Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

South island : part.2

Finalement je remercie souvent les coups du destin, les imprévus qui m’arrêtent au bon moment. Ce sont d’ailleurs les seuls à pouvoir me stopper. Cet épilogue de la remorque m’aura permis de me reposer un peu et de la reconsolider. Je suis à nouveau prêt à reprendre la route.

Avant cela dernier coucher de soleil à Hokitika. Mais rien de mieux que de l’observer depuis la plage où se trouve un concours de sculpture en bois flotté. Je dois avouer que nous sommes nombreux à vouloir ramener un exemplaire à la maison. Cela fait de la très jolie décoration et encore plus quand les artistes nous façonnent de tel chef d’œuvre.

Germain me trouve très impatient de reprendre la route et il n’avait pas tord car je n’aurais fait que trente cinq kilomètres (vu l’heure à laquelle je suis parti) mais j’avais besoin de retrouver ma machine. Le lendemain j’en ferai finalement cent huit puisque je n’ai pas trouvé mon campement sauvage.

En route je me suis arrêté à Pancake rock. Pourquoi ce nom ? La photo parle d’elle-même.

Le lendemain rien d’intéressant donc je file à toute allure sur Marchison. Cent bornes de plus au compteur.

On annonce de l’eau pour les prochains jours alors j’ai en tête d’arriver coute que coute sur la côte et tant qu’à faire au pied du parc Abel Tasman. Ce sera chose faite avec une étape digne du tour de France : 147 km. 8h30 de vélo plus tard me voilà prêt à trekker et à nager.

Le lendemain je park mon vélo, pour cinq dollars par jour, et endosse mon sac. Mais là c’est le drame ! 
C’est l’heure de faire travailler d’autres muscles et là j’en chie. Mais ça ce n’est rien car le plus dur c’est que, depuis quelques jours, je n’arrive plus à m’extasier. Je suis en Nouvelle Zélande, je vois de belles choses et me promène dans de beaux endroits mais rien n’y fait : je n’arrive pas à m’enlever l’Amérique du sud de ma tête. Mais là bas le glacier était cinq fois plus grand, plus impressionnant. Mais ce parc ressemble à celui de la Colombie. J’ai déjà vu ça. C’est comme si j’étais blasé de voyager, qu’il me fallait sans cesse quelque chose de nouveau. Mais apparemment je ne suis pas le seul à qui ça arrive. Rassurant !?


En tout cas je culpabilise et me mets à penser à ma famille, mes amis, ma copine avec qui je préfèrerai partager ce moment. Au moins je leur ferai partager le bonheur d’être là avec moi sur une plage de sable doré, bordé de forêt avec une eau limpide et d’un bleu turquoise… .

Dans les eaux limpides du parc Abel Tasman

Je rumine toute la soirée, mais la nuit porte conseil à ce qu’il paraît. En tout cas moi elle m’apportera la guerre avec les moustiques et la pluie. Et bizarrement, le lendemain matin tout s’arrange. Je suis un des seuls à braver la pluie pendant quatre heures, les plages sont désormais déserte et là je les trouve agréable à regarder. Je suis trempé de partout, j’ai des ampoules, je suis sale de la tête au pied. Mais n’est-ce pas cela que j’étais venu chercher ? Je vais retrouver mon vélo !! Il faut dire que marcher en montagne j’adore ça mais marcher le long de la mer de criques en criques… . Moi, mon vélo, les problèmes techniques, rencontrer des locaux ou échanger des infos avec d’autres voyageurs. Braver le mauvais temps et me rendormir dans ma tente trempée. La solution était finalement toute simple. Il faut que je voyage en fonction de ce que je suis venu chercher.

Encore une fois je remercie ces événements inattendus qui me mettent un coup de fouet. J’ai retrouvé la gniak et suis à nouveau reposé.

Une chose en plus à mettre dans mon CV : Je fais désormais parti des cyclotouristes

          Premièrement au niveau du bronzage : c’est moche mais pas le choix

          Deuxièmement : je suis capable d’enchaîner des distances de cent kilomètres et plus durant plusieurs jours et je ne pousse plus mon vélo dans les cols

          Troisièmement : je n’ai plus trop mal au cul mais dois mettre de la crème car le frottement incessant entre les jambes provoque une inflammation

          Quatrièmement : mes muscles du haut du corps ont disparus, je suis tous fin ! Une séance de muscu s’imposera à mon retour.

