Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

Ce que j’ai pu remarquer, apprécier et observer

Le voyage est terminé alors pour faire passer la nostalgie, il est l’heure de trier les photos et d’écrire un article sur mon ressenti vis-à-vis du voyage.

Inutile de reparler des choses déjà citées dans les articles précédent : du genre c’est extraordinaire, ça va me manquer… . Nous entrons plus en détail.

1. Les hostels – J´ai eu l´occasion d’en tester un grand nombre. Du petit lit douillé aux lits crasseux ou avec des bedbugs, en passant par des dortoirs de douze personnes aux triple lits superposés, de la chambre spacieuse à la chambre où tu es capable de toucher les murs si tu tends tes bras, et à celle de 20 euros à celle de 6 euros avec petit dej inclus. C´est marrant de ne pas savoir ce qu´il t´attend. Bon parfois, par exemple quand tu arrives dans une ville à minuit et qu´il n´y a pas grand choix ben tu sais que ça ne va pas être le grand luxe.

La boite à Sardine

2. Les chiens errants – Il y en a beaucoup. Ils attaquent les taxis et les bus (on ne sait toujours pas pourquoi), du coup les poubelles sont surélevées et tu peux facilement te faire un ou deux copains de randonnée.

3. Les toilettes – dans pas mal d’endroit, les papiers se mettent dans la poubelle.

4. Les routes et le transport – en général, la qualité des routes reste moyenne. Pas mal de travaux, nids de poule et parfois des chemins en piste. L’entraide est  presque monnaie courante car dans les zones reculées, les villages sont souvent très espacés donc peu d’assistance mécanique. 

Les bus internationaux sont bon marché et ultra confortable. Les collectivos ou bus de ville polluent énormément, sont bruyants et roulent comme des oufs. Mieux vaut ne pas rester debout. Particularité du Brésil : une personne s’occupe de vérifier qu’aucun usager ne fraude (cf. photo).

Le tourniquet antifraude

Les taxis sont peu onéraux (omis au Brésil) et peu roublard. Au contraire, on aura vraiment rit énormément avec nos chauffard de BA. De celui qui fait une course poursuite pour rattraper le taxi précédent où se trouve de jolies filles, à celui qui veut nous amener au bordel et celui qui se prend pour fangio et qui se fait au final arrêter par les flics juste à la fin de sa course (ça nous aura d’ailleurs valu un contrôle de papiers tous ça). On a fait l’erreur de ne pas mettre nos ceintures alors ne faites pas comme nous, surtout quand vous verrez comment ils roulent… .

5. Spécificité de langage – Le chilien parle très vite et n’articule pas. Dans les campagnes, c’est quasiment impossible de les comprendre et ils ne font aucun effort pour. Au Brésil, ben ça parle portugais mais ils parlent un peu anglais et comprennent l’espagnol. En Argentine, il faut comprendre le ‘CHE’. Les mots contenant le double ‘ll’ comme lluvia se prononce [chubia et non plus yubia] ; tout comme le ‘y’ de desayuno [desachuno et non plus desayuno].

6. Comment es-tu perçu par les locaux ? – En gros, le français pu, est arrogant et vulgaire ou mal poli et les françaises ne se rasent pas sous les bras. Tu es aussi perçu comme un gringo ou quelqu’un qui a de l’argent donc on t’attribus un tarif spécial, une sorte de taxe quoi !

7. La misère – Beaucoup plus présente qu’en France. On le sait que ça existe, mais quand tu le vois : ben ça te remet à ta place. Beaucoup d’enfants, et je parle bien d’enfants (5-10 ans) viennent mandier et fouillent les poubelles, alors que toi, tu peux te permettre : de quitter ton boulot, voyager plusieurs mois d’affiler, revenir et trouver du boulot à nouveau. Beaucoup de choses te passent par la tête et tu y réfléchies pendant des heures.

8. Les femmes : ah qu’elles sont jolies les filleees d’arrrgentine… Sans doute les plus belles femmes du monde. Très souriantes, simples, naturelles et charmantes. Bref tu fonds. En plus dès que t’as le malheur de dire que tu es français ben le courant passe encore mieux.

9. Style de vie – Inutile de les brusquer ou de les assaillir de questions car ils risquent de te répondre « tranquilo ». Ici c’est cool la vie, pas de stress, on prend le temps pour faire quelque chose.

Pour finir, passons au chapitre nourriture locale.
En général, on ne trouve pas beaucoup de Mc do ou BK (sauf grandes villes), et tant mieux car les burgers sont king size et vraiment bon. Il faut partager une bière locale avec les autres voyageurs ou villageois.

