Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

Monkey mind

Pourquoi ces peuples sourient-ils autant ? De manière générale il y a beaucoup de respect dans la gestuelle et les échanges de sourire. Intérieur comme extérieur, j’ai retrouvé le mien. On dit toujours que l’on est le miroir de la personne que l’on a en face de soi. Le sourire étant inné chez les khmers, les Thaïlandais et surement dans les autres pays limitrophes ; j’étais obligé d’en faire autant. Cependant, apprenez à distinguer le bon sourire du mauvais. 😉

Je savais déjà que la santé n’a pas de prix et qu’il faut prendre soin de soi. Mais mon passage à l’hôpital, le fait de m’être fait renverser par une voiture en Thaïlande et les nombreuses heures de méditation auront eu raison de moi. Ma résolution de 2017 est de faire ce bilan de santé générale (dentiste, ORL, dermatologue) que je repousse depuis trop longtemps.

Je défends la logique de décroissance, de ralentir notre rythme de vie et je ne l’applique pas moi-même. C’est l’enseignement principal de ce voyage. Mon rythme effréné de ces deux dernières années a fini par m’user à petit feu. J’étais au bout du rouleau. Nerveusement et physiquement. Très proche d’un burn out.

Ce voyage m’a malmené. Je suis passé par de nombreux états. Il m’a fallu deux semaines pour reprendre goût au voyage. Le besoin de comparer sans cesse avec les nombreux autres pays où je me suis déjà rendu n’aide pas non plus. J’ai beau être un voyageur chevronné, il m’a fallu retrouver les automatismes. C’est comme lorsqu’un sportif de haut niveau se blesse, il lui faut un certain temps avant de retrouver toutes ses capacités.

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En Thaïlande, il faut savoir prendre le temps. C’est comme cela que l’on apprécie ce pays. Rester une ou deux semaines dans certaines villes est une nécessité. Faire une pause (le temps d’une journée entière) dans les nombreux centres de massage, de méditation ou de yoga est vraiment bénéfique. Tout comme parler et faire la fête avec les autres backpakers ou hippies. Car oui, ici c’est peace and love. Tout le monde est ami. Dès que tu croises le mec ou la nénette avec qui tu as discuté la veille ou rencontré la journée même sur un des nombreux lieux touristique : tu t’arrêtes et prends le temps de discuter, manger ou boire un verre.

Il faut lâcher prise, céder au « monkey mind ». L’expression si souvent employée par Phra KK, le moine bouddhiste avec qui j’ai passé une journée entière. Il n’y a pas de traduction littérale mais pour résumer et expliquer, le cerveau du singe cherche constamment une nouvelle branche à laquelle s’accrocher. Le singe exécute cet ordre. L’anxiété des occidentaux vient de là. Notre mode de vie nous l’impose. Cette image résume très bien mes dires :

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La méditation est un long travail de concentration. L’objectif est de savoir faire le vide. Vos yeux ne voient plus l’extérieur mais l’intérieur de votre corps. Vos oreilles n’entendent plus les bruits extérieurs mais ceux que produisent votre corps. Vous ne sentez plus la mouche se poser sur vous mais plutôt le sang se diffuser dans vos veines.

Nos cinq sens ne doivent plus avoir de contact avec l’extérieur mais avec l’intérieur de notre corps. Un dur et facétieux travail qui permet de se concentrer à 100% sur une tâche. C’est comme le principe de l’entonnoir. Il faut que j’apprenne à aller dans la profondeur des choses. Me consacrer sur un ou deux projets avant d’en attaquer un autre. Encore une bonne résolution. Ne dit-on pas : trente ans, l’âge de raison ?

Ce voyage aura été une vraie thérapie. J’ai toutes les pièces du puzzle. Il ne manque plus qu’à les assembler. Ma place est pour l’instant en France auprès de mes amis et de ma famille. Dans mon havre de paix et lieu de dissidence où je souhaite développer la permaculture afin de vivre en semi-autosuffisance. J’ai su me créer un cocon et trouver plusieurs lignes directrices qui me mèneront à ma quête principale. De ce fait, 2017 sera plus dédié aux défis sportifs qu’aux voyages.

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Je pourrai continuer cet article ou en écrire un autre sur le fonctionnement d’un temple Bouddhiste, sur la journée type d’un moine, son rôle,… . C’est très intéressant mais très long.
Je me ferai cependant un plaisir de vous racontez tous cela de vive voix ou en vous prêtant le livre (en anglais) que j’ai acheté au temple universitaire de Suan Dok.
Il propose des journées de méditation ainsi que des possibilités d’échanger durant deux heures avec un jeune moine désirant augmenter son niveau anglais. Un échange appelé « monkchat ».
Tout à la fin de cet article : la vidéo de Phra KK qui nous montre comment s’habillent les moines. Vous trouverez aussi toutes les coordonnées nécessaires.

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Phra (*) Pierre

* Phra signifie moine. En expliquant le but de ma conférence, de mon livre et mon combat pour vivre dans un monde plus juste et solidaire, Phra KK m’a glissé en plaisantant qu’il ne me manquait plus que l’habit orange.

Mon rayonnement et niveau spirituel sont chaque jour un peu plus intenses et je sens la victoire de ma quête se rapprocher.

Le savant mélange du révolutionnaire qui fusionne avec la sagesse d’un moine bouddhiste est-elle la clé du succès ?

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Une Thaïlande influente et en pleine mutation

Si vous passez la frontière par voie terrestre  depuis le Cambodge, n’ayez crainte et prenez votre mal en patience. La file d’attente est longue et les changements de bus incessant. Je me retrouve sans monnaie locale avec un simple autocollant bleu sur le T-shirt à la recherche d’un bus pour la capitale. Bus qui se transformera finalement en mini van. C’est un peu l’anarchie. A la douane, certains ont le droit à un visa d’un mois, d’autres à un visa de deux semaines. Bref c’est une confusion générale.

Le changement ne fait que commencer car lors des premiers kilomètres je m’aperçois rapidement qu’ici on roule à gauche, qu’il y a des deux fois deux fois, des péages et le retour des grandes surfaces et de la malbouffe avec des enseignes comme Mcdo, Starbucks et Burger king. Le choc est toujours brutal, je l’avais oublié. Les premiers asiatiques obèses font leur apparition une fois la capitale atteinte. Les effets pervers de la sédentarité (métro boulot dodo) couplé à une nourriture malsaine.

Bangkok

Une ville immense, en pleine mutation. Elle est sur trois étages : sous terrain avec le métro, niveau de la terre pour les habitations et aérien avec le skytrain (métro aérien) et les autoroutes urbaine.
Un deuxième aéroport flambant neuf a fait son apparition. Quatre étages, des policiers en segways, des portiques Xray, des caméras partout. Le top du top. Le métro climatisé n’a pas l’air d’être vieux non plus. En observant tout ces changements, je me dis que ce n’est pas étonnant qu’il y a de plus en plus d’expatriés.
Bangkok est surtout top pour la nightlife. Pour le reste, vous trouverez mieux ou tout aussi bien dans le reste du pays. Et pour moi cher qui plus est.

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Koh tao et autres îles paradisiaque du Sud thaïlandais

Calme, détente ou lieux de fête incontesté avec les variantes de la full moon party. Voilà comment résumer l’ambiance. Bungalows ou dortoir. Street food ou restaurant avec vue imprenable sur la mer. Deux mondes d’écart se côtoient. D’un côté des jeunes en sac à dos, plein de peintures et de couleurs encore enivré d’alcool et de l’autres, des couples ou famille avec d’énormes valises.
Quoiqu’il en soit chacun y trouvera son compte et rentrera avec des souvenirs impérissable tant c’est (c’était ?) le paradis.
Oui, mes yeux ont cette fâcheuse tendance à voir ce que ne voient pas forcément ceux des autres. Je ne vais pas cracher dans la soupe non plus car j’ai passé une soirée de nouvel an de folie mais il est de mon devoir de vous parler des dégâts de l’être humain.  Il y a (encore) une belle faune sous marine mais pour combien de temps ? Au vue de la faune (corail) qui a quasiment disparue. De tous les déchets et fines particules (plastique je pense) se trouvant dans l’eau. Ainsi que l’impact des hydrocarbures dû à l’intense trafic nautique. Je me demande combien de temps il reste à ces îles avant de voir leur caractère paradisiaque disparaitre ?
De plus, vue le nombre de touriste de plus en plus massif et la hausse des prix : je soulève une question. Est-ce encore rentable de se rendre là bas ?

Pour conclure ce dossier, je souhaite aussi vous parler de l’huile de palme qui a fait son apparition dans cette région. Des parcelles entières déjà rasé. On le voit bien lors du décollage ou atterrissage de l’aéroport de Surat tani.
Pour continuer sur une note négative je vous ajoute la propagation nocive des produits phytosanitaires (engrais et traitement contre les maladies et parasites) dans les cultures de fraises du pays. Mais si m’attarde la dessus vous allez dire que je suis impartial ce qui serait vrai. Le développement du pays apporte aussi du bon.

L’irrigation et le matériel financé en partie par les centres de recherche et le gouvernement ont apporté un confort de travail et a nettement relancé l’économie des villages du Nord du pays.
Désormais beaucoup de Thaïlandais peuvent se permettre de visiter leur propre pays pendant les fêtes et les vacances de fin d’année. Ceux du Nord ou de la capitale se rendent dans le sud et vice versa. Chaleur ou fraicheur, à eux et à nous de choisir.

De nombreux étudiants bénéficient depuis peu d’aides financières de leurs universités pour faire un voyage d’étude. 100.000 baths pour 10 personnes + 2000 baths (500€) de la poche de chaque étudiant. Ces échanges interuniversitaires  ainsi que le fait de pouvoir parler anglais avec les nombreux touristes étranger qu’ils croisent, rend ce voyage très enrichissant. Et pour les forcer à faire cette démarche, l’université a créé un questionnaire. Le « IPSOS » ou « INSEE » thaïlandais c’est les étudiants.

Et que dire du développement d’internet. Le wifi est présent partout là bas. Même dans des cafés de petits bleds pommés. Il faut dire que les asiatique sont constamment avec leur téléphone sur réseaux sociaux ou en train de se prendre en photo ou en vidéo. La « selfie dépendance ». On parle de génération Smartphone ou tablette chez nous mais ce n’est rien si l’on compare à l’Asie.

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Chiang mai

C’est la seconde ville du pays en termes d’habitants. Pas de métro sous terrain ni aérien, pas d’autoroutes urbaine mais une circulation très dense et une ville bruyante.
Elle reste la plaque tournante de la partie Nord thaïlandaise. Il y a énormément d’activités à faire. On peut y passer 4 à 7 jours sans problème.
Il y a :

un canyon avec de nombreuses activités nautiques,
des activités de montagne (kayak, VTT descente),
un zoo/safari,
de nombreux temples,
la possibilité d’apprendre à cuisiner thaïlandais,
deux parcs nationaux : Doi inthanon (point culminant de la Thailande) et Doi suthep que vous pouvez gravir en VTT (un petit 18 km à 6,5%) puis redescendre par les chemins de descente. Niveau confirmé souhaitable.

Au niveau insolite, il y a la fidèle journée avec les éléphants mais là-dessus j’ai un avis négatif.
Plus positif : la possibilité de faire une retraite méditative dans un temple bouddhiste où un « monkchat » : rencontre et discussion avec de jeunes moines. L’idée est de pratiquer l’anglais pour eux et de connaître leur mode de vie pour nous, les touristes de passage. Un échange enrichissant. J’y reviendrai plus en détail dans le prochain article.

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Pai

Très touristiques et ambiance hippies. Ici ça sent bon les vacances et l’ambiance camping. Le bruit provient simplement du brouhaha des touristes et des nombreux bars ambiance.
Là encore vous pouvez (vous allez tant l’ambiance est bonne enfant) y rester au minimum une semaine.
De nombreuses cascades, sources chaudes sont au programme de vos visites.
De nombreux points de vue insolites existent pour observer un magnifique coucher de soleil. Au niveau du bouddha blanc à flanc de colline, du canyon ou du pont mémorial.
A votre retour, il ne restera plus qu’à affronter la foule pour aller manger et acheter vos souvenirs en pleine rue dans un des nombreux stands d’artistes ou cuistots indépendant.
S’il vous reste encore des forces, vous irez sûrement boire un verre ou deux ou trois avec les amis que vous avez rencontré en cours de journée ou que vous allez forcément recroiser dans les rues. Mais au final comme tous le monde est ami là bas… .

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Mae hong son

Ville symbole des 1864 virages. Louer un deux roues et éclatez vous dans les routes montagneuses. Suivez les courbes comme vous parcourez celles des femmes (pour vous messieurs hétéros).
Le plan d’eau en plein centre ville donne un certain charme et une quiétude à cette petite bourgade beaucoup moins touristique que Pai.
QG pour le départ pour des treks dans les montagnes environnantes, il ne faut pas oublier d’aller faire une halte détente au spa et bain de boue situé à une vingtaine de bornes plus au Nord.

Il faut se rendre au village reculé de Ban nai soi où vous rencontrerez la tribu Karen des Long Neck Kayan Lahwi. Plus connue sous le nom des femmes girafes. Attrape touriste aujourd’hui, il faut y aller simplement afin de connaître l’histoire de cette tribu Birmane et voir à quoi ressemble un village rural thaïlandais. On est à des années lumière de Bangkok !

La boucle Chiang mai, Mae hong son, Pai est à faire absolument. C’est une tout autre Thaïlande que l’on découvre. Moins étouffante au niveau du trafic et de la chaleur et plus authentique. Un road trip montagneux très sympathique avant de vous rendre sur Chiang rai et de rejoindre le Laos ou la Birmanie. Des pays désormais en vogue.
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Mon analyse sur ce voyage asiatique m’a poussé à affirmer que voyager va coûter de plus en plus cher. Il sera bientôt plus rentable de voyager dans notre pays.
Cela fait le jeu des pays voisins de la Thaïlande. Il relance des pays qui étaient en perte de vitesse ou encore peu visité.
La Birmanie et le Laos étaient depuis longtemps délaissés par les touristes préférant se rendre en Thaïlande, Cambodge et Vietnam. Mais depuis un ou deux ans le nombre de visiteurs annuel a quadruplé. Les infrastructures ne suivent plus et les prix ont fortement augmenté.
Les activités et tarifs spéciaux  «non résident » font que la  Thaïlande et le Cambodge deviennent hors de prix. Tout cela fait le jeu du Vietnam qui redevient abordable par rapport à ses voisins.

Avec le développement qui s’étend désormais dans les zones rurales et un nombre de touristes toujours aussi important voir en augmentation, la Thaïlande va continuer de jouer un rôle très important dans cette région du monde.

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Ma place est auprès d’eux

P1110772En cette dernière année vers la trentaine, je donne un nouveau sens à ma vie. Je sais pourquoi je suis né et ce que je dois apporter sur terre. Les vertus du voyage en sac à dos m’ont fait connaître un autre voyage bien plus puissant : le voyage spirituel. Un voyage au cœur de moi-même qui m’a aidé à comprendre qui j’étais.

Très prochainement vous pourrez découvrir « Mondes parallèles » : mon autobiographie et tout ce que ces long mois de voyage m’ont apportés. C’est ici

En vacances depuis peu, j’ai décidé de passer trois jours à la COP21. Une révélation et un avènement pour moi !! Je m’explique.

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J’ai souvent été confronté à un pessimisme ambiant ou à un je m’en « foutisme » concernant le changement climatique et de nos habitudes. Mais à quelques mètres du grand chapiteau où sont réunis tous les grands chefs d’Etats, se trouve une zone ouverte au public : espace génération climat.
Un nid à idées nouvelles et rencontres surprenante dans l’optique d’un monde meilleur. Car oui, le monde est en transition, la reprise de la croissance n’a pu lieu d’être, il faut penser à l’après pétrole, à un nouveau mode vie. Un nouveau monde est en marche. Le monde dans lequel je me reconnais et je souhaite désormais vivre. Un monde plus JUSTE, plus SOLIDAIRE et plus RESPECTUEUX DE LA NATURE. De nombreuses ALTERNATIVES DURABLES existent. Cet ensemble de communautés forme le monde de demain. Car oui, pour l’instant nous ne sommes que quelques communautés à travers les différents pays du monde à penser et vivre ainsi. Mais chaque jour elles grandissent et se réunissent pour gagner en puissance. C’est un long combat mais j’ai trouvé des alliées.
Rome ne s’est pas fait en un jour mais je sais au fond de moi que de minorité, nous passerons à majorité. Il en va de l’avenir de notre planète.

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Durant ces longs mois de vadrouille dans un confort aléatoire et souvent sommaire : on m’a beaucoup donné, appris. Il est temps de rendre la pareille. Sinon cela s’appelle être un profiteur et ce n’est pas le genre de la maison.

En parlant de maison.. je dois vous avouer que je vais très prochainement devenir sédentaire. L’envie d’avoir mon chez moi, mon intimité, une décoration à mon image, une manière de vivre telle que je l’imaginai a fait pencher la balance. Avec le temps, les envies changent. Le temps est venu de me créer mon cocon. Je suis très bien entouré et j’ai des tas de projets pour m’occuper.

Cette maison est vétuste (plus de 100 ans) ; je vais donc la rénover. Comme ma vie, elle sera en chantier un bon bout de temps. Me voilà propriétaire. Moi qui disais souvent être anti-terrain privatiser et libre d’errer où bon me semble. Me voilà à me contredire en faisant l’inverse.
Néanmoins je la définirais plutôt comme la maison du bonheur.
Ce bonheur passera par un accueil toujours chaleureux dans cette maison de campagne avec un énorme potager et fruitier agrémenté d’un poulailler afin de consommer des produits frais.
La municipalité où je vais habiter a une âme. Elle se compare à un village gaulois résistant et luttant contre les attaques extérieures : implantation d’une décharge, nuisances des avions la nuit, protection de l’environnement (dans les grands axes).
Cette commune est un peu bohême : peuplée d’artisans et de paysans. Elle ne compte que 800 âmes et la chanteuse Barbara a vécu dans ma rue. Yves Duteil en a été le Maire durant de nombreuses années. Ce village a tout pour me plaire.
Je vais pouvoir vivre en semi suffisance grâce à mes énergies renouvelables et fruits et légumes frais. Le monde de demain se construit aussi chez moi. Je me dois de montrer l’exemple.

Après trois jours à la COP et surtout toutes ces fantastiques personnes (venant des quatre coins du monde) rencontrées, une chose est sure : je suis né pour aider et guider ceux qui veulent s’en sortir et œuvrant pour rendre le monde de demain meilleur. Ma place est auprès d’eux.
Love

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Voici la liste de mes plus belles découvertes :

Shamengo : espace communautaire virtuel et réel, de découverte, de partage et d’apprentissage pour permettre à chacun de prendre soin de soi, de créer dans l’éthique, de préserver la planète et de s’engager pour les autres. « La fabrique du nouveau monde ».

Le directeur de la maison d’édition : rue de l’échiquier qui propose des livres d’entretiens ou de vulgarisation pour rendre compte de la pensée et de l’action des hommes et des femmes de notre temps dans des domaines comme l’économie sociale et solidaire, le développement durable, l’écologie et la philosophie.

La rédactrice en chef du journal basta : un média indépendant centré sur l’actualité économique, sociale et environnementale. Constitué d’une équipe de journalistes et de militants associatifs, Basta ! contribue à donner une visibilité aux enjeux écologiques, aux actions citoyennes, aux revendications sociales, aux mouvements de solidarité et aux alternatives mises en œuvre.
Bref enfin une pratique journalistique qui n’est pas complaisante vis-à-vis des pouvoirs économiques et politiques.

Conférence : Océans et forêt au bord de l’asphyxie : agir pour redonner de l’air à la planète avec notamment Paul Watson et le cacique Raoni Metyktire

Elise Willer qui m’a présentée Justin Haaheim fondateur du coaching for social charge-makers. Un métier qui m’attire de plus en plus.

Gaël Giraud : un des quelque rares économistes prouvant qu’il n’y aura plus de croissance. Je vous conseille de lire quelques-uns de ses livres.

Film et rencontre avec les réalisat(eurs)(rices) :

Time to choose – Charles Ferguson
Demain – Cyril Dion et Mélanie Laurent
L’Urgence de ralentir – Philippe Borrel
Sacrée croissance – Marie Monique Robin

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2 années ago 0 Comments Short URL

Grimsey : la quête de la spiritualité

J’avais besoin de faire/voir autre chose que ma routine. Même en voyage elle s’était installée. Grandir c’est aussi savoir faire des choses que l’on n’aime pas. Fuir est une solution trop facile. Il faut apprendre à faire face à la contrariété.Depuis l’Afrique je vais à l’encontre de tous mes principes alors tant qu’à faire autant continuer. Je n’ai rien à perdre de toute façon.
Je me sens prêt => il faut y aller.
Une nouvelle expérience commence : lutter contre l’hédonisme. Prendre mes responsabilités à deux mains. Chasser mes vieux démons. Je vais me battre contre moi même. Je me sens dans un état second, transcendé, impatient, excité comme lors de mon premier voyage solitaire.

Me voilà à Grimsey, île volcanique d’une centaine d’âme, située pile sur le cercle polaire arctique et d’une superficie de seulement 5,7 km².
L’envie de liberté totale, d’autarcie, de coin reculé au bout du monde se fait ressentir depuis un moment. Aujourd’hui me voilà sur le point de réaliser cette expérience.
Je vais volontairement vivre sans réveil, sans téléphone, sans internet, sans voir le jour (3 heures de soleil et 2 heures de pénombre). Perdre mes repères, toute notion du temps. N’être relié à la terre ferme que par deux ou trois avions et ferry par semaine.

Sur ce petit bout de terre je compte bien vivre simplement : cuisiner, dormir, marcher, lire et écrire. Rester enfermé à laisser filer le temps ou sortir faire le tour de l’île à pied : voilà mes occupations. J’en ai besoin pour faire la paix avec moi-même. Il faut oublier les nombreux déboires de 2014. Guérir mes blessures. Ferais-je une crise de la trentaine avancé ?

Quelques mots sur le fonctionnement de cet havre de paix :

L’île est rattachée à la deuxième ville de l’Islande : Akureyri. Les enfants vont à l’école jusqu’à l’âge de quatorze ans puis rejoignent Akureyri pour la continuité du cursus. L’Etat donne une aide aux parents (logement, déplacement, frais de nourriture).
Les déchets sont tous évacués par ferry. Pour trouver de l’alcool, il faut rejoindre Dalvik.
L’épicerie n’ouvre que quelques heures et pour la vente de poisson : il faut se rendre au port.
Ici le plombier est aussi jardinier, la caissière s’occupe de la poste et de la boutique souvenir, la gérante de mon hostel travaille en parallèle à l’aéroport. Tous le monde se connaît, s’entraide, se reparti le boulot et surtout est heureux. Tous le monde travaille sur l’île
Les enfants naissent tous dans le mainland et le docteur rend visite aux habitants de l’île une fois toutes les trois semaines.
Et comme sur le main land, on aime prendre sa voiture et rouler pour passer le temps. Voir ce qu’il se passe.

Quoiqu’il en soit au bout d’une semaine, je me sens vraiment bien ici. J’ai réappris à vivre simplement, de chose basique et à  être patient. Avoir une vie trépidente tout le temps n’est pas possible. Parfois il faut savoir se calmer un peu. La gestion des temps faible comme on dit dans le sport. Eh ben cela je me le suis mis en tête et j’ai appris à faire avec. J’ai repris goût à cuisiner, j’ai retrouvé ma paix intérieure. Je suis enfin capable de laisser filer le temps. Je sais à nouveau où je vais. Ces longues heures de ballades au bord des falaises à écouter le bruit des vagues heurtant ces grandes parois verticales et faisant remonter l’odeur du sel : auront à nouveau développé mes sens. Ces longues heures de lecture sur mon rocking chair et ces longues heures de méditations m’ont détendu. Une retraite à la recherche de son développement personnel et une bonne solution pour remettre de l’ordre dans sa vie ou sa tête. Je me sens apaisé, détendu, dans un nouvel état d’esprit.
Juste un conseil : quand vous êtes au bord de l’implosion => faite en une.

Vivre sans impératif, sans montre et dans le noir pendant plus de dix huit heures est quand même assez flippant. J’étais mal à l’aise au début. Je ne savais pas combien de temps j’avais dormi. Je me référençais à la lune pour me rassurer. Je mangeais plus souvent mais par petite quantité. Je me forçais à sortir malgré un vent de folie car tu as vite fait d’hiberner. Vivre libre comme l’air, au grès du vent est très ennivrant. J’y ai pris goût. J’ai appris à combattre l’ennui, la solitude et surtout à mieux gérer mon psychisme. J’ai vaincu mes ennemis !!

Je ne regrette vraiment pas cette expérience bénéfique. L’Islande a vraiment été un bon choix de destination. J’y aurai vécu des moments magique et très fort en émotion : le road trip avec mes parents et ma soeur, revoir mon pote Tomas ainsi que ses amis et famille, ma retraite sur Grimsey, les aurores boréales (un rêve d’enfant), mon stage de survie en milieu polaire (un défi sportif très attendu qui sera l’objet de mon prochain article). Je rentre avec plein de nouvelles intentions à appliquer. Ca change du voyage Africain dis donc et c’est de bonne augure pour la suite. Comme on dit toujours : le meilleur reste à venir !!

PS : Dans l’article précédent, j’ai oublié de vous parlez des 13 pères noël islandais (ou plutôt trolls) alors cession de rattrapage ici :

http://www.photovoyage.org/blog/coup-de-coeur/legende-des-13-peres-noel-islandais/

3 années ago 0 Comments Short URL

Sur les traces d’Indiana Jones, de Lawrence d’Arabie et de Jesus

Les changements de pays à l’intérieur d’un même continent procurent parfois de bons chocs culturels mais que dire lorsque l’on change de continent ? En me rendant en Jordanie, via Bahreïn, je redécouvre le luxe, retrouve les fameux  « M » jaune, changement d’écriture, changement de couleur de peau. Il faut se réhabituer et se réadapter à cette nouvelle vie.

On nous parle toujours, d’Israël, de la Syrie, d’Irak. Moi, j’ai envie de vous faire découvrir ce pays enclavé entre nos trois pays instables, précédemment cités : la Jordanie.

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Meharée dans le Wadi rum

 

C’est le pays idéal si vous ne raffolez pas des longues heures d’avion, que vous aimez la chaleur, le dépaysement, l’envie de découverte, que vous n’avez qu’une semaine ou deux de disponibilité, que vous n’aimez pas lorsqu’il y a trop de décalage horaire.
Ce pays est idéal à découvrir entre amis, collègues, en couple ou encore en famille. Voyager seul en étant une fille se révèle compliqué.
En une semaine (séjour organisé ou en louant une voiture) vous aurez le temps de découvrir :

  • la merveilleuse faune et flore sous-marine de la mer rouge à Aquaba
  • une des sept nouvelles merveilles au monde (ma troisième) dont fait partie la cité de Pétra
  • le fabuleux désert du Wadi rum en 4 X 4 ou à dos de dromadaire avec une nuit dans un camp Bédoin
  • l’expérience de flotter sur l’eau de la mer morte (point le plus bas sur terre situé à moins quatre cent quinze mètre en dessous du niveau de la mer)
  • la gentillesse de ce peuple qui fera des pieds et des mains pour vous aider et qui sera très enchanté de discuter un peu avec vous autour d’un verre de thé.
  • Les lieux saints de Béthanie du Jourdain (là où l’on a baptisé Jésus) et le Mont nébu (vue sur Jérusalem par temps clair et tombe de Moïse).
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Dormir ou lire sur l’eau est désormais possible

Et s’il vous reste du temps vous pourrez partir en randonnée dans la réserve de Dana, ou encore faire du canyoning dans le Wadi mujib, partir à la découverte des vestiges romains dans Amman ou encore à Jérash.

Notre aventure (j’ai partagé ce voyage avec Sarah, une amie de Lycée) :

Un road trip de sept jours dans les principaux lieux touristiques du pays. Une première journée épique où nous avons visité le Mont nébo, longé toute la mer morte pour finir à Kerak où nous avons visité le château. Le lendemain on se rendra dans le pittoresque village de Dana afin de faire un peu de randonnée sur les hauteurs de cette énorme Gorge. Le troisième et quatrième jour seront dédiés à la visite de Pétra en mode Indiana Jones. Le seul  bémol sont les nombreuses échoppes de souvenirs qui t’empêchent de t’imprégner réellement des lieux. Mais peut-on en vouloir à ce peuple Bédouin qui a toujours vécu du commerce ? Le cinquième jour nous découvrirons le désert surréaliste du Wadi rum à l’ancienne : sous forme de Méharée (à dos de dromadaire). Cela tombe bien puisque je lis le livre de Théodore Monod : le plus grand connaisseur du Sahara. Je peux désormais mettre des images sur ses lignes noires et blanches, mettre en pratique le savoir acquis dans ce livre. Nous passerons la nuit dans un campement Bédouin où nous mangerons très bien et découvriront le fameux four enterré dans le sable que l’on nomme : zerb. Leur dur vie passé (ils ont désormais accès aux 4 X 4 et confort) leur a forgé un caractère qui se rapproche de ma ligne de conduite en voyage : leur sens de l’humour, courage, vivacité et foi leur a appris la tolérance et l’humilité.


Sixième jour : plongée pour Sarah et snorkeling me concernant. Quel régal !!
Nous passerons notre dernier jour dans un cinq étoiles, au Marriot resort. Après avoir connus des logements plus que rudimentaires (NDLR : j’ai dormi avec des puces, et à des endroits où les toilettes te font vomir tellement l’odeur est insoutenable) je découvre le luxe. Moquette irréprochable, lit king size, chambre spacieuse, service haut de gamme. Je suis perdu, à tel point que Sarah m’apprend deux trois fonctionnement. Il ne faut d’ailleurs pas oublier de signaler que l’on est  arrivé à la réception en mode pur routard avec nos sacs à dos, en short de bain pour Sarah et des affaires sentant mauvais, plus une barbe de cinq centimètres me concernant. Soit dit en passant, j’ai aimé l’expérience mais ce n’est vraiment pas un endroit où je pourrais passer toutes mes vacances. Je me suis retrouvé dans l’antithèse totale du routard mais rien de mieux il faut l’avouer pour jouir d’un bien être total avec un lit ultra confortable et un spa relaxant après cet éreintant voyage en Afrique.

L’avantage de la basse saison vous fera profiter de prix réduits dans les hôtels et surtout d’un climat encore supportable mais aussi de pouvoir errer tranquillement dans les sites touristiques encore désert.

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Les échoppes de Petra

Ce pays est vraiment relaxant et plaisant à découvrir. Par ses faibles distances, son bon rapport qualité prix, ses lieux culturels, religieux et ses paysages ; la Jordanie a tous les atouts pour charmer tous les types de voyageurs. Avec une population musulmane tolérante,  chaleureuse et accueillante, le voyageur et roi (même quand on t’arrête pour excès de vitesse, on te laisse repartir avec un simple avertissement ; hein Sarah ?). Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut en abuser… .

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4 années ago 0 Comments Short URL

Ethiopie : le bilan et infos complémentaires

Il est temps de dire adieu à l’Afrique et de rejoindre le Moyen Orient avec une journée de transit à Bahrein avant de rejoindre Sarah (mon egal feminin) en Jordanie.

Comme vous avez pu le voir dans le précédent article l’Ethiopie est un pays qui a su répondre à mes attentes du moment. Maintenant que vous en savez plus sur les lieux touristiques : entrons plus en détail à la découverte du berceau de l’humanité.

Il est bon de savoir, qu’ici vous serez vraiment perdu.

Tout d’abord, vous ferez un bon dans le passé avec le calendrier éthiopien. Ne vous étonnez donc pas si aujourd’hui (comme sur mon ticket de bus) vous trouvez la date du 21/06/06.

Ensuite, l’alphabet ahmarique ne va vraiment pas vous faciliter la tâche dans les petits villages lorsque vous allez vouloir commander votre repas (surtout si personne ne parle anglais dans les parages).

Idem sur les routes avec les panneaux directionnels (lorsqu’il y en a…)

Transport : Dans l’ensemble la qualité des routes et bonne et de nouveaux tronçons asphaltés sont en cours de réalisation. Par contre la conduite y est tres dangereuse (un nombre incalculable d’accident) puisque nos chers conducteurs déboitent à tous va, se contentant de coups de klaxons avertisseurs en priant qu’il n’y ait personne en face. Evitez donc de voyager à bord de minivan et de conduire vous même. Il faut savoir qu’il est très fréquent de croiser des piétons, des charettes et de nombreux animaux sur la route. Et si par malheur vous en écrasez un, preparez votre portefeuille.

Les distances étant souvent longue, et, avec des routes montagneuses : optez pour les bus conforts comme Sky bus ou Selam. Attention, les points de ventes sont parfois compliqués à trouver et le départ ne se fait pas au même endroit que les bus locaux.
S’il n’y a plus de place : prenez les bus locaux. Arrivez tôt afin de choisir les meilleures places et ne vous laissez pas intimider lorsque l’on vous demande un tips (pour avoir charger votre bagage) ou un tarif supplémentaire pour votre bagage. Important de signaler aussi que si vous êtes plutôt du genre lève tard, evitez donc de voyager en bus (depart 5h30). Habituez vous aussi à ce que l’on jette tous les déchets par terre et a rouler les fenêtres fermées même en cas de forte chaleur (paraît-il que les courants d’air : ça rend malade).

Gastronomie : Impossible de passer a côte de l’injera : sorte de galette fermentée et fabriquée à base de teff (qui ne pousse qu’ici). On la mange à toutes les sauces. Avec que des legumes ou que de la viande voir les deux. Généralement on partage le plat et on ne mange qu’avec la main droite, sans toucher ou lecher la sauce , en ayant pris soin de se laver la main auparavant.

Goûtez aussi aux délicieux jus de fruit avec le fameux mélange avocat mangue. Laissez vous tenter par les pâtisseries assez légère et ne refusez pas les grains de colo, la canne à sucre et surtout le khat (feuilles assez amères que l’on machent et qui est considéré comme une drogue). Si vous n’aimez pas, plaisantez en disant que vous n’êtes pas une poule (colo), pas un panda  (canne à sucre) ou pas une vache (khat).
Amateur de café, ne loupez sous aucun prétexte la fameuse cérémonie du café. Sinon rabattez vous sur le thé très parfumé mais aussi très sucré.
 

Souvenir : Vous aurez l’embarras du choix. Entre les costumes locaux, les écharpes, les nappes, les objets en cuir, les tableaux religieux et ceux sur peau de chèvre ou encore les cafetière et autres objets colorés artisanaux… .

Societe :  Bien que l’homosexualité ne soit pas toléré, il sera très fréquent de  rencontrer des hommes ou des femmes amis se tenir par la main. Les  accolades sont récurrentes aussi.

Fervant défenseur de la nature, je ne pouvais vous parler des nombreux déchets errants dans la nature avec un total égard pour l’environnement. Ici on aime bien jouer du balais mais c’est simplement pour mettre la saleté dans les caniveaux ou chez le voisin. Jettez à tous va les détritus par terre ou par la fenêtre est un geste du quotidien.
D’un point de vue économique, le pays connait un niveau de développement assez incroyable. Certes, il y a toujours énormement de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et souffrant de malnutrition mais avec une main d’oeuvre à deux dollars par jour, c’est une aubaine pour attirer les investisseurs et donc créer de l’emploi. Outres, les égyptiens, turcs, francais et prochainement l’enseigne H&M, il y a forcément l’ogre Chinois qui installe une énorme plateforme logistique, vient de finir la construction de la première autoroute du pays et construit actuellement le futur metro/tram dans la capitale. Pas étonnant donc si on te prend pour un Chinois lorsque tu es blanc.
Pas étonnant (non plus) du coup de voir éclore depuis quelques années, une classe moyenne qui contribue pleinement à la societé de consommation (téléphone, vêtements de luxe, voiture,… ).
Le secteur touristique aussi est en plein essor avec la construction de plus en plus d’établissement luxueux faisant augmenter les prix de façon exponentiels ces dernières années. Le gouvernement a choisi de suivre ses confrères Kenyan et Tanzanien avec la fameuse « white taxe » et tous ce qui l’entoure (pourboire trop généreux, contact humain sans rapport à l’argent perdu, négociation farouche des prix).
Le gouvernement gère très bien ses conflits internes et externes (notamment avec la Somalie, Erythree et l’Egypte au sujet de la construction du barrage sur le Nil) afin de maintenir une bonne image et de conserver une bonne économie.
 
Enfants : C’est surtout ce que je retiendrai de l’Afrique. Insouciants, charmeurs, intrigués, se promenant cul nul (pour les bambins), parfois insistants, nés avec le mot « money » à la bouche,… . Il ne vous laissent pas indifférents. Ne soyez pas choqué de les voir  travailler dans la rue ou dans certains restaurants de campagne. Dans les campagnes, dès l’âge de cinq ans, ils aident les parents dans les tâches quotidiennes (recherche de l’eau, gestion du bétail, cuisine).
Je ne pouvais pas finir cet article sans citer la beauté radieuse des éthiopiennes. Menus avec des formes généreuses et un visage aux traits fins avec ce savoureux mélange afro-moyent orient. Un régale pour les yeux.
Bilan général : L’Afrique n’aura pas été de tout repos et ne m’aura pas ménagé nerveusement. J’en ressors
usé, plein de piqûres de puces et le ventre en vrac, mais surtout changé, encore plus fort et des idées pleins la tête. Et oui mes rencontres, mon sens aiguisé de l’observation, la solitude et les longues heures de réflections m’auront encore appris énormément de choses.
PS : pour mieux comprendre l’Afrique, je vous invite a lire le hors serie de Jeune Afrique intitulé L’Afrique en 2014

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Tonga soa sur la grande île

Madagascar ne m’a vraiment pas déçu et apporte tous ce que je voulais voir : même plus. Je m’y suis regalé et je conseille fortement de s’y rendre.
Je n’aurai parcouru qu’une infime partie de cette île grande comme la France et le Bénélux réuni mais elle m’aura charméé. L’avantage de cette période est que tu peux négocier facilement les prix vu que c’est la basse saison. Le désavantage c’est la saison des pluies qui te limite à mon parcours (la RN7 qui est goudronnéé). Autre option c’est louer une moto : ce qu’a fait Aaron (une belle rencontre). Sans cela bon courage.

Une des principales routes goudronne laisse a l’abandon

Les routes (enfin surtout les pistes) font donc le charme de ce pays. Optez donc pour la moto ou une voiture de location car les transports en commun c’est bien quand tu es jeune (et encore).

Les parcs nationaux : impossible de s’y rendre sans guide. Essayez de constituer un groupe afin de partager les frais. J’aurai eu l’occasion de visiter le parc Ramanofana (le top si tu aimes les ballades en forêts, nocturnes et donc pour y voir des lémuriens, caméleons, serpents, geckos). Isalo est splendide car c’est un mélange de canyons, oasis et piscines naturelles. Anja : promenade sympathique en montagne (faune et flore riche). Rianala, situé a Ifaty, vous pourrez observer les baobabs et cactées. Il relève le niveau du parc aquatique du lagon qui, certe, possède de beaux poisons mais ne comptez pas voir de beaux coraux.

Parc national de l’Isalo

 

Sécurite et corruption : se méfier la nuit des policiers qui vous racket si vous n’avez pas votre passeport et des personnes un peu ivre. C’est d’ailleur un fléau : le pays tourne au ralenti les lendemains des jours de fête. Quand à la corruption : elle est partout. Au bord des routes, dans les études (paye ton diplôme), dans les entreprises gérées par les vazaha (les blancs),…. . Mada souffre de cette mauvaise image (insécurité) que vehicule les medias. Les touristes ont peur de venir et cela pénalise grandement ce formidable pays où tu peux loger dans de ravissants endroits pour peu cher.

 

Le fameux maki catta

Faune, flore et environnement : une multitude d’espèces endémiques (faune et flore réuni) de palmiers, baobabs, lémuriens, insectes. Mada est un véritable écosysteme. La gestion de l’environnement mérite une gestion plus stricte. La déforestation est omnispresente et donc l’érosion aussi. Il faut du bois pour se chauffer et plus d’espace pour les cultures qui nourrissent la population certes mais que fera-t-on lorsque l’érosion aura atteint son point de non retour ? Et que dire de la gestion des dechets… .
Point positif c’est que l’on utilise des materieux locaux pour la construction et que l’on réutilise tout. Rien ne se perd ! L’agriculture y est encore bio Presque partout.

 

Rhum, Riz, Zebu : Ici c’est sacré. Avec une bouteille de rhum tu peux résoudre de gros problème (c’est un gage d’acceptation mais de corruption aussi, dans certains cas). Le riz est le passé culturel asiatique. Il est de tres bonne qualité donc on l’exporte et on y importe un riz de qualité moindre (forcément !!). J’ai eu la chance de participer au repiquage. Ils mangent du riz à toutes les sauces et avec beaucoup de zébu (qui remplace la vache). Cet animal peut servir d’offrande, de moyen de transport mais il est surtout utilisé dans le travail en rizière. On denombre de plus en plus de vol. Certains parcourent quatre vingt kilomètres durant la nuit. C’est un animal très facile manier. J’ai pu participer à une transhumance.

 

Politique : No comment ! Quand ton président s’en met plein les poches durant trente ans et toi, citoyen tu trimes plus que tous : je comprend pourquoi ce peuple attend avec impatience du changement et pourquoi les aides internationales ont été annulées. Malheureusement ce n’est pas le seul probleme .

 

Tourisme sexuel : tu ne peux pas sortir seul sans être assailli de toutes part. C’est la seule raison de vivre des filles de la côte : trouver un vazaha qui te paye tous et rester avec lui le temps d’une soirée, voyage ou plus. Heureusement, il n’existe que très peu de réseau de proxénétisme. Mais il y a trop de quarantenaire ou cinquantenaire avec des jeunes filles ou garcon.

 

Pauvreté : bonjour vazaha, donne moi les bonbons, donne moi l’argent. Les enfants qui travaillent dès cinq ans, les gens presque tous pied nus. La cohue dès que tu donnes un peu à manger à quelqu’un. Enfin bref un grand classique dans un pays délaissé.

Une très grande variété de caméléons

 

L’avenir de ce pays fait peur. “on arrivera jamais à se relever” “ce pays va devenir comme Tahiti : on construit et dans la foulée, l’état, la corruption ou le cyclone balaye tout” “Si on a plus d’aide internationale…” Voilà ce j’ai pu entendre durant mon séjour. Parole d’habitants ou de résident. Sans compter un environnement qui se dégrade, tout comme les infrastructures ainsi qu’une baisse de la fréquentation des touristes. Bref sa sent le chaos mais heureusement qu’il y a encore des ONG et personnes très courageuses qui donnent de leur temps pour que Mada survive. Bravo à vous !!

Baobab

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Betsileo

Je suis venu à Madagascar dans l’idée d’aller au contact de la population, connaître leur mode de vie, connaître leur faune et flore endémique (ravenelas, baobabs, lémuriens,…).
Dans ce premier volet, je vais vous parler des hautes terres. Il s’agit des montagnes centrales du pays. Ce plateaux étendu varie entre 1100 et 1600 mètres d’altitude.
Après une nuit sur la capitale, je file donc directement sur Antsirabé à environ cent cinquante kilomètres au sud de la capitale le long de la fameuse RN7.
Cette ville est connu pour son artisanat, ses lacs, son centre thermal et surtout ses pousse-pousses.

Posy-posy (en malgache) : il en existe environ six mille sur toute la ville. Bien trop selon moi. C’est le gagne pain quotidien de nombreux habitants voisins, qui n’hésitent pas à parcourir les douze (voir plus) kilomètres qui les sépare de leur lieu de travail. Il leur faudra refaire le même trajet retour, avec les nombreux hectomètres supplémentaires cumulés lors de leurs courses journalière.
Il faut savoir que pour fabriquer un pousse pousse, il faut compter cinq jours. Le bois d’Eucalyptus et de pin (socle et habitacle) ainsi que le métal (structure portante) sont les principaux matériaux.
Il coute 400.000 Ariary à l’achat (160 euros). Les propriétaires les louent 3000 A par jour. Une course en ville coute environ 1000 A. Le chauffeur doit payer en sus sa licence, le contrôle technique de sa machine ainsi que les réparations. Après tout cela vous comprendrez pourquoi ils sont aussi insistants et que j’ai du les faire tirer à la courte paille pour les départager. J’ai même eu le privilège d’en conduire un.

Charrette à zébu : Une roue comporte quatorze rayons, elle a un bardage ferraillé. Deux jours pour construire les roues et sept pour la charrette entière.

Cornes de zébu : elles viennent des abattoirs. On commence par les chauffer afin de séparer la corne de l’os (qui sera utilisé comme engrais ou complément alimentaire).

Pour travailler la corne, il suffit de la couper à la scie, de la chauffer afin de la tordre (foutrement dur), on peut la percer, puis on la ponce et on la lustre. On fabrique de nombreux objets d’art et décorations.
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Le dimanche c’est jour de messe, tournoi de pétanque (j’ai d’ailleurs gagné une partie avec un terrain boueux et des boules peu rondes), et combat de coq. A voir mais sans grand intérêt. J’en profiterai aussi pour louer un vélo et me perdre en campagne sur une piste montagneuse menant à un lac encaissé au fond d’un cratère. (Lac Tritriva) trentesix kilomètres loin de la ferveur des posy posy.

Cultures : le lundi je pars vivre une journée d’agriculteur avec Abel. Il cultive du maïs, de la sauge, du manioc, ananas, du piment, des haricots, potirons mais surtout du riz. Mais oui ! Dans les hautes terres, il y a des rizières partout. Aucun pesticide donc énormément de travail manuel (désherbage, repiquage, charrue avec zébu). Une récolte par an à raison de trois tonnes hectares. Un peu plus pour les rizières humides (comme celle où je suis allé voir à Ambalavao : repiquage et piétinnage). Le comble dans tout cela, c’est que le riz (étant de très bonne qualité) est exporté en Asie et pays industrialisés et donc on importe un riz de qualité moindre sur Mada.
Le soir c’est avec grand plaisir que je me rend chez Abel afin de lui diagnostiquer l’état de son gazon. Une grosse journée où j’aurai appris énormément de choses.

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Fionaratsoa est une ville où l’on trouve de la production viticole et la plus grande production de thé du pays. A Shambavy ce n’est pas loin de trente six hectares qui y sont cultivés. J’ai eu la chance de visiter une maison typique du pays Betsileo. On m’a accueilli chaleureusement dans ce logement rudimentaire fait d’un toit en chaume, d’une structure en bois d’Eucalyptus et d’un mélange de torchis avec de l’écu de riz. Ici on cuisine à l’intérieur de la maison ce qui permet de dissuader les insectes de rentrer.

Fabrication de briques : très simple ! On prend de la glaise, on la mouille jusqu’à ce qu’elle soit malléable afin de la mettre dans un moule. On démoule, on laisse sécher un peu et on la chauffe soit au feu de bois, soit au feu de cosse de riz qui est une solution alternative moins onéreuse et plus écologique. Le coût de production passe ainsi de  80 à 60 Ariarys l’unité. Prix dégressif suivant la quantité commandée. Il faut environ quinze jours à quatre personnes pour confectionner quatre millions de briques.

Ambalavao, à cinquante cinq kilomètres au sud de Fionaratsoa, marque la limite sud des terres Betsileo. On y trouve :

Fabrique de papier : on récolte la seconde écorce de l’Avoha qui se régénèrera totalement au bout de cinq ans. On la sèche, on la fait bouillir puis on la sèche à nouveau jusqu’à obtenir une humidité suffisante pour que l’on puisse l’aplatir et la disloquer. On la place dans un moule contenant de l’eau puis on vide l’eau et on laisse sécher. Ensuite on peut travailler le papier à sa guise.

Atelier de tissage de la soie : on trouvera les cocons des vers sauvage dans les feuilles de tapia et ceux des vers d’élevage dans les mûriers que l’on placera respectivement dans l’eau froide ou chaude afin de les ramollir. On les enveloppe ensemble (par sept) et on fait sécher une semaine. De là on les fait chauffer une heure puis refroidir deux heures (cela en alternance durant trois jours). La cuisson s’exécute dans un mélange de graisse de zébu, de cendre, d’aloe vera et de cisale). Une fois sec, on effiloche, on teint et on tisse.

Couleur : Canelle (ocre) / bois de rose (Aubergine) / Curcumin (orange et jaune) / Champignon (marron) / feuille de fruit de la passion (vert) / Boue + eucalyptus (noir). La fixation de la couleur se fera à l’aide d’Aloès vera et de peau de banane.

Vous l’aurez donc compris, le peuple Betsileo est principalement rural, travailleur, respectueux de la nature (rien ne se perd tout se transforme) et très tourné vers l’artisanat. Il est très accueillant, surtout lorsque tu mets la main à la pâte et que tu leur payes une bouteille de rhum. J’attend les photos évolutive de la parcelle de riz que j’ai repiqué.

 

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Cyclotouriste mode d’emploi

Il est venu l’heure de dresser le bilan de cette aventure hors du commun et délivrer de précieux conseils.

A tous cyclotouristes qui s’apprêtent à découvrir la Nouvelle Zélande : je vous conseille le livret Pedallers’ paradise by Nigel Rushton. C’est la bible du voyage en vélo en terre kiwi. A l’intérieur de ce fascicule vous trouverez le sens du vent, des profils d’étapes, la description des routes, les choses à voir ou faire en cours de route ainsi que les adresses des magasins de vélo et les endroits où dormir.

Je pense que pour prendre le rythme, il faut de trois à sept jours. Il est préférable de faire des pauses pour se ravitailler et en profiter pour marcher un peu. Pas de nourriture particulière, mais si vous voulez tenir le rythme : il va quand même falloir se plier à la règle d’une bonne nuit et d’un diner riche en sucre lent. Je connais mon corps par cœur et les seuls jours où j’ai dérogé à la règle m’auront été néfastes.

Justement parlons-en de l’obsession de la nourriture. La gourmandise est un vilain défaut. Mon principal défaut. Après de nombreux régimes dûs aux catégories de poids du judo et jujitsu, je pensais en avoir fini. Mais finalement comme à chaque voyage je n’arrive pas à me priver. L’animal que je suis se laisse toujours distraire par cet élément moteur qui aura eu un facteur de motivation. Parfois tu penses à ta glace, ton coca ou ta bière bien fraîche qui t’attendent. Et croyez-moi ou non, les jambes tournent bizarrement mieux. Le pire est quand tu arrives dans les grandes villes et encore plus en jour off car t’en a tellement marre du régime pâte que tu bouffes tout est n’importe quoi. T’es comme un gosse : tu prends et mets dans ton panier puis ta bouche.

On n’est pas dans un concours, le but n’est pas de battre un record mais de voir un maximum de choses. Quitte à en louper d’autres et « être en retard sur son planning ». Cela n’aura pas était mon cas car j’aurai pu jouir d’un temps exceptionnellement radieux et mon esprit de compétition a finalement repris le dessus. Je m’imposai des objectifs et lorsque certains me disaient que s’était impossible ben cela me boosté encore plus et j’étais obligé de leur prouver le contraire. Au final il est vrai que j’aurai été plus rapide que tous mes autres collègues cyclo. Fallait pas me provoquer.

Il faut profiter des jours de pleins de soleil et de vent dans le dos pour avancer un maximum.

Alone on the road

Attention à l’entrée et sortie des grosses villes. Mieux vaut prendre train et/ou ferry. J’ai voulu tenté le coup à Wellington mais je me serai retrouvé sur l’autoroute puis ensuite sur la deux fois deux voies parce que prendre des villages et se perdre : ça m’ennui, en restant poli… .

Attention aux camions qui vous frôlent sans se soucier du phénomène d’aspiration. Restez le plus souvent possible sur le bas côté et surtout sur route sinueuse car ici on n’aime bien couper les virages.

Attention aux brûlures aux mains. Le soleil néozélandais est très dangereux. Il y a des trous dans la couche d’ozone.

Les routes présentent souvent un revêtement très usant puisqu’elles sont en gros gravier qui, de plus, ralentissent le vélo. Attention aux nombreux gravillons qui jonchent la route et sont projetés par les autres véhicules. N’oubliez donc jamais vos lunettes qui vous serviront aussi de protections contre les insectes. Cela n’empêchera pas de se faire piquer ailleurs si vous vous appelez Pierre… .

Un mot sur les campements sauvages qui sont souvent interdits. Attention aux deux cents dollars de p.-v. et quatre cents si récidive. Mais avec un peu de recherche et une tente une place on peu en trouver. Pas simple quand même car tout est clôturé. Et quand vous en trouvez, cachez bien vos vivres car il y a des rodeurs avides de nourriture.

L’avantage d’avoir une tente miniature

Mais le voyage en vélo c’est aussi les galères pour le transport. C’est finalement plus simple de pédaler durant un mois ! Pensez à bien vous renseigner sur le poids accepté par les compagnies aériennes. Y-aura-t-il des taxes de douanes ou non ?
L’emballage : primordial car on connait la délicatesse avec laquelle sont chargés nos bagages. Là-dessus c’est à vous de voir :

           entre une valise renforcée idéale pour les professionnels. Il faut mettre le prix mais le rangement est super bien conditionné et la valise est sur roulette. Problème où la stocker sachant qu’elle est lourde (attention à la contrainte de poids) et ne se plie pas ? Obligation donc la stocker à un endroit et d’y revenir.

          Entre un sac avec mousse ou non. L’aspect pratique est qu’il est imperméable et pliable. Le coût est moins onéreux mais cela vous fait encore un sac en plus à trimballer. N’oubliez pas, voyagez léger.

          Et, dernière option, se rendre dans un vendeur de vélo ou à l’aéroport (mais là à votre charge) afin qu’on vous délivre et emballe correctement votre vélo dans leur carton de livraison avec papier bulle. Je choisirai cette option qui sera gratuite contre le troc de ma remorque qui est une contrainte de poids et dont les pièces seront dures à trouver en cas de problème lors d’un prochain voyage hors NZ.

Ensuite, il ne vous restera plus qu’à prier pour qu’il arrive entier et sans casse.

Concernant la SNCF : rien de mieux que de prendre un petit TGV pour retrouver des personnes souriantes, aidantes, respectueuses, OU PAS !! Welcome home comme j’ai l’habitude de dire. Les autres utilisateurs te pestent alors qu’ils te volent ta place dédiée pour ton vélo et ne comptez pas sur l’aide du contrôleur qui n’oublie pas et juste là pour s’assurer du départ et de l’arrivée du train ainsi que du contrôle du billet. Ensuite il préfère la causette. Bon je généralise un peu mais au vu des commentaires de certains (ci après) ; je ne suis pas le seul à avoir vécu cela.

http://voyageforum.com/forum/france_sncf_tgv_local_velo_enfin_D3781051/

Back to home !

Voici mon ressenti et impressions sur cette nouvelle vadrouille.

Désormais je comprends tout le jargon cycliste et ai vécu une aventure digne du premier tour de France pour un professionnel. Le vent qui crée des phénomènes de bordures, les étapes de faux plats et successions de côtes qui sont plus casses pattes que les vraies étapes de montagnes. La récupération aura été très importante. Je dormais environ neuf à dix heures par nuit au lieu de six à huit en temps normal.

J’ai voulu partir sans trop de préparation et aura fait quelques erreurs dont j’en tire désormais leçon. Voyager c’est un métier ! Sans rire, c’est beaucoup d’organisation. Et quand tu tiens un blog et bien il faut aussi jouer le jeu. Mais c’est plaisant car je m’ennuierai sinon.

Une chose m’aura beaucoup fait réfléchir aussi : l’admiration des gens. Les commentaires changent en fonction de ton avancement. Au début c’est : « bon courage, bonne route, tu es fou, mais pourquoi » ? Ensuite c’est « quoi, 2000 km en un mois ? Impensable, c’est dingue, surréaliste ; j’ai fait autant que toi mais en camping car et avec seulement une semaine de moins ». A chaud je ne m’en rends pas compte mais quand, de vrais cyclistes ou encore marathoniens saluent l’exploit : ça fait réfléchir… . Pour moi, il n’y a rien d’exceptionnel : je prends mon vélo et pédale toute la journée comme une journée de travail quoi.

Mon petit plus est d’avoir arboré mon drapeau français. Cela m’aura valu de nombreux coups de klaxons et encouragements. Beaucoup auront été impressionnés par mon matériel au point de le prendre en photo. C’est vrai qu’il était beau mon matos.

Voyager en vélo c’est écologique et ça laisse le temps de vraiment découvrir le pays. Sur la route, il y a toujours une chose à voir, à faire. On peut aussi y faire de belles rencontres. On y prend goût et rien ne dit que je vais m’arrêter là… .

Anecdotes : j’aurai perdu au final cinq kilos et dû racheter un téléphone et un lecteur MP3. Merci l’imperméable à durée limité entre trois et quatre heures. Fait assez rare pour le souligner : aucune crevaison en 2200 km.

Au retour, puisque le corps était habitué à un certain régime alimentaire riche en calories, il faudra réduire les doses et ne plus grignoter. Cela devra se faire de manière proportionnée. Dans mon cas, il me faut reprendre un peu de graisse qui m’aidera à combattre le froid. Ainsi, je peux encore me permettre quelques sucreries et retrouver le goût du fromage sans problème. J’ai remarqué autre chose aussi : j’ai un problème de rétention d’eau qui m’empêche de m’hydrater correctement. Au lieu de faire effet éponge, il joue celui de drain ce qui me fait aller uriner très très souvent. Habitué à évacuer l’eau du corps par la transpiration, il a trouvé le moyen de l’évacuer d’une autre manière.

On the road !

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