Pour faire croire que j’étais sponsorisé.

Dernière étape de l’île du sud : Nelson – Picton. Une étape très plaisante et complète puisque j’y aurai eu la montagne, une longue vallée venteuse, une halte surprise à Havelock (capitale mondiale de la moule), un paysage de criques avec un dernier col avant une excellente descente technique.
Il est l’heure de se faire un repas de fête avec bière pour célébrer la fin de ma traversée de l’île sud. Environ mille deux cent kilomètres du 22 Janvier au 6 Février. En référence au Tour de France : j’ai passé les Alpes mais il reste encore les Pyrénées (ou inversement) avant l’arrivée sur les champs (enfin Auckland pour l’occasion).

 Il est venu l’heure d’embarquer à bord du ferry qui relie Picton à la capitale. Mais surtout l’ïle Sud à l’île Nord. Trois heures de « promenade » au milieu des Fjords de Queen Elisabeth avant l’entrée en pleine mer de Tasman puis l’arrivée dans la baie de Wellington. Ma première grosse ville. Il faudra donc être vigilant pour mes premiers kilomètres sur l’île nord.

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South Island part.1

Magnifique sortie kayak au milieu des Fiords

Milford sound : paysage de Fjord. Endroit juste magique, encore plus en kayak car tu prends le temps d’apprécier le calme, le paysage et de voir les otaries s’amuser. C’est un paysage magnifique quelque soit le temps qu’il y fait. Moi j’ai eu une pluie battante mais qui aura eu l’avantage de faire ruisseler de nombreuses cascades le long de ces majestueux rochers sortant de la mer Tasman. J’aurai pu aussi me rassurer en voyant que ma tente ne prenait pas l’eau.

Queenstown : Ville bordée du lac Wakatipu et entourée de montagne. Il n’en fallait pas plus pour me réjouir. Une longue attente (quatre jours en réalité) pour recevoir mon vélo et ma remorque ; m’aura permise de profiter des nombreux points de baignade et trek pour faire passer le temps.

Pour une pause : dégustation d’un verre de vin dans la vallée de Gibson, dégustation de cerise entre Cromwell et Wanaka. De nombreux café bar ou petit commerce pour apprécier une boisson fraîche ou se ravitailler en nourriture. Les « pie » font fureur. Petite tarte fourrée de viande et de sauce. J’en aurai même dégusté une à l’opossum.

DOC : department of conservation, en lien direction avec la protection de l’environnement, ils mettent à disposition des espaces dédiés au camping. Tu ne payes que six dollars. C’est souvent en pleine nature au bord de lac ou cours d’eau. Un toilette et un accès à l’eau pas souvent potable sont présents. N’oubliez pas vos répulsifs car c’est inondé de sandflies (moucherons qui piquent) et de moustiques. De temps en temps je choisirai d’aller dans les hostels, où on te demande vingt  dollars pour mettre ta tente mais au moins tu peux charger tes appareils électriques, te doucher et cuisiner sans ton réchaud.

Les restes d’une tempête

De l’eau plus qu’il n’en faut : on n’arrête pas de te dire qu’il pleut énormément sur la cote Est. Effectivement en moyenne 3000 mm contre 650 mm sur Paris. Pour l’instant je suis chanceux car c’est grand beau temps. Mais on peut remarquer que de nombreuses rivières sont en réfection, ainsi que des ponts et bords de routes. Les fortes pluies ravinent tout vers la mer qui ramène les nombreuses branches arrachées et les laisses errantes sur la plage, dans un paysage terrifiant d’après tsunami. Autre caractéristique de cette humidité : la mousse qui envahit tout sur son passage. C’est une forêt d’arbres recouvert de mousse. C’est assez loufoque mais ça a son charme.

Cyclotouriste : nous sommes finalement nombreux à choisir le vélo pour découvrir la Nouvelle zélande. J’aurai même passé deux jours et demi avec Fabien (un  français) qui m’aura donné de nombreux renseignements sur ce pays puisqu’il y a vécu pendant un petit moment. Quand on se croise, on se dit toujours un petit mot sympa ou parfois on s’arrête cinq minutes pour papoter (seulement entre français).

