de sortis et j’avoue que je comprend pourquoi. Autant pour mon Christ de Rio s’était beau mais sans plus, mais ma deuxième merveille du monde m’a subjuguée par son panorama impressionnant.

Tomas y Don Pedro au Machu Picchu

Une cité perdue au milieu des montagnes et falaises abruptes . Il y a comme quelque chose de magique lorsque les nuages remontent de la vallée et viennent se loger sur ce petit village et au sommet des montagnes.  On retrouve aussi la fameuse trilogie inca : le condor (pour les cieux), le puma (pour la terre) et le reptiles (ici crocodile pour l’eau et le sol). Avec un peu d’imagination : tout est possible. Nous ferons tous les chemins accessibles et gratuit. Puis nous redescendîmes.

Une personne attend Tomas à un hosal afin de lui réserver son billet de train. Il est à 21h et coûte 30 dollars puis il devra encore prendre un taxi pendant une heure. Bon d’accord tu mets trois heures pour faire Aguas caliente – Cuzco mais tu payes cher aussi. Finalement on se prendra une bière, on mangera parceque là encore les gâteaux ça suffit pas. Puis on ira se baigner dans les eaux chaudes de la ville. Comme on dit après l’effort le réconfort. Dernier repas avec spaghetti bolognaise à la viande d’alpaga pour moi et il est venu le temps de se dire aurevoir. Tomas : une des très belles rencontres de mon voyage ; et qui sait bientôt connu mondialement. Je le lui souhaite en tout cas.

Thermes d’Aguas caliente

Je ferai le même chemin qu’à l’aller mais en économisant 20 soles (5euros). Cette solution économique te fais certe perdre un peu de temps mais te procure de l’aventure et te fait traverser, là encore, des paysages splendides.

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Le lac le plus haut du monde

Voilà, il me reste encore Cuzco et j’en aurai fini avec cette haute altitude. Heureusement pour la visite du lac et de ses îles je n’ai pas souffert de l’altitude mais en revanche mon estomac n’a pas été épargné par la turista et par le mal de mer. Décidemment je suis une vraie chochotte en ce moment.

Voilà pour l’intermède santé. A part cela, voici quelques chiffres sur ce lac dit le plus haut du monde :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Titicaca

Copacabana

Pour ma part j’ai visité la partie Bolivienne avec Copacabana et sa fameuse Isla del sol. Sur cette île, tu marches pas mal : 4h et tu payes environ toutes les heures aussi à chaque point de passage. Bon sinon les paysages sont quand même assez plaisant avec un passage dans une forêt d’Eucalyptus où ça sentait vraiment bon. Pour l’occasion, j’ai fait ce petit trek avec une allemande et un suisse qui parlait tous deux français. Le soir je retrouve Leyla et on part voir le coucher de soleil au sommet de la ville.

Isla del sol

Le lendemain, au bout de sept semaines et demi, je quitte la Bolivie destination Puno au Pérou. Ca me fait drôle de devoir réapprendre à calculer avec une nouvelle monnaie. Journée off afin de remettre mon estomac sur pied. Le lendemain 8h départ pour les îles flottantes d’Uros. Ces îles sont construites à partir des racines et des tiges du Topo…  Bon chaque bâteau s’arrête à une île où on t’accueille, te fais asseoir, t’explique comment sont construites les îles et ensuite on te chante des chansons dont alouette gentille alouette (en français) et ensuite on te fait croire qu’ils vivent sur les îles et te montrent leurs maisons puis vient le moment d’acheter les souvenirs. Mon pauvre Barnabé a fait fureur au point qu’ils voulaient que je leur donne en cadeau ou me l’échanger. Ensuite on part sur une autre île où il y a juste de quoi manger et boire histoire d’attendre les autres touristes qui se sont fait vendre  un tour en barque locale. J’ai pu vaguement discuté avec les gens de l’île qui ne voulait qu’une seule chose : me vendre leur objet. Mais ils sont mal tombés car durant cette excursion je n’ai pas envie de participer au tourisme de masse qui privilégie une île plus qu’une autre et qui dénaturalise la valeur de l’argent. Ces gens gagnent beaucoup d’argent par le biais du tourisme au détriment de leurs voisins qui ne se font pas « visiter ». De plus les relations amicales sont souvent faussées par l’argent : ils font souvent les gentils pour t’attirer et te vendre des choses. Mais quand tu veux simplement discuter ben c’est plus pareil.

île flottantes d’Uros

Sinon, je suis aussi parti visiter l’île d’Amanti où tu loges chez l’habitant qui te prépare le repas du midi et celui du soir. Menu local constitué d’une soupe de Quinoa en entrée puis fromage cuit accompagné de patates et de riz. Le soir idem mais tu remplaces le fromage par de la viande. J’ai pu découvrir le maté de Munia. Très bon avec les mêmes effets que la coca. Il faut que j’en trouve en France. Avec Nicolas, Américain  vivant en Colombie, nous logeons dans la communauté Occosuyo chez la famille Calsin. Il y a Moises le père, Hilda la mère et Mary Vanessa âgé de treize ans ainsi que la petite dernière Lis Sandra agé de treize mois et qui marche depuis peu. Ils sont très gentils et nous posons beaucoup de questions afin de connaître leur mode de vie. 

Le soir nous revêtons un costume afin de se soumettre à la danse locale animé par un groupe de jeunes musiciens. Très bonne expérience. Le soir dodo et le lendemain on quitte tous ce petit monde pour rejoindre l’île de Taquille où là encore on t’emmène dans un resto à vingt soles alors qu’en ville le même menu est à quinze soles. Je mangerai finalement un sandwich et me poserai à l’écart du groupe avec une très jolie vue sur le lac. 

Malgré ces détours touristiques et vente presque forcé, ces quelques jours au lac Titikaka furent sympathique avec de bonnes rencontres, expériences et des vues magnifiques. Pour les photos, ben il n’y en a pas beaucoup : pourquoi ? Je vous laisserai découvrir cela dans l’article sur le Machu Picchu.

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Si un jour tu vas en Bolivie

Drapeau de Bolivie

N’oublie pas que c’est ici que se trouve la ville, la capitale et le lac le plus haut du monde alors si tu ne supportes pas l’altitude fait attention. De même, tu peux tester les activités physiques mais  ne te risque pas à des paris car tu es peut être le meilleur chez toi mais ici tu perds tous tes moyens. Parole de scout.

Tu auras l’impression d’être riche puisque tu vas avoir un repas complet pour parfois 2€, dormir pour 3€ à 8€, faire 6h de bus pour seulement 3€50,…. Quand tu retireras 200€, ben tu auras l’équivalent de 4 salaires de Smicard ou la moitié d’une paye d’un médecin.

Tu croiseras des femmes aux vêtements très colorés avec une tenue atypique et qui, de plus portent leur bébé d’une manière propre à leur peuple : ce sont les chuletas.

Ne t’attends pas au grand luxe et grand confort, et n’oublie pas qu’ici il est fréquent qu’ils oublient de te servir, que les bus partent en retard ou soient annulés pour cause d’éboulement sur les routes.

Attends toi à entendre de la musique (forte) partout et à tout heure (même dans le bus de nuit) parfois même à 6H30 quand la femme de ménage nettoie.

On dit qu’il y a les routes les plus dangereuses du monde : je confirme, et de plus les routes ou pistes sont très accidentées alors pour ceux qui sont souvent malade en transport : s’abstenir. Tu pourras même faire du VTT sur la route de la mort.

Si tu es végétarien et que aimes le poulet : tu vas adorer.

Comida typica

Aies toujours du papier toilette sur toi.

Dans les files d’attentes, ne te laissent pas doubler et si quand tu es au guichet quelqu’un se renseigne en même temps que toi ben c’est normal. De même ne soit pas choqué si les gens oublient le SVP et donnent l’impression de donner des ordres quand ils veulent quelque chose.

Si tu sors de ce pays sans y avoir était malade ben t’es un warrior.

La Bolivie c’est spécial, pas facile à vivre ; on aime ou on n’aime pas. En tout cas moi je valide. J’y aurai passé cinq semaines de folies. Des lagunes, au salar d’Uyuni, des mines de Potosi, à la vie champêtre des campagnes de Sucre, de mon volontariat, au lac Titikaka en passant par Noël dans la jungle et nouvel an à la Paz : cette Bolivie m’aura vraiment enthousiasmée et forcée le respect. J’y aurai beaucoup appris sur moi-même, trouvé beaucoup de réponses à mes questions, fait des rencontres vraiment inoubliables, vécu au plus près de la population locale. Une chose est sure : je ne suis pas fait pour vivre en altitude et dans la jungle. Mon corps a enfin trouvé ses limites lui aussi. Cependant l’envie de retourner voir le salar avec de l’eau et de retravailler dans ce volontariat est si grande que mon pauvre corps n’a pas fini de souffrir.

Une dernière chose : pour moi pays pauvres et pays riches seront désormais banni de mon vocabulaire. Ils seront remplacés par pays à fort pouvoir d’achat ou pays en développement car comme partout ici, il y a des riches et des pauvres, des gens avec téléphone et ordinateur, et d’autres sans. Bref la Bolivie est un pays de contraste et de disparité : tant au niveau de ses paysages et de son altitude qu’au niveau de sa population.

Des salades fruits très colorés : à l’image de ce pays.

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La Paz : environs et nouvel an

Panorama de la Paz

Après deux semaines coupées du monde à vivre en autarcie dans ma communauté, j’ai retrouvé la haute altitude, la fraîcheur, et surtout la ville. Première chose marquante : ici il y a énormément de décorations de Noël avec un marché spécialement dédié. De la crèche située devant une banque, aux sapins présents un peu partout, c’est la première fois que je vois autant de décorations depuis mon entrée en Bolivie.

Décorations de Noël

Cette ville est impressionnante de par ses rues aux pentes folles où les voitures ne peuvent y rouler qu’en première, par son étalement de flanc de montagne à flanc de montagne, de par son trafic où les mini vans ont la par belle dans la ville. C’est encore le meilleur moyen de transport puisque moins cher que le taxi et passe partout, mais aussi plus rapide que le bus ; ces mini van séduisent. 


La cuisine me change aussi de ce que j’ai pu trouver tout au long de ma route en Bolivie (poulet, riz, patates). Ici on retrouve bien évidemment les Burger king, Subway et pizzeria mais aussi des menus plus locaux comme de délicieuses soupes ou anticucho (cœur de vache), api, truites farcies provenant du lac Titikaka.

J’y aurai aussi appris que faire du foot à cette altitude ben c’est hyper épuisant et pu faire la fameuse ruta de la muerte en VTT de descente. Tu démarres à 4700m d’altitude pour finir 70km plus bas à 1200m. La descente est relativement facile mais très plaisante avec là encore des décors à couper le souffle.

On m’avait aussi parlé d’un hostal spécialement dédié à la fête : le Wildrover. J’ai pu y aller et confirme que celui qui veut dormir n’est pas le bienvenue. Ici c’est musique à fond de 22H00 à 2H avec des soirées à thèmes. L’endroit est sympa et je crois que c’est un de mes premiers hostal où je vois des toilettes et douches aussi propres. L’ambiance est très anglo-saxonne car c’est aussi un pub. Malheureusement je n’étais pas en grande forme et n’était pas d’humeur à fêter nouvel an entre gringos du coup je n’ai pas trop sympathisé avec les gens de là bas. Ayant plus d’un tour dans mon sac, j’avais sympathisé (durant mon volontariat) avec Péru : un basque espagnol et rencontré Leyla (une française) lors de ma dernière soirée là bas. C’est avec eux que je vais passer nouvel an et aussi Tristan un argentin qu’a rencontré Péru dans son hostal. 

Leyla a rencontrée, par l’intermédiaire d’une amie à elle, Americo : un Bolivien qui vit à la Paz depuis 8 ans. J’avais oublié à quel point s’était mieux de visiter et d’apprendre sur une ville avec un local. Il nous aura montrer les marché des sorcières où tu trouves pleins d’offrandes et portes bonheurs, des plantes médicinales, des cactus hallucinogènes et autres produits ahurissants. Tous les pièges à touristes ben tu les évites avec lui. Il nous aura invité à passer la soirée chez sa famille pour la nuit de la Saint Sylvestre. En fait on a bu, du vin, du fernet, du mousseux jusque minuit au moment des accolades, embrassades et vœux puis on a mangé un pique macho. Très sympa ce repas familial  où l’on a bien rit et pu échanger beaucoup. Mes surnoms de « el fenomeno francès » ou « loco francès » auront encore bien porté leur nom. Le reste de la soirée se finira en boîte avec des groupes locaux en concert.

Feliz ano nuevo !!

Inutile de vous dire que le lendemain s’est résumé à dodo et à décuver. Le second jour de Janvier je reprends ma vadrouille sur Tiwanaku afin de voir les  vestiges d’un temple inca. J’ai eu l’occasion de gouter au lieu touristique par excellence où les prix de transport varient du simple au double, où le site coûte cher pour ce que c’est. Mais bon, il faut bien se faire un peu arnaquer de temps en temps. Je pense que malheureusement’ à ce petit jeu là, ben je me suis amélioré mais qu’il reste encore un peu de travail. Place désormais au lac Titikaka.

Temple inca de Tiwanaku

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Have a break, have a volunteria

Après un mois bien chargé à changer d’hostel tous les deux ou trois jours, il est venu le temps de se poser un peu. Deux semaines dans la jungle Bolivienne à travailler avec les animaux sur la base du volontariat. J’ai donc choisi l’association Inti (soleil) Wara (étoile) Yassi (lune en Quechuan), là où mon frangin Ludo a vécu des moments vraiment très fort.

www.intiwarayassi.org

Une des nombreuses tortues

Tous le monde le sais, j’ai toujours préféré les animaux aux humains ; peut être parcequ’en quelque sorte j’en suis un aussi d’après les dires de certains. On m’a confié les tortues et les oiseaux : perroquets, toucans et aigles. Au programme : nettoyer les cages, préparer et donner la nourriture et cela deux fois dans la journée. Idem pour les tortues. Pendant le temps mort, j’ai aussi participé aux multiples réparations et construction d’un nouveau bassin pour les tortues (histoire de ne pas oublier mon métier et de comparer les méthodes de travail). Les conditions sont rudimentaires ici, alors on fait avec les moyens du bord (matelas en paille, douche froide, manche de pelle carré,…). Le climat a lui aussi était à la hauteur de mes espérances :  grosse pluie combiné à la chaleur pesante. Bref ça n’a pas était de tout repos. Rajoutez pleins d’insectes inconnus assoiffés de ton sang de gringo ou qui veulent simplement te piquer pour le plaisir de t’offrir un concours de celui qui a le plus de piqûres entre volontaires et voici un cocktail très dépaysant. Dépaysement que certains ont du mal à supporter mais que moi je recherchai. Désormais je sais qu’il faut toujours regarder avant de s’asseoir quelque part ou de mettre ses chaussures afin de ne pas avoir de mauvaises surprises. Laissons les tongs de côté car tu réfléchis à deux fois avant de les mettre quand tu croises une colonie de fourmis ou des serpents.

Manchito (el fenomeno)

Quel plaisir de faire une cure de fruit que tu cueilles toi-même : mangue, pomme brésilienne et banane entre autre. J’aurai pu apprendre aussi le maniement de la machette. Outil très important ici qui te sert pour désherber, débroussailler, couper des troncs et parfois chasser.

Rosa

Les journées passent relativement vite et tu t’attaches vite à tes animaux qui te font rire, s’amusent avec toi ou t’énerves parfois quand ils te mordent ou n’en font qu’à leur tête.  Si tu es un fêtard ou que tu aimes bien passer de longues soirées à parler autour de bières et ben bienvenue à toi. En gros je n’ai pas beaucoup dormi mais j’aurai vraiment passé des moments formidables et noué des liens importants. C’est vraiment dur de repartir de cette communauté que tu considères comme ton chez toi. Mais bon il venu le temps de refaire son sac et de repartir à la découverte de nouvelles contrées.

Jack

Ah oui j’ai failli oublier, on a aussi fêté noël (2 fois puisqu’on a pu fêté Hanuka : noël juif) comme il se doit avec en cadeau pour nos animaux : un repas spécial et pour nous la même chose. J’ai pour l’occasion revêtu le costume de papa noël et distribué les cadeaux. L’idée était d’offrir un petit quelque chose à la personne que l’on avait tiré au sort. Finalement s’était presque un noël en famille.

Papa noël nudiste

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A la rencontre des locaux

Quand tu as un coup de moins bien dans le voyage, il faut bouger. Me voilà à Sucre. J’ai prévu de n’y rester qu’une journée. Seulement voilà, au cours de ma visite diurnale je rencontre Stéphane, un Suisse marié à une Bolivienne qui m’amène chez un de ses amis français qui tient une petite épicerie. Christian, la cinquantaine a décidé de quitter définitivement la France avec sa femme Ana d’origine Bolivienne et sa fille Camille.

J’y suis rentré à 11h pour y ressortir à 21h ennivré de vin et prêt à passer deux jours dans la campagne Bolivienne. Ana est aussi guide touristique. Nous voilà, avec un couple de Réunionnais, à 8h pétante devant l’épicerie le ptit parisien prêt à partir. Première étape trouver un camion pour nous amener au camino del inca. Ici une dizaine de camion charge la population locale dans leur benne et parfois sur un arceau (ce sera mon cas).

Voyage en benne de camion

Tous se dirigent vers les champs pour y travailler. On est entassé, ce n’est pas très confortable mais on avance et tandis que la pluie arrive ben tous sous les bâches. Les paysages sont très beaux avec une alternance de couleur des roches et de végétaux. On marchera durant 5h le premier jour avec une rivière à franchir tant bien que mal. A l’arrivée, nous sommes accueillis par une « chuleta » terme désignant une femme des campagnes habillée en costume traditionnel (chapeau melon, deux longues tresses et habit parfois multicolore ou de couleur sombre. La maison est très rustique et ce soir on dormira à même le sol sur une peau et laine de mouton avec une simple couverture. Ici tout se réchauffe au feu de bois, et on mange avec les doigts. On aura le droit aux œufs et légumes de jardin.

Immersion totale

Tous vivent d’une culture vivrière et ont leurs animaux fermiers. Les champs sont encore labourés par les bœufs et leurs traînes. Bref c’est un peu retour au Moyen âge et tout au long du trek on croisera ces bambins aux vêtements troués et au nez qui coulent voulant te vendre des bracelets ou te demandant des bonbons. Par principe, je n’achèterai rien pour ne pas en favoriser un plus qu’un autre mais donnerai de temps en temps quelques feuilles de coca ou stylo.

Il y a un gros décalage entre la ville où tu vois de plus en plus de gens habillés en jeans t-shirt  et les campagnes où l’on conserve la tradition. Même les chuletas des villes ont troquées leur bœufs pour des téléphones portables. Il faut savoir aussi que quasiment tous le monde parle le Quechua. Au retour j’aurai même eu le droit de venir en aide à une personne qui a crevé au bon milieu du col, et qui attend de l’aide depuis 5h de temps. Et oui ici pas assez d’argent pour une roue de secours. Seule l’entraide compte. Coup de chapeau pour leur patience là où moi j’aurai déjà perdu ma voix… . Finalement je ne regrette vraiment pas d’être resté deux jours de plus à Sucre. Moi qui adore le dépaysement, le contact avec la population locale, j’ai été servi.  Je remercie donc Ana et Christian pour m’avoir fait découvrir et énormément appris sur la Bolivie et les Boliviens. De plus j’aurai même eu le droit aux pâtes à la carbonara avec de la vrai crème fraîche et lardons. Et oui c’est possible !

N’hésitez pas à leur rendre visite au ptit parisien situé rue estudiantes entre la faculté et la place.

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Mine de rien…

Potosi : une des villes les plus hautes du monde, perchée à 4100m. Ici tu as la possibilité d’aller visiter les mines. Lucas, le Brésilien de ma chambre me donne rendez-vous pour aller manger et ensuite direction la mine puisqu’il a trouvé une agence.

Tout d’abord, il faut acheter à boire et à manger pour les travailleurs. On te dit que si tu veux aussi, tu peux acheter de la dynamite (autorisé à cet endroit) et de l’alcool potable (96°C). Bon pour la dynamite on verra plus tard mais concernant l’alcool : je préfère la mirabelle.

C’est de la dynamite !

Nous voilà à l’entrée de la mine avec notre guide et une famille de cinq québécois. On s’aventure dans ce long labyrinthe noir, munis de nos frontales et suivant les rails des wagonnets, en avançant à petits pas. On croise nos premiers travailleurs qui nous demandent des  feuilles de coca (elles ont un pouvoir dynamisant et aide à combattre l’altitude mais bon sur moi aucun effet et de plus ce n’est pas bon) car ils en mangent en grosse quantité. Il fait chaud, c’est plein de poussières et ils creusent et chargent tout à la main. Quel travail compliqué. Je pense un des plus dur au monde. Ils forcent vraiment le respect. Et dire que certains se plaignent de leur boulot… .

En mode mineur

Pour la petite histoire, cette mine est productive depuis 300 ans et compte plus de 15 km de galeries. On peut encore y travailler pendant 100 ans. Les jeunes y travaillent à partir de 14 ans et on n’excède pas les 40 ans. Le travail y est très dur, pénible et dangereux : risques d’éboulements, explosions, secteurs où se trouvent du gaz mortel. Je suis allé dans un secteur où on sentait le gaz, où il faisait 60°C et où on a failli se faire ensevelir. Je savais que mon métier n’est pas un des plus facile mais celui là… .

Sortie et entrée de la mine

J’ai passé un bon moment et vu des hommes qui sont vraiment courageux. Une expérience  riche en enseignements même si ça m’a fait un peu bizarre de croiser ces pauvres gens en plein travail. Tu prends une petite claque, une belle leçon de vie et d’humilité.

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