Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

Traveler on stage

Le 13 Mars 2018, j’ai participé au 3ème Traveler on stage de Nantes.
Le TOS c’est le TEDx des voyageurs.

Retrouvez ici la présentation vidéo du TOS. Ainsi que les autres speakers qui ont partagés la scène avec moi.
Une expérience très enrichissante puisque j’ai découvert un format de présentation qui est à l’opposé de ce que j’ai l’habitude de faire.
Connaissez-vous le pecha kucha ?

Du terme japonais qui signifie « bavardage », le pecha kucha a été inventé à Tokyo en 2003 par deux architectes exaspérés par la longueur des présentations auxquelles ils assistaient. Ils imaginent alors un concept simple : pour les convaincre de leurs projets, les architectes devront présenter leurs idées en vingt diapositives de vingt secondes chacune. 6 minutes40 au total, et pas de retour en arrière possible.

Pour ma part, j’ai choisi de raconter pourquoi il faut se reconnecter à la nature et à soi même.
Le tout en dix-huit slides de vingt seconde. Un format très contraignant où il a fallu bien choisir ses photos, synthétiser ses idées et les présenter de façon dynamique dans le but de faire rire et susciter de l’émotion.
Le monde va de plus en plus vite, les conférences doivent être de plus en plus courtes. Je dois vivre avec mon temps et m’adapter. Ca tombe bien, pendant ces six minutes j’ai le temps de parler de décroissance et d’adaptation… .

Voici le format écrit de ma présentation :

Une vie faite de challenges

Dans ma vie j’ai besoin de sortir de ma bulle de confort, d’adrénaline, d’être confronté à la difficulté, de me surpasser. C’est pour cela que je réalise des aventures.
Comme par exemple : la traversée de la NZ en vélo, l’ascension du Kilimandjaro., des stages de survie dans la jungle Amazonienne et en milieu polaire en Islande.

Enfant de la nature

Depuis ma plus tendre enfance j’aime passer le plus clair de mon temps dehors. Einstein disait : regarde dans la nature et tout prend son sens.
C’est pour cela qu’à l’école, je regardais plus souvent la fenêtre et le monde extérieur que le tableau. L’observation, la lecture de carte et du paysage, l’envie d’aller explorer toujours plus loin ne sont pas nouveau.

Autosuffisance

La jungle Amazonienne donne en quantité nécessaire tout ce dont l’Homme a besoin. A condition de ne pas gaspiller ou piller les ressources. Parfois un fruit peut avoir plusieurs utilisations.
C’est le cas de l’ achiote : à la fois aromate, colorant alimentaire E160b et servant aussi de rouge à lèvres pour les femmes équatoriennes vivant dans la forêt. Cela donne les baisers les plus fruités du monde, croyez moi.

Chasseur/cueilleur

Les techniques de survie m’ont réapprise à vivre et apprise à survivre.
S’abriter, trouver de l’eau et de la nourriture. Des choses basique que le confort de nos sociétés modernes nous on fait oublier.
Tout comme la patience. Et croyez comme moi il en faut avant de pouvoir capturer un serpent à main nu ou savoir tirer à la sarbacane.

Ne faire qu’un avec la nature

Lorsque j’ai chassé le tatoo, l’important était de se fondre dans le paysage. Comme le fond les caméléons. Les feuilles c’est idéal dans la jungle. C’est 100% imperméable mais ça sert aussi de bavoir ou d’assiettes à table.

Un corps qui se transforme

Ben oui, le retour à l’état sauvage modifie les facultés intellectuelles et corporelles. (La preuve en image)
Plus sérieusement, j’ai depuis de nouveaux yeux sur le monde, un estomac en vrai mais des anticorps plus puissants ne me faisant plus craindre le sadisme des moustiques français. Ce depuis que j’ai répertorié 300 piqures sur une jambe quand j’étais en Bolivie.

Homemade

La nature nous offre la possibilité de construire tout ce dont nous avons besoin. Soyons créatif !
Même dans un endroit sans gros morceaux de bois, bambous, palmes, boue ou ciment, il est possible de construire une maison. La preuve ici aux alentours du salar d’Uyuni en Bolivie. J’ai eu le privilège de construire une maison en sel. Je déconseille fortement l’expérience a quiconque ayant une plaie aux mains.

Un terrain de jeu dangereux

La Pachamama notre déesse terre mère a le choix de vie ou de mort. La nature est impitoyable, intraitable. Plus forte que tout. Elle m’a souvent testé et repoussé dans mes retranchements.
J’en suis ressorti vivant mais blessé physiquement.
En Nouvelle Zélande : brûlures au second degré à cause des trous dans la couche d’ozone.
Kilimanjaro : frôler la mort à cause du mal des montagnes.

Une volonté de survivre

Lors de mon stage en milieu polaire j’ai survécu dans le blizzard, avec une température de -30°C. J’ai ma main droite qui a geler et je suis passé prêt de l’amputation.
C’est dans ces moments où la vie se joue à peu de chose et que l’on pense fort à ses proches.

Etoile du berger

Je pense avoir une bonne étoile. Elle me guide sans cesse vers de nouveaux rêves ou défi.
Se diriger est l’essence même du nomade. Il faut savoir utiliser une boussole ou cartes dans d’autres alphabets mais surtout se référer aux indicateurs naturels : soleil ou cours d’eau par exemple.
Mais que faire lorsque j’éprouve le besoin de me perdre ?

Perdre la notion du temps

Très simple : vivre sans montre, sans internet, sans impératif. De mes envies et besoins. Je prends le temps de prendre le temps ou de perdre du temps ? Question de point de vue.
Je vis au rythme de la nature comme le font si bien les animaux.
Je retrouve ma liberté. Plus de règle, plus de code.

Perdre tous ses repères

Connaissez-vous l’endroit le plus déstabilisant où je suis allé ?
C’est au pôle Nord en plein hiver. Plus de vitamine D, plus de soleil pour se diriger.
L’hibernation et la dépression assurée. J’ai donc sombré dans l’alcoolisme.
Non je rigole j’en ai profité pour pratiquer la méditation et faire du développement personnel.

Le sens de mes voyages

Car oui, on voyage dans un but. J’avais besoin de faire mes propres expériences de vie afin de m’enrichir, de me découvrir moi-même et de trouver ma vérité sur le monde.
La permaculture se rapproche le plus de ma philosophie de vie : un mode de vie soutenable qui respecte et limite les ressources de la nature.

Impacts environnementaux

Savez-vous ce qui me révolte le plus aujourd’hui ?
La vitesse à laquelle se dégrade mon terrain de jeu.
Prenons l’exemple de la fonte des glaciers sur la crête sommitale du Kilimanjaro, puisque sans neige, plus d’eau donc plus de possibilité de boire ou cuisiner donc plus de touristes. Sans parler des problèmes d’irrigation des cultures de café et de bananes. La fin de toute une économie pour une région entière !

Besoin de transmettre

C’est pour cela que je suis devenu instituteur de l’école de la vie. Je me dois de transmettre mes connaissances. Il est important à mes yeux de transmettre mes connaissances de cette belle école qu’est la nature.
Depuis quelque temps j’accentue mes interventions auprès des enfants. Je les trouve plus réceptif et conscient des enjeux du nouveau monde qui se met en place.

Décroissance

La transition écologique fait aussi partie de ma conviction profonde. Comme le disait le grand professeur d’économie Serge Latouche : La croissance est fondée sur l’accumulation des richesses. Elle serait selon lui destructrice de la nature et génératrice d’inégalités sociales. C’est donc vers la décroissance qu’il faudrait travailler pour tendre vers une société fondée sur la qualité plutôt que la quantité, sur la coopération plutôt que la compétition.

Transition écologique

Afin d’aller au bout de ma démarche de décroissance je construis actuellement une Walipinas : serre enterré comme on en trouve dans les Andes. Le but est de pouvoir cultiver toute l’année tout en valorisant au mieux les déchets, la déperdition d’énergie et les ressources que je trouve sur place.
J’opte pour une isolation pneus rempli de pierre, branchage et terre.

Le Candide contemporain

Toutes ces expériences et aventures m’ont aidé à gagner en confiance en moi ce qui me permet de transformer tout problèmes en solutions.
Je suis capable de vivre n’importe où sur la planète et de m’adapter à n’importe quelle situation.
Aujourd’hui je souhaite continuer à vivre dans l’œil du cyclone ou dans mon oasis. De choses simples.
Comme Voltaire le disait dans Candide : « il faut cultiver son jardin ».

 

 

 

 

 

2 mois ago 0 Comments Short URL

Welcome to Iran

Tout grand voyageur ou nomade se doit d’avoir mis les pieds en Iran. Effectivement, à mon tour de marteler cette phrase. Elle prend tout son sens au bout de trois semaines en territoire perse. De son histoire en passant par la diversité de ses paysages et des peuples qui y habitent et qui y ont transités : tout s’explique.
Celui qui a posé pied en terre perse a bel et bien une âme nomade ou celle d’un grand voyageur.

Une fois sur place on oubli vite ses préjugés, la censure et le fait de ne plus pouvoir boire d’alcool. Je me suis même habitué à ne voyager que de ville en ville. Moi le rural dans l’âme. Je pourrai employer quantités de superlatifs à l’égard de l’Iran mais j’ai simplement envie de résumer cette découverte par : quelle claque !

Dangereux, le pétrole, l’arme nucléaire, la censure, le terrorisme sont des mots souvent associés à l’Iran. J’ai plutôt envie d’associer ces mots-là : multiculturel, surprenant, diversité de paysage, générosité de son peuple, ouverture au monde extérieur.

Un pays bluffant qui ne laissera personne indifférent. La dernière fois que j’ai eu cet effet, ce fut en Ethiopie.

Il existe deux axes touristiques majeurs. Le plateau central et la partie Nord-ouest. Et pour une fois je ne l’ai pas joué solo (sauf pour la partie N-O. Mon amie Marie et sa sœur ont eu la joie de m’accompagner et me supporter (à moins que ce ne soit l’inverse 😉 ahahah).

Les trésors cachés de l’Iran :

Des villes modernes, d’autres très anciennes, des villes « oasis », des oasis, des villages pittoresques, abandonnés, troglodytes, des châteaux forts, des musées très intéressant, des kurdes, des perses, des azaris turques, des arméniens, des peuples d’asie centrale, nomades, des paysages désertiques, verdoyants, de montagnes, maritimes, des zones géothermiques, des jardins perses majestueux, des palais, mosquées, maisons aux architectures très différentes selon les époques historiques et les climats où elles se situent. Une conduite routière si particulière. Le sens de l’hospitalité. Les qanats : systéme de récupération et stockage d’eau très ingénieux. Une richesse culinaire. Les ambiances indescriptibles des bazars. Des stations de ski. Des philosophes, poètes, temples zoroastriens, églises arménienne.
Un patrimoine culturel hors du commun du à une des plus grandes civilisations du monde : sassanides, seldjoukides, mongols, safavides, souffistes, qadjars.

Une chose est sure, il vous faudra minimum un mois pour faire les deux boucles touristiques « classique ». Mais laissez-vous tenter par les circuits moins classique comme le nord-est qui abrite aussi des trésors cachés, les côtes du golfe persique avec notamment l’île de Quesh ou encore la région de Kerman. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Ce pays mérite à la fois d’être connu mais aussi d’être préservé. Attention donc de ne pas tomber dans le tourisme de masse d’autant plus que beaucoup d’Iraniens issu de la classe moyenne commence eux aussi à se rendre dans les lieux magiques de leur précieux joyau qu’est l’Iran.

Je finirai par l’une des seules phrases en anglais que presque tout iranien saura vous dire : Welcome to Iran ou nom de la ville où vous vous situez.

4 mois ago 0 Comments Short URL

Monkey mind

Pourquoi ces peuples sourient-ils autant ? De manière générale il y a beaucoup de respect dans la gestuelle et les échanges de sourire. Intérieur comme extérieur, j’ai retrouvé le mien. On dit toujours que l’on est le miroir de la personne que l’on a en face de soi. Le sourire étant inné chez les khmers, les Thaïlandais et surement dans les autres pays limitrophes ; j’étais obligé d’en faire autant. Cependant, apprenez à distinguer le bon sourire du mauvais. 😉

Je savais déjà que la santé n’a pas de prix et qu’il faut prendre soin de soi. Mais mon passage à l’hôpital, le fait de m’être fait renverser par une voiture en Thaïlande et les nombreuses heures de méditation auront eu raison de moi. Ma résolution de 2017 est de faire ce bilan de santé générale (dentiste, ORL, dermatologue) que je repousse depuis trop longtemps.

Je défends la logique de décroissance, de ralentir notre rythme de vie et je ne l’applique pas moi-même. C’est l’enseignement principal de ce voyage. Mon rythme effréné de ces deux dernières années a fini par m’user à petit feu. J’étais au bout du rouleau. Nerveusement et physiquement. Très proche d’un burn out.

Ce voyage m’a malmené. Je suis passé par de nombreux états. Il m’a fallu deux semaines pour reprendre goût au voyage. Le besoin de comparer sans cesse avec les nombreux autres pays où je me suis déjà rendu n’aide pas non plus. J’ai beau être un voyageur chevronné, il m’a fallu retrouver les automatismes. C’est comme lorsqu’un sportif de haut niveau se blesse, il lui faut un certain temps avant de retrouver toutes ses capacités.

source internet

En Thaïlande, il faut savoir prendre le temps. C’est comme cela que l’on apprécie ce pays. Rester une ou deux semaines dans certaines villes est une nécessité. Faire une pause (le temps d’une journée entière) dans les nombreux centres de massage, de méditation ou de yoga est vraiment bénéfique. Tout comme parler et faire la fête avec les autres backpakers ou hippies. Car oui, ici c’est peace and love. Tout le monde est ami. Dès que tu croises le mec ou la nénette avec qui tu as discuté la veille ou rencontré la journée même sur un des nombreux lieux touristique : tu t’arrêtes et prends le temps de discuter, manger ou boire un verre.