Au bout d’un détour de 15 km : le voilà enfin !

Glaciers : je me suis arrêté au Fox glacier ainsi qu’au Franz Joseph. Ayant malheureusement déjà vu la mer de glace et le célèbre Perito Moreno (Patagonie) l’émerveillement n’était pas au rendez-vous mais cela fait toujours du bien de s’arrêter pour marcher un peu et de voir autre chose que : la route.

Me voilà à Hokitika, sur la cote Est, au kilomètre 540. Après deux premiers jours usant où il a fallu prendre le rythme, lutter contre son pire ennemi le vent, pousser son vélo dans les pentes : me voilà dans le rythme avec une moyenne de quatre vingt dix kilomètres par jour sur mes trois derniers jours. Inutile de vous dire que l’on dort bien après de telle journée. Sauf quand des lapins ont sentis que tu as caché tes gâteau dans la tente… . Je dois vous révéler un petit secret aussi. J’ai triché sur trente trois kilomètres puisqu’hier ma remorque a céder et donc j’ai du faire du stop car impossible de la réparer sur place. Parceque quand tout roule comme sur des roulettes : ce n’est pas marrant.

Rien de tel qu’un petit moment de méditation

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Top départ !

Queenstown, capitale mondiale du sport extrême. Mon jardin d’Eden. L’endroit où il ne faut pas que je traîne trop longtemps pour ne pas céder à la tentation de faire un saut en élastique, du VTT de descente, du canyoning ou rafting le lendemain… . Mais bon c’est l’endroit idéal pour commencer mon périple.

Premièrement, je pense trouver un bon vélo assez facilement. Ce n’est pas les magasins qui manquent.

Deuxièmement, j’aurai de quoi m’occuper en attendant le délai de livraison. De plus je pourrai aussi peaufiné ma préparation : trek, kayak dans les Fjord.

Troisièmement, c’est un paysage de montagne magnifique. Tous ce que j’aime. Mais ça je l’ai déjà dit.

Quatrièmement, le fait de finir par Auckland m’évitera de faire un retour inutile sur cette même ville. Surtout si je ramène le vélo en France. Mais ça on verra plus tard… .

Avant de détailler les caractéristiques techniques de mon nouveau matériel, je souhaite vous (surtout pour ceux qui ne me connaisse qu’à travers mon blog) décrire ce choix « fou » selon les dire, de traverser la Nouvelle zélande en vélo et en solo.

Quelle idée ai-je encore eu ?

Tout d’abord, le sport a toujours eu une place importante dans ma vie. Trop parfois ? C’est comme une drogue pour moi. Je pourrai la comparer à la morphine car elle me soulage, me vide l’esprit, mais surtout canalise l’hyperactif et l’impulsif que je suis. Il a su aussi me donner plein de valeurs qui m’aident dans la vie de tous les jours. Le sport de haut niveau c’est fini pour moi. Il a fallu faire un choix. Le problème est que je n’arrive pas vivre sans lui, et que seul les challenges et défis me font avancer dans ma vie. La recherche de compétitivité ne disparaitra jamais. Tout comme la pratique d’un sport individuel. Ce n’est pas que je ne sois pas sociable mais c’est que j’aime être seul, libre de toute attache, n’en vouloir qu’à moi-même. Rien de mieux qu’allier sport et voyage en solo donc.

Comme je l’ai dit lors de mon passage à l’émission « allo la planète » diffusé sur le mouv’, vivre et voyager dans le monde actuel est devenu trop facile. Moi je recherche la difficulté dans la vie. Plus tu vas me mettre des embûches sur mon chemin plus je vais aimer ça et plus ça va te fatiguer. Pour moi c’est comme un jeu. Je suis un dur au mal, j’ai un mental d’acier, je n’abandonne jamais et ne recule devant rien pour obtenir ce que je veux. C’est surtout l’aboutissement final le plus jouissif. Se dire que tu as réalisé ton rêve, ton défi, quelque chose de grand dont tout le monde te disait que s’était impossible, que j’étais fou. Mais le plus important dans tous ça, c’est de regarder derrière et de voir tous le travail préparatoire ainsi que toutes les privations que tu as pu faire pour y arriver. J’adore faire taire les langues médisantes, j’aime quand on me jalouse : ça me bonifit et me donne encore plus envie d’y arriver. Je veux prouver, montrer que rien n’est impossible dans la vie. Ne dit-on pas : « quand on veut, on peut » ? Montrer aux gens que la persévérance, l’envie d’y arriver, l’abnégation,…, finit toujours par gagner. Rien ne tombe du ciel, la chance sourit aux audacieux, il faut la provoquer.