Petit repas entre voyageurs

Chili : tu dois goûter le cumpletos : hot dog local avec de l´avocat et de la moutarde condiment (excellente). Le Mariscal caliente (photo) : pot au feu aux fruits de mer avec de la coriande et du citron (j´ai vraiment adoré). Si tu passes par la Patagonie : le guanaco (sorte de lama), le nandou (sorte d’autruche) et le castor. N’oublie pas de prendre un verre à la Piojeta (Santiago du chili) où sont servis les fameux terremoto (tremblement de terre) : vin, fernet et glace à l’ananas. A boire avec modération !! Teste aussi le pisco sour : liqueur de raisin, blanc d’œuf, jus de citron et glaçon. Et le vin.

Mariscal caliente

 

Argentine : sans hésiter, va te faire une parilla ou un asado pour y déguster la meilleure viande de boeuf du monde et n’oublie pas de commander une bouteille de vin. L’influence italienne te permet de déguster de bonnes pâtes, glaces et pizza. Dans la région d’Iguazu, tu peux goûter le caïmens.

Brésil : forcément la feijoada (riz, haricot noir et viande de porc), les fruits tropicaux (pastèque, coco, mangue, ananas), salade de manioc ou de banane. Et n’oubliez pas la Caipirinha en apéro.

 

5 années ago 0 Comments Short URL

Une page se tourne, une nouvelle s’écrit

On dit que la vie est bien faite mais que ce n’est pas un long fleuve tranquille. La mienne a été jusque la parfaite : enfance normale, crise d’adolescence et besoin de s’affirmer, études rudement menées et signature d’un  CDI dans un domaine où je m’éclate. Bref la vie rêvée.

La vie est faite de choix et de décisions qui la rythme et qui nous démarquent des autres. Cependant, elle reste finalement assez basique et la majorité des gens finissent par faire ou vouloir la même chose c’est-à-dire : être en couple, investir, travailler, faire du sport et avoir des enfants. La routine s’installe.

Cette vie là, je l’ai presque mais elle ne correspond pas encore à mes attentes immédiate. La routine, je n’aime pas ça. Je n’ai jamais aimé faire comme tous le monde. Se démarquer des autres,  atteindre ses objectifs sans jamais renoncer, vivre sa vie comme bon lui semble, respecter ses propres règles sans qu’elles ne soient dictées par les autres ; voilà ce que je veux.

Ma vie est rangée, faite de nombreux sacrifices et privations qui finissent par payer et me faire avancer. Mais parfois, il faut se faire plaisir et partir dans l’inconnu afin de perdre tous ses repères. Vivre au jour le jour sans se soucier du lendemain et sans regarder le passé. Rencontrer sans cesse de nouvelles personnes, discuter et partager quelque chose avec un parfait inconnu dont tu ne connaîtras finalement jamais le prénom, prendre du recul sur ta vie, se perdre dans des milieux hostiles où tu te retrouves livré à toi-même. C’est ça la vrai vie, le monde d’où je viens !

Le monde du voyage est merveilleux et très loin du non respect actuel dans une société où tout est de plus en plus faux, maquillé,… . Les gens d’en haut lancent les dés et toi petit pion, tu avances là où on te dit. Me voilà dans ma 25ème année et maintenant que j’ai entre guillemet assuré mes arrières, il n’y a plus de temps à perdre pour réussir à tout faire, tout voir, tout connaître et fuir le quotidien habituel.

 Mais finalement la vie rangé, est-ce vraiment fait pour moi ? Saurais-je me délester définitivement du sport de haut niveau qui me prive de beaucoup de choses, qui m’empêche de partir à l’aventure pour du long terme mais qui me procure toutefois un bien fou ?

Je viens tout juste de finir mon préavis de démission et me voilà libre comme l’air. J’aurais d’ici peu les réponses à mes questions.

Avant de partir, j’ouvre un peu mon cœur (chose que je ne sais pas pourquoi j’ai encore du mal à faire). Merci à ma famille, aux blaireaux, à mes potes d’enfance, certains autres de Lycée, du BTS et de Técomah pour leur soutient et tous les bons moments qu’ils m’ont fait partager. Je vous aime ou vous ai dans mon cœur !! Bisous et @bientôt.

Mention spéciale à mes parents pour mon éducation qui m’a fait devenir ce que je suis et pour m’avoir transmis leur passion des voyages.

5 années ago 0 Comments Short URL