Il faut lâcher prise, céder au « monkey mind ». L’expression si souvent employée par Phra KK, le moine bouddhiste avec qui j’ai passé une journée entière. Il n’y a pas de traduction littérale mais pour résumer et expliquer, le cerveau du singe cherche constamment une nouvelle branche à laquelle s’accrocher. Le singe exécute cet ordre. L’anxiété des occidentaux vient de là. Notre mode de vie nous l’impose. Cette image résume très bien mes dires :

source internet

La méditation est un long travail de concentration. L’objectif est de savoir faire le vide. Vos yeux ne voient plus l’extérieur mais l’intérieur de votre corps. Vos oreilles n’entendent plus les bruits extérieurs mais ceux que produisent votre corps. Vous ne sentez plus la mouche se poser sur vous mais plutôt le sang se diffuser dans vos veines.

Nos cinq sens ne doivent plus avoir de contact avec l’extérieur mais avec l’intérieur de notre corps. Un dur et facétieux travail qui permet de se concentrer à 100% sur une tâche. C’est comme le principe de l’entonnoir. Il faut que j’apprenne à aller dans la profondeur des choses. Me consacrer sur un ou deux projets avant d’en attaquer un autre. Encore une bonne résolution. Ne dit-on pas : trente ans, l’âge de raison ?

Ce voyage aura été une vraie thérapie. J’ai toutes les pièces du puzzle. Il ne manque plus qu’à les assembler. Ma place est pour l’instant en France auprès de mes amis et de ma famille. Dans mon havre de paix et lieu de dissidence où je souhaite développer la permaculture afin de vivre en semi-autosuffisance. J’ai su me créer un cocon et trouver plusieurs lignes directrices qui me mèneront à ma quête principale. De ce fait, 2017 sera plus dédié aux défis sportifs qu’aux voyages.

source internet

Je pourrai continuer cet article ou en écrire un autre sur le fonctionnement d’un temple Bouddhiste, sur la journée type d’un moine, son rôle,… . C’est très intéressant mais très long.
Je me ferai cependant un plaisir de vous racontez tous cela de vive voix ou en vous prêtant le livre (en anglais) que j’ai acheté au temple universitaire de Suan Dok.
Il propose des journées de méditation ainsi que des possibilités d’échanger durant deux heures avec un jeune moine désirant augmenter son niveau anglais. Un échange appelé « monkchat ».
Tout à la fin de cet article : la vidéo de Phra KK qui nous montre comment s’habillent les moines. Vous trouverez aussi toutes les coordonnées nécessaires.

Kha poun ka
Phra (*) Pierre

* Phra signifie moine. En expliquant le but de ma conférence, de mon livre et mon combat pour vivre dans un monde plus juste et solidaire, Phra KK m’a glissé en plaisantant qu’il ne me manquait plus que l’habit orange.

Mon rayonnement et niveau spirituel sont chaque jour un peu plus intenses et je sens la victoire de ma quête se rapprocher.

Le savant mélange du révolutionnaire qui fusionne avec la sagesse d’un moine bouddhiste est-elle la clé du succès ?

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1 année ago 0 Comments Short URL

Une Thaïlande influente et en pleine mutation

Si vous passez la frontière par voie terrestre  depuis le Cambodge, n’ayez crainte et prenez votre mal en patience. La file d’attente est longue et les changements de bus incessant. Je me retrouve sans monnaie locale avec un simple autocollant bleu sur le T-shirt à la recherche d’un bus pour la capitale. Bus qui se transformera finalement en mini van. C’est un peu l’anarchie. A la douane, certains ont le droit à un visa d’un mois, d’autres à un visa de deux semaines. Bref c’est une confusion générale.

Le changement ne fait que commencer car lors des premiers kilomètres je m’aperçois rapidement qu’ici on roule à gauche, qu’il y a des deux fois deux fois, des péages et le retour des grandes surfaces et de la malbouffe avec des enseignes comme Mcdo, Starbucks et Burger king. Le choc est toujours brutal, je l’avais oublié. Les premiers asiatiques obèses font leur apparition une fois la capitale atteinte. Les effets pervers de la sédentarité (métro boulot dodo) couplé à une nourriture malsaine.

Bangkok

Une ville immense, en pleine mutation. Elle est sur trois étages : sous terrain avec le métro, niveau de la terre pour les habitations et aérien avec le skytrain (métro aérien) et les autoroutes urbaine.
Un deuxième aéroport flambant neuf a fait son apparition. Quatre étages, des policiers en segways, des portiques Xray, des caméras partout. Le top du top. Le métro climatisé n’a pas l’air d’être vieux non plus. En observant tout ces changements, je me dis que ce n’est pas étonnant qu’il y a de plus en plus d’expatriés.
Bangkok est surtout top pour la nightlife. Pour le reste, vous trouverez mieux ou tout aussi bien dans le reste du pays. Et pour moi cher qui plus est.

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Koh tao et autres îles paradisiaque du Sud thaïlandais

Calme, détente ou lieux de fête incontesté avec les variantes de la full moon party. Voilà comment résumer l’ambiance. Bungalows ou dortoir. Street food ou restaurant avec vue imprenable sur la mer. Deux mondes d’écart se côtoient. D’un côté des jeunes en sac à dos, plein de peintures et de couleurs encore enivré d’alcool et de l’autres, des couples ou famille avec d’énormes valises.
Quoiqu’il en soit chacun y trouvera son compte et rentrera avec des souvenirs impérissable tant c’est (c’était ?) le paradis.
Oui, mes yeux ont cette fâcheuse tendance à voir ce que ne voient pas forcément ceux des autres. Je ne vais pas cracher dans la soupe non plus car j’ai passé une soirée de nouvel an de folie mais il est de mon devoir de vous parler des dégâts de l’être humain.  Il y a (encore) une belle faune sous marine mais pour combien de temps ? Au vue de la faune (corail) qui a quasiment disparue. De tous les déchets et fines particules (plastique je pense) se trouvant dans l’eau. Ainsi que l’impact des hydrocarbures dû à l’intense trafic nautique. Je me demande combien de temps il reste à ces îles avant de voir leur caractère paradisiaque disparaitre ?
De plus, vue le nombre de touriste de plus en plus massif et la hausse des prix : je soulève une question. Est-ce encore rentable de se rendre là bas ?

Pour conclure ce dossier, je souhaite aussi vous parler de l’huile de palme qui a fait son apparition dans cette région. Des parcelles entières déjà rasé. On le voit bien lors du décollage ou atterrissage de l’aéroport de Surat tani.
Pour continuer sur une note négative je vous ajoute la propagation nocive des produits phytosanitaires (engrais et traitement contre les maladies et parasites) dans les cultures de fraises du pays. Mais si m’attarde la dessus vous allez dire que je suis impartial ce qui serait vrai. Le développement du pays apporte aussi du bon.

L’irrigation et le matériel financé en partie par les centres de recherche et le gouvernement ont apporté un confort de travail et a nettement relancé l’économie des villages du Nord du pays.
Désormais beaucoup de Thaïlandais peuvent se permettre de visiter leur propre pays pendant les fêtes et les vacances de fin d’année. Ceux du Nord ou de la capitale se rendent dans le sud et vice versa. Chaleur ou fraicheur, à eux et à nous de choisir.

De nombreux étudiants bénéficient depuis peu d’aides financières de leurs universités pour faire un voyage d’étude. 100.000 baths pour 10 personnes + 2000 baths (500€) de la poche de chaque étudiant. Ces échanges interuniversitaires  ainsi que le fait de pouvoir parler anglais avec les nombreux touristes étranger qu’ils croisent, rend ce voyage très enrichissant. Et pour les forcer à faire cette démarche, l’université a créé un questionnaire. Le « IPSOS » ou « INSEE » thaïlandais c’est les étudiants.

Et que dire du développement d’internet. Le wifi est présent partout là bas. Même dans des cafés de petits bleds pommés. Il faut dire que les asiatique sont constamment avec leur téléphone sur réseaux sociaux ou en train de se prendre en photo ou en vidéo. La « selfie dépendance ». On parle de génération Smartphone ou tablette chez nous mais ce n’est rien si l’on compare à l’Asie.

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Chiang mai

C’est la seconde ville du pays en termes d’habitants. Pas de métro sous terrain ni aérien, pas d’autoroutes urbaine mais une circulation très dense et une ville bruyante.
Elle reste la plaque tournante de la partie Nord thaïlandaise. Il y a énormément d’activités à faire. On peut y passer 4 à 7 jours sans problème.
Il y a :

un canyon avec de nombreuses activités nautiques,
des activités de montagne (kayak, VTT descente),
un zoo/safari,
de nombreux temples,
la possibilité d’apprendre à cuisiner thaïlandais,
deux parcs nationaux : Doi inthanon (point culminant de la Thailande) et Doi suthep que vous pouvez gravir en VTT (un petit 18 km à 6,5%) puis redescendre par les chemins de descente. Niveau confirmé souhaitable.

Au niveau insolite, il y a la fidèle journée avec les éléphants mais là-dessus j’ai un avis négatif.
Plus positif : la possibilité de faire une retraite méditative dans un temple bouddhiste où un « monkchat » : rencontre et discussion avec de jeunes moines. L’idée est de pratiquer l’anglais pour eux et de connaître leur mode de vie pour nous, les touristes de passage. Un échange enrichissant. J’y reviendrai plus en détail dans le prochain article.

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Pai

Très touristiques et ambiance hippies. Ici ça sent bon les vacances et l’ambiance camping. Le bruit provient simplement du brouhaha des touristes et des nombreux bars ambiance.
Là encore vous pouvez (vous allez tant l’ambiance est bonne enfant) y rester au minimum une semaine.
De nombreuses cascades, sources chaudes sont au programme de vos visites.
De nombreux points de vue insolites existent pour observer un magnifique coucher de soleil. Au niveau du bouddha blanc à flanc de colline, du canyon ou du pont mémorial.
A votre retour, il ne restera plus qu’à affronter la foule pour aller manger et acheter vos souvenirs en pleine rue dans un des nombreux stands d’artistes ou cuistots indépendant.
S’il vous reste encore des forces, vous irez sûrement boire un verre ou deux ou trois avec les amis que vous avez rencontré en cours de journée ou que vous allez forcément recroiser dans les rues. Mais au final comme tous le monde est ami là bas… .

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Mae hong son

Ville symbole des 1864 virages. Louer un deux roues et éclatez vous dans les routes montagneuses. Suivez les courbes comme vous parcourez celles des femmes (pour vous messieurs hétéros).
Le plan d’eau en plein centre ville donne un certain charme et une quiétude à cette petite bourgade beaucoup moins touristique que Pai.
QG pour le départ pour des treks dans les montagnes environnantes, il ne faut pas oublier d’aller faire une halte détente au spa et bain de boue situé à une vingtaine de bornes plus au Nord.

Il faut se rendre au village reculé de Ban nai soi où vous rencontrerez la tribu Karen des Long Neck Kayan Lahwi. Plus connue sous le nom des femmes girafes. Attrape touriste aujourd’hui, il faut y aller simplement afin de connaître l’histoire de cette tribu Birmane et voir à quoi ressemble un village rural thaïlandais. On est à des années lumière de Bangkok !

La boucle Chiang mai, Mae hong son, Pai est à faire absolument. C’est une tout autre Thaïlande que l’on découvre. Moins étouffante au niveau du trafic et de la chaleur et plus authentique. Un road trip montagneux très sympathique avant de vous rendre sur Chiang rai et de rejoindre le Laos ou la Birmanie. Des pays désormais en vogue.
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Mon analyse sur ce voyage asiatique m’a poussé à affirmer que voyager va coûter de plus en plus cher. Il sera bientôt plus rentable de voyager dans notre pays.
Cela fait le jeu des pays voisins de la Thaïlande. Il relance des pays qui étaient en perte de vitesse ou encore peu visité.
La Birmanie et le Laos étaient depuis longtemps délaissés par les touristes préférant se rendre en Thaïlande, Cambodge et Vietnam. Mais depuis un ou deux ans le nombre de visiteurs annuel a quadruplé. Les infrastructures ne suivent plus et les prix ont fortement augmenté.
Les activités et tarifs spéciaux  «non résident » font que la  Thaïlande et le Cambodge deviennent hors de prix. Tout cela fait le jeu du Vietnam qui redevient abordable par rapport à ses voisins.

Avec le développement qui s’étend désormais dans les zones rurales et un nombre de touristes toujours aussi important voir en augmentation, la Thaïlande va continuer de jouer un rôle très important dans cette région du monde.

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Ma place est auprès d’eux

P1110772En cette dernière année vers la trentaine, je donne un nouveau sens à ma vie. Je sais pourquoi je suis né et ce que je dois apporter sur terre. Les vertus du voyage en sac à dos m’ont fait connaître un autre voyage bien plus puissant : le voyage spirituel. Un voyage au cœur de moi-même qui m’a aidé à comprendre qui j’étais.

Très prochainement vous pourrez découvrir « Mondes parallèles » : mon autobiographie et tout ce que ces long mois de voyage m’ont apportés. C’est ici

En vacances depuis peu, j’ai décidé de passer trois jours à la COP21. Une révélation et un avènement pour moi !! Je m’explique.

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J’ai souvent été confronté à un pessimisme ambiant ou à un je m’en « foutisme » concernant le changement climatique et de nos habitudes. Mais à quelques mètres du grand chapiteau où sont réunis tous les grands chefs d’Etats, se trouve une zone ouverte au public : espace génération climat.
Un nid à idées nouvelles et rencontres surprenante dans l’optique d’un monde meilleur. Car oui, le monde est en transition, la reprise de la croissance n’a pu lieu d’être, il faut penser à l’après pétrole, à un nouveau mode vie. Un nouveau monde est en marche. Le monde dans lequel je me reconnais et je souhaite désormais vivre. Un monde plus JUSTE, plus SOLIDAIRE et plus RESPECTUEUX DE LA NATURE. De nombreuses ALTERNATIVES DURABLES existent. Cet ensemble de communautés forme le monde de demain. Car oui, pour l’instant nous ne sommes que quelques communautés à travers les différents pays du monde à penser et vivre ainsi. Mais chaque jour elles grandissent et se réunissent pour gagner en puissance. C’est un long combat mais j’ai trouvé des alliées.
Rome ne s’est pas fait en un jour mais je sais au fond de moi que de minorité, nous passerons à majorité. Il en va de l’avenir de notre planète.

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Durant ces longs mois de vadrouille dans un confort aléatoire et souvent sommaire : on m’a beaucoup donné, appris. Il est temps de rendre la pareille. Sinon cela s’appelle être un profiteur et ce n’est pas le genre de la maison.

En parlant de maison.. je dois vous avouer que je vais très prochainement devenir sédentaire. L’envie d’avoir mon chez moi, mon intimité, une décoration à mon image, une manière de vivre telle que je l’imaginai a fait pencher la balance. Avec le temps, les envies changent. Le temps est venu de me créer mon cocon. Je suis très bien entouré et j’ai des tas de projets pour m’occuper.

Cette maison est vétuste (plus de 100 ans) ; je vais donc la rénover. Comme ma vie, elle sera en chantier un bon bout de temps. Me voilà propriétaire. Moi qui disais souvent être anti-terrain privatiser et libre d’errer où bon me semble. Me voilà à me contredire en faisant l’inverse.
Néanmoins je la définirais plutôt comme la maison du bonheur.
Ce bonheur passera par un accueil toujours chaleureux dans cette maison de campagne avec un énorme potager et fruitier agrémenté d’un poulailler afin de consommer des produits frais.
La municipalité où je vais habiter a une âme. Elle se compare à un village gaulois résistant et luttant contre les attaques extérieures : implantation d’une décharge, nuisances des avions la nuit, protection de l’environnement (dans les grands axes).
Cette commune est un peu bohême : peuplée d’artisans et de paysans. Elle ne compte que 800 âmes et la chanteuse Barbara a vécu dans ma rue. Yves Duteil en a été le Maire durant de nombreuses années. Ce village a tout pour me plaire.
Je vais pouvoir vivre en semi suffisance grâce à mes énergies renouvelables et fruits et légumes frais. Le monde de demain se construit aussi chez moi. Je me dois de montrer l’exemple.

Après trois jours à la COP et surtout toutes ces fantastiques personnes (venant des quatre coins du monde) rencontrées, une chose est sure : je suis né pour aider et guider ceux qui veulent s’en sortir et œuvrant pour rendre le monde de demain meilleur. Ma place est auprès d’eux.
Love

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Voici la liste de mes plus belles découvertes :

Shamengo : espace communautaire virtuel et réel, de découverte, de partage et d’apprentissage pour permettre à chacun de prendre soin de soi, de créer dans l’éthique, de préserver la planète et de s’engager pour les autres. « La fabrique du nouveau monde ».

Le directeur de la maison d’édition : rue de l’échiquier qui propose des livres d’entretiens ou de vulgarisation pour rendre compte de la pensée et de l’action des hommes et des femmes de notre temps dans des domaines comme l’économie sociale et solidaire, le développement durable, l’écologie et la philosophie.

La rédactrice en chef du journal basta : un média indépendant centré sur l’actualité économique, sociale et environnementale. Constitué d’une équipe de journalistes et de militants associatifs, Basta ! contribue à donner une visibilité aux enjeux écologiques, aux actions citoyennes, aux revendications sociales, aux mouvements de solidarité et aux alternatives mises en œuvre.
Bref enfin une pratique journalistique qui n’est pas complaisante vis-à-vis des pouvoirs économiques et politiques.

Conférence : Océans et forêt au bord de l’asphyxie : agir pour redonner de l’air à la planète avec notamment Paul Watson et le cacique Raoni Metyktire

Elise Willer qui m’a présentée Justin Haaheim fondateur du coaching for social charge-makers. Un métier qui m’attire de plus en plus.

Gaël Giraud : un des quelque rares économistes prouvant qu’il n’y aura plus de croissance. Je vous conseille de lire quelques-uns de ses livres.

Film et rencontre avec les réalisat(eurs)(rices) :

Time to choose – Charles Ferguson
Demain – Cyril Dion et Mélanie Laurent
L’Urgence de ralentir – Philippe Borrel
Sacrée croissance – Marie Monique Robin

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Grimsey : la quête de la spiritualité

J’avais besoin de faire/voir autre chose que ma routine. Même en voyage elle s’était installée. Grandir c’est aussi savoir faire des choses que l’on n’aime pas. Fuir est une solution trop facile. Il faut apprendre à faire face à la contrariété.Depuis l’Afrique je vais à l’encontre de tous mes principes alors tant qu’à faire autant continuer. Je n’ai rien à perdre de toute façon.
Je me sens prêt => il faut y aller.
Une nouvelle expérience commence : lutter contre l’hédonisme. Prendre mes responsabilités à deux mains. Chasser mes vieux démons. Je vais me battre contre moi même. Je me sens dans un état second, transcendé, impatient, excité comme lors de mon premier voyage solitaire.

Me voilà à Grimsey, île volcanique d’une centaine d’âme, située pile sur le cercle polaire arctique et d’une superficie de seulement 5,7 km².
L’envie de liberté totale, d’autarcie, de coin reculé au bout du monde se fait ressentir depuis un moment. Aujourd’hui me voilà sur le point de réaliser cette expérience.
Je vais volontairement vivre sans réveil, sans téléphone, sans internet, sans voir le jour (3 heures de soleil et 2 heures de pénombre). Perdre mes repères, toute notion du temps. N’être relié à la terre ferme que par deux ou trois avions et ferry par semaine.

Sur ce petit bout de terre je compte bien vivre simplement : cuisiner, dormir, marcher, lire et écrire. Rester enfermé à laisser filer le temps ou sortir faire le tour de l’île à pied : voilà mes occupations. J’en ai besoin pour faire la paix avec moi-même. Il faut oublier les nombreux déboires de 2014. Guérir mes blessures. Ferais-je une crise de la trentaine avancé ?

Quelques mots sur le fonctionnement de cet havre de paix :

L’île est rattachée à la deuxième ville de l’Islande : Akureyri. Les enfants vont à l’école jusqu’à l’âge de quatorze ans puis rejoignent Akureyri pour la continuité du cursus. L’Etat donne une aide aux parents (logement, déplacement, frais de nourriture).
Les déchets sont tous évacués par ferry. Pour trouver de l’alcool, il faut rejoindre Dalvik.
L’épicerie n’ouvre que quelques heures et pour la vente de poisson : il faut se rendre au port.
Ici le plombier est aussi jardinier, la caissière s’occupe de la poste et de la boutique souvenir, la gérante de mon hostel travaille en parallèle à l’aéroport. Tous le monde se connaît, s’entraide, se reparti le boulot et surtout est heureux. Tous le monde travaille sur l’île
Les enfants naissent tous dans le mainland et le docteur rend visite aux habitants de l’île une fois toutes les trois semaines.
Et comme sur le main land, on aime prendre sa voiture et rouler pour passer le temps. Voir ce qu’il se passe.

Quoiqu’il en soit au bout d’une semaine, je me sens vraiment bien ici. J’ai réappris à vivre simplement, de chose basique et à  être patient. Avoir une vie trépidente tout le temps n’est pas possible. Parfois il faut savoir se calmer un peu. La gestion des temps faible comme on dit dans le sport. Eh ben cela je me le suis mis en tête et j’ai appris à faire avec. J’ai repris goût à cuisiner, j’ai retrouvé ma paix intérieure. Je suis enfin capable de laisser filer le temps. Je sais à nouveau où je vais. Ces longues heures de ballades au bord des falaises à écouter le bruit des vagues heurtant ces grandes parois verticales et faisant remonter l’odeur du sel : auront à nouveau développé mes sens. Ces longues heures de lecture sur mon rocking chair et ces longues heures de méditations m’ont détendu. Une retraite à la recherche de son développement personnel et une bonne solution pour remettre de l’ordre dans sa vie ou sa tête. Je me sens apaisé, détendu, dans un nouvel état d’esprit.
Juste un conseil : quand vous êtes au bord de l’implosion => faite en une.

Vivre sans impératif, sans montre et dans le noir pendant plus de dix huit heures est quand même assez flippant. J’étais mal à l’aise au début. Je ne savais pas combien de temps j’avais dormi. Je me référençais à la lune pour me rassurer. Je mangeais plus souvent mais par petite quantité. Je me forçais à sortir malgré un vent de folie car tu as vite fait d’hiberner. Vivre libre comme l’air, au grès du vent est très ennivrant. J’y ai pris goût. J’ai appris à combattre l’ennui, la solitude et surtout à mieux gérer mon psychisme. J’ai vaincu mes ennemis !!

Je ne regrette vraiment pas cette expérience bénéfique. L’Islande a vraiment été un bon choix de destination. J’y aurai vécu des moments magique et très fort en émotion : le road trip avec mes parents et ma soeur, revoir mon pote Tomas ainsi que ses amis et famille, ma retraite sur Grimsey, les aurores boréales (un rêve d’enfant), mon stage de survie en milieu polaire (un défi sportif très attendu qui sera l’objet de mon prochain article). Je rentre avec plein de nouvelles intentions à appliquer. Ca change du voyage Africain dis donc et c’est de bonne augure pour la suite. Comme on dit toujours : le meilleur reste à venir !!

PS : Dans l’article précédent, j’ai oublié de vous parlez des 13 pères noël islandais (ou plutôt trolls) alors cession de rattrapage ici :

http://www.photovoyage.org/blog/coup-de-coeur/legende-des-13-peres-noel-islandais/

3 années ago 0 Comments Short URL

Sur les traces d’Indiana Jones, de Lawrence d’Arabie et de Jesus

Les changements de pays à l’intérieur d’un même continent procurent parfois de bons chocs culturels mais que dire lorsque l’on change de continent ? En me rendant en Jordanie, via Bahreïn, je redécouvre le luxe, retrouve les fameux  « M » jaune, changement d’écriture, changement de couleur de peau. Il faut se réhabituer et se réadapter à cette nouvelle vie.

On nous parle toujours, d’Israël, de la Syrie, d’Irak. Moi, j’ai envie de vous faire découvrir ce pays enclavé entre nos trois pays instables, précédemment cités : la Jordanie.

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Meharée dans le Wadi rum

 

C’est le pays idéal si vous ne raffolez pas des longues heures d’avion, que vous aimez la chaleur, le dépaysement, l’envie de découverte, que vous n’avez qu’une semaine ou deux de disponibilité, que vous n’aimez pas lorsqu’il y a trop de décalage horaire.
Ce pays est idéal à découvrir entre amis, collègues, en couple ou encore en famille. Voyager seul en étant une fille se révèle compliqué.
En une semaine (séjour organisé ou en louant une voiture) vous aurez le temps de découvrir :

  • la merveilleuse faune et flore sous-marine de la mer rouge à Aquaba
  • une des sept nouvelles merveilles au monde (ma troisième) dont fait partie la cité de Pétra
  • le fabuleux désert du Wadi rum en 4 X 4 ou à dos de dromadaire avec une nuit dans un camp Bédoin
  • l’expérience de flotter sur l’eau de la mer morte (point le plus bas sur terre situé à moins quatre cent quinze mètre en dessous du niveau de la mer)
  • la gentillesse de ce peuple qui fera des pieds et des mains pour vous aider et qui sera très enchanté de discuter un peu avec vous autour d’un verre de thé.
  • Les lieux saints de Béthanie du Jourdain (là où l’on a baptisé Jésus) et le Mont nébu (vue sur Jérusalem par temps clair et tombe de Moïse).
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Dormir ou lire sur l’eau est désormais possible

Et s’il vous reste du temps vous pourrez partir en randonnée dans la réserve de Dana, ou encore faire du canyoning dans le Wadi mujib, partir à la découverte des vestiges romains dans Amman ou encore à Jérash.

Notre aventure (j’ai partagé ce voyage avec Sarah, une amie de Lycée) :

Un road trip de sept jours dans les principaux lieux touristiques du pays. Une première journée épique où nous avons visité le Mont nébo, longé toute la mer morte pour finir à Kerak où nous avons visité le château. Le lendemain on se rendra dans le pittoresque village de Dana afin de faire un peu de randonnée sur les hauteurs de cette énorme Gorge. Le troisième et quatrième jour seront dédiés à la visite de Pétra en mode Indiana Jones. Le seul  bémol sont les nombreuses échoppes de souvenirs qui t’empêchent de t’imprégner réellement des lieux. Mais peut-on en vouloir à ce peuple Bédouin qui a toujours vécu du commerce ? Le cinquième jour nous découvrirons le désert surréaliste du Wadi rum à l’ancienne : sous forme de Méharée (à dos de dromadaire). Cela tombe bien puisque je lis le livre de Théodore Monod : le plus grand connaisseur du Sahara. Je peux désormais mettre des images sur ses lignes noires et blanches, mettre en pratique le savoir acquis dans ce livre. Nous passerons la nuit dans un campement Bédouin où nous mangerons très bien et découvriront le fameux four enterré dans le sable que l’on nomme : zerb. Leur dur vie passé (ils ont désormais accès aux 4 X 4 et confort) leur a forgé un caractère qui se rapproche de ma ligne de conduite en voyage : leur sens de l’humour, courage, vivacité et foi leur a appris la tolérance et l’humilité.


Sixième jour : plongée pour Sarah et snorkeling me concernant. Quel régal !!
Nous passerons notre dernier jour dans un cinq étoiles, au Marriot resort. Après avoir connus des logements plus que rudimentaires (NDLR : j’ai dormi avec des puces, et à des endroits où les toilettes te font vomir tellement l’odeur est insoutenable) je découvre le luxe. Moquette irréprochable, lit king size, chambre spacieuse, service haut de gamme. Je suis perdu, à tel point que Sarah m’apprend deux trois fonctionnement. Il ne faut d’ailleurs pas oublier de signaler que l’on est  arrivé à la réception en mode pur routard avec nos sacs à dos, en short de bain pour Sarah et des affaires sentant mauvais, plus une barbe de cinq centimètres me concernant. Soit dit en passant, j’ai aimé l’expérience mais ce n’est vraiment pas un endroit où je pourrais passer toutes mes vacances. Je me suis retrouvé dans l’antithèse totale du routard mais rien de mieux il faut l’avouer pour jouir d’un bien être total avec un lit ultra confortable et un spa relaxant après cet éreintant voyage en Afrique.

L’avantage de la basse saison vous fera profiter de prix réduits dans les hôtels et surtout d’un climat encore supportable mais aussi de pouvoir errer tranquillement dans les sites touristiques encore désert.

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Les échoppes de Petra

Ce pays est vraiment relaxant et plaisant à découvrir. Par ses faibles distances, son bon rapport qualité prix, ses lieux culturels, religieux et ses paysages ; la Jordanie a tous les atouts pour charmer tous les types de voyageurs. Avec une population musulmane tolérante,  chaleureuse et accueillante, le voyageur et roi (même quand on t’arrête pour excès de vitesse, on te laisse repartir avec un simple avertissement ; hein Sarah ?). Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut en abuser… .

DCIM102GOPRO

4 années ago 0 Comments Short URL

Ethiopie : le bilan et infos complémentaires

Il est temps de dire adieu à l’Afrique et de rejoindre le Moyen Orient avec une journée de transit à Bahrein avant de rejoindre Sarah (mon egal feminin) en Jordanie.

Comme vous avez pu le voir dans le précédent article l’Ethiopie est un pays qui a su répondre à mes attentes du moment. Maintenant que vous en savez plus sur les lieux touristiques : entrons plus en détail à la découverte du berceau de l’humanité.

Il est bon de savoir, qu’ici vous serez vraiment perdu.

Tout d’abord, vous ferez un bon dans le passé avec le calendrier éthiopien. Ne vous étonnez donc pas si aujourd’hui (comme sur mon ticket de bus) vous trouvez la date du 21/06/06.

Ensuite, l’alphabet ahmarique ne va vraiment pas vous faciliter la tâche dans les petits villages lorsque vous allez vouloir commander votre repas (surtout si personne ne parle anglais dans les parages).

Idem sur les routes avec les panneaux directionnels (lorsqu’il y en a…)

Transport : Dans l’ensemble la qualité des routes et bonne et de nouveaux tronçons asphaltés sont en cours de réalisation. Par contre la conduite y est tres dangereuse (un nombre incalculable d’accident) puisque nos chers conducteurs déboitent à tous va, se contentant de coups de klaxons avertisseurs en priant qu’il n’y ait personne en face. Evitez donc de voyager à bord de minivan et de conduire vous même. Il faut savoir qu’il est très fréquent de croiser des piétons, des charettes et de nombreux animaux sur la route. Et si par malheur vous en écrasez un, preparez votre portefeuille.

Les distances étant souvent longue, et, avec des routes montagneuses : optez pour les bus conforts comme Sky bus ou Selam. Attention, les points de ventes sont parfois compliqués à trouver et le départ ne se fait pas au même endroit que les bus locaux.
S’il n’y a plus de place : prenez les bus locaux. Arrivez tôt afin de choisir les meilleures places et ne vous laissez pas intimider lorsque l’on vous demande un tips (pour avoir charger votre bagage) ou un tarif supplémentaire pour votre bagage. Important de signaler aussi que si vous êtes plutôt du genre lève tard, evitez donc de voyager en bus (depart 5h30). Habituez vous aussi à ce que l’on jette tous les déchets par terre et a rouler les fenêtres fermées même en cas de forte chaleur (paraît-il que les courants d’air : ça rend malade).

Gastronomie : Impossible de passer a côte de l’injera : sorte de galette fermentée et fabriquée à base de teff (qui ne pousse qu’ici). On la mange à toutes les sauces. Avec que des legumes ou que de la viande voir les deux. Généralement on partage le plat et on ne mange qu’avec la main droite, sans toucher ou lecher la sauce , en ayant pris soin de se laver la main auparavant.

Goûtez aussi aux délicieux jus de fruit avec le fameux mélange avocat mangue. Laissez vous tenter par les pâtisseries assez légère et ne refusez pas les grains de colo, la canne à sucre et surtout le khat (feuilles assez amères que l’on machent et qui est considéré comme une drogue). Si vous n’aimez pas, plaisantez en disant que vous n’êtes pas une poule (colo), pas un panda  (canne à sucre) ou pas une vache (khat).
Amateur de café, ne loupez sous aucun prétexte la fameuse cérémonie du café. Sinon rabattez vous sur le thé très parfumé mais aussi très sucré.
 

Souvenir : Vous aurez l’embarras du choix. Entre les costumes locaux, les écharpes, les nappes, les objets en cuir, les tableaux religieux et ceux sur peau de chèvre ou encore les cafetière et autres objets colorés artisanaux… .

Societe :  Bien que l’homosexualité ne soit pas toléré, il sera très fréquent de  rencontrer des hommes ou des femmes amis se tenir par la main. Les  accolades sont récurrentes aussi.

Fervant défenseur de la nature, je ne pouvais vous parler des nombreux déchets errants dans la nature avec un total égard pour l’environnement. Ici on aime bien jouer du balais mais c’est simplement pour mettre la saleté dans les caniveaux ou chez le voisin. Jettez à tous va les détritus par terre ou par la fenêtre est un geste du quotidien.
D’un point de vue économique, le pays connait un niveau de développement assez incroyable. Certes, il y a toujours énormement de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et souffrant de malnutrition mais avec une main d’oeuvre à deux dollars par jour, c’est une aubaine pour attirer les investisseurs et donc créer de l’emploi. Outres, les égyptiens, turcs, francais et prochainement l’enseigne H&M, il y a forcément l’ogre Chinois qui installe une énorme plateforme logistique, vient de finir la construction de la première autoroute du pays et construit actuellement le futur metro/tram dans la capitale. Pas étonnant donc si on te prend pour un Chinois lorsque tu es blanc.
Pas étonnant (non plus) du coup de voir éclore depuis quelques années, une classe moyenne qui contribue pleinement à la societé de consommation (téléphone, vêtements de luxe, voiture,… ).
Le secteur touristique aussi est en plein essor avec la construction de plus en plus d’établissement luxueux faisant augmenter les prix de façon exponentiels ces dernières années. Le gouvernement a choisi de suivre ses confrères Kenyan et Tanzanien avec la fameuse « white taxe » et tous ce qui l’entoure (pourboire trop généreux, contact humain sans rapport à l’argent perdu, négociation farouche des prix).
Le gouvernement gère très bien ses conflits internes et externes (notamment avec la Somalie, Erythree et l’Egypte au sujet de la construction du barrage sur le Nil) afin de maintenir une bonne image et de conserver une bonne économie.
 
Enfants : C’est surtout ce que je retiendrai de l’Afrique. Insouciants, charmeurs, intrigués, se promenant cul nul (pour les bambins), parfois insistants, nés avec le mot « money » à la bouche,… . Il ne vous laissent pas indifférents. Ne soyez pas choqué de les voir  travailler dans la rue ou dans certains restaurants de campagne. Dans les campagnes, dès l’âge de cinq ans, ils aident les parents dans les tâches quotidiennes (recherche de l’eau, gestion du bétail, cuisine).
Je ne pouvais pas finir cet article sans citer la beauté radieuse des éthiopiennes. Menus avec des formes généreuses et un visage aux traits fins avec ce savoureux mélange afro-moyent orient. Un régale pour les yeux.
Bilan général : L’Afrique n’aura pas été de tout repos et ne m’aura pas ménagé nerveusement. J’en ressors
usé, plein de piqûres de puces et le ventre en vrac, mais surtout changé, encore plus fort et des idées pleins la tête. Et oui mes rencontres, mon sens aiguisé de l’observation, la solitude et les longues heures de réflections m’auront encore appris énormément de choses.
PS : pour mieux comprendre l’Afrique, je vous invite a lire le hors serie de Jeune Afrique intitulé L’Afrique en 2014

4 années ago 0 Comments Short URL

Tonga soa sur la grande île

Madagascar ne m’a vraiment pas déçu et apporte tous ce que je voulais voir : même plus. Je m’y suis regalé et je conseille fortement de s’y rendre.
Je n’aurai parcouru qu’une infime partie de cette île grande comme la France et le Bénélux réuni mais elle m’aura charméé. L’avantage de cette période est que tu peux négocier facilement les prix vu que c’est la basse saison. Le désavantage c’est la saison des pluies qui te limite à mon parcours (la RN7 qui est goudronnéé). Autre option c’est louer une moto : ce qu’a fait Aaron (une belle rencontre). Sans cela bon courage.

Une des principales routes goudronne laisse a l’abandon

Les routes (enfin surtout les pistes) font donc le charme de ce pays. Optez donc pour la moto ou une voiture de location car les transports en commun c’est bien quand tu es jeune (et encore).

Les parcs nationaux : impossible de s’y rendre sans guide. Essayez de constituer un groupe afin de partager les frais. J’aurai eu l’occasion de visiter le parc Ramanofana (le top si tu aimes les ballades en forêts, nocturnes et donc pour y voir des lémuriens, caméleons, serpents, geckos). Isalo est splendide car c’est un mélange de canyons, oasis et piscines naturelles. Anja : promenade sympathique en montagne (faune et flore riche). Rianala, situé a Ifaty, vous pourrez observer les baobabs et cactées. Il relève le niveau du parc aquatique du lagon qui, certe, possède de beaux poisons mais ne comptez pas voir de beaux coraux.

Parc national de l’Isalo

 

Sécurite et corruption : se méfier la nuit des policiers qui vous racket si vous n’avez pas votre passeport et des personnes un peu ivre. C’est d’ailleur un fléau : le pays tourne au ralenti les lendemains des jours de fête. Quand à la corruption : elle est partout. Au bord des routes, dans les études (paye ton diplôme), dans les entreprises gérées par les vazaha (les blancs),…. . Mada souffre de cette mauvaise image (insécurité) que vehicule les medias. Les touristes ont peur de venir et cela pénalise grandement ce formidable pays où tu peux loger dans de ravissants endroits pour peu cher.

 

Le fameux maki catta

Faune, flore et environnement : une multitude d’espèces endémiques (faune et flore réuni) de palmiers, baobabs, lémuriens, insectes. Mada est un véritable écosysteme. La gestion de l’environnement mérite une gestion plus stricte. La déforestation est omnispresente et donc l’érosion aussi. Il faut du bois pour se chauffer et plus d’espace pour les cultures qui nourrissent la population certes mais que fera-t-on lorsque l’érosion aura atteint son point de non retour ? Et que dire de la gestion des dechets… .
Point positif c’est que l’on utilise des materieux locaux pour la construction et que l’on réutilise tout. Rien ne se perd ! L’agriculture y est encore bio Presque partout.

 

Rhum, Riz, Zebu : Ici c’est sacré. Avec une bouteille de rhum tu peux résoudre de gros problème (c’est un gage d’acceptation mais de corruption aussi, dans certains cas). Le riz est le passé culturel asiatique. Il est de tres bonne qualité donc on l’exporte et on y importe un riz de qualité moindre (forcément !!). J’ai eu la chance de participer au repiquage. Ils mangent du riz à toutes les sauces et avec beaucoup de zébu (qui remplace la vache). Cet animal peut servir d’offrande, de moyen de transport mais il est surtout utilisé dans le travail en rizière. On denombre de plus en plus de vol. Certains parcourent quatre vingt kilomètres durant la nuit. C’est un animal très facile manier. J’ai pu participer à une transhumance.

 

Politique : No comment ! Quand ton président s’en met plein les poches durant trente ans et toi, citoyen tu trimes plus que tous : je comprend pourquoi ce peuple attend avec impatience du changement et pourquoi les aides internationales ont été annulées. Malheureusement ce n’est pas le seul probleme .

 

Tourisme sexuel : tu ne peux pas sortir seul sans être assailli de toutes part. C’est la seule raison de vivre des filles de la côte : trouver un vazaha qui te paye tous et rester avec lui le temps d’une soirée, voyage ou plus. Heureusement, il n’existe que très peu de réseau de proxénétisme. Mais il y a trop de quarantenaire ou cinquantenaire avec des jeunes filles ou garcon.

 

Pauvreté : bonjour vazaha, donne moi les bonbons, donne moi l’argent. Les enfants qui travaillent dès cinq ans, les gens presque tous pied nus. La cohue dès que tu donnes un peu à manger à quelqu’un. Enfin bref un grand classique dans un pays délaissé.

Une très grande variété de caméléons

 

L’avenir de ce pays fait peur. “on arrivera jamais à se relever” “ce pays va devenir comme Tahiti : on construit et dans la foulée, l’état, la corruption ou le cyclone balaye tout” “Si on a plus d’aide internationale…” Voilà ce j’ai pu entendre durant mon séjour. Parole d’habitants ou de résident. Sans compter un environnement qui se dégrade, tout comme les infrastructures ainsi qu’une baisse de la fréquentation des touristes. Bref sa sent le chaos mais heureusement qu’il y a encore des ONG et personnes très courageuses qui donnent de leur temps pour que Mada survive. Bravo à vous !!

Baobab

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