Du beau matos !

Cela fait quatre jours que je suis en Nouvelle zélande. C’est l’été mais j’ai déjà connu les quatre saisons. Tous est là pour me compliquer la tâche. On dit que dame nature est toujours la plus forte. Il y a toujours plus fort que soi. Ma force sera de jouer avec elle, l’insulter quand elle me mettra misère, lui montrer qu’il y en faudra plus pour que je me résigne. Enfin pourquoi donc employer ce terme qui n’existe pas dans mon langage. Bref je suis prêt à en chier et à gagner le respect de dame nature. Tout ça est facile à dire mais plus dur à faire me diriez vous. C’est vrai, parfois j’ai des doutes, je me demande pourquoi je fais ça, pourquoi je suis là ? Mais c’est plus fort que moi, il faut que j’y aille. Suis-je maso ?

Les problèmes techniques sont ma hantise car moi et la mécanique ça fait deux. Des erreurs, je vais sûrement en faire mais je suis là pour apprendre et de cela je n’en sortirais que plus fort. Il n’y a en fait qu’un paramètre que je ne peux pas gérer dans la vie: c’est mon corps. Je le connais par cœur mais ne suis pas abjecte d’une maladie ou d’un accident qui peut tout stopper. S’il est infime ou moyen je le surmonterai mais s’il est rédhibitoire : il faudra malheureusement que j’entre le mot échec dans mon vocabulaire. Je garde à chaque fois dans le coin de la tête que beaucoup de personnes malade ou n’ayant pas la chance d’avoir grandi dans mes conditions de vie ; aimeraient faire comme moi mais ne peuvent (eux veulent mais ne peuvent pas) tous simplement pas. Aujourd’hui je leur dédicace ce voyage.

Voilà nous sommes le mardi 22 Janvier 2013, il est 14h00 à Queenstown, il fait grand soleil et la température est de 22°C. Jimmy vient de me livrer mon vélo crosstrail disk de chez ‘specialized’ ainsi que ma remorque Philips . On a monté tous les gadgets nécessaires : lampes, pompe, compteur, drapeau français,… . J’ai mon cadenas, mon réchaud à gaz, ma mini casserole, ma tente, mon matelas de sol, mon backpack, mon sac de couchage, des denrées alimentaires pour au moins cinq jours,… . Il est temps de donner les premiers coups de pédale en direction de Wanaka.

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All about Australia

Les fameux roadsign australien

 

Je n’y aurai passé que deux semaines mais avec un tel rythme et une grande curiosité :  j’en aurai finalement appris beaucoup.

Oui c’est vrai que l’Australie est célèbre pour ses koalas et ses kangourous mais concernant les second : j’en aurai malheureusement plus vu écrasé au bord de la route que vivant. Cependant on ne parle pas des mouches qui sont très présentes et dérangeantes. Tu ne peux même pas parler puisque sinon elles entrent dans ta bouche. N’oublions pas non plus qu’on trouve les plus grands prédateurs au monde (serpents, araignées, crocodile mais aussi requin !!

Continuons dans le grand : je pense qu’ici on bat le record des camions et trains les plus long du monde. C’est vrai que quand on traverse ce pays, autant rentabiliser le voyage en étant chargé au maximum. Données chiffrées déjà citées dans le précédent article.

Les australiens ont un bon sens de l’humour : on peut s’en apercevoir à la TV, dans certains bars ou publicités. Ils ont l’air cool avec leur look de surfeurs ou décontracté mais ce sont des faux calmes. Avec eux c’est toujours :  « no worries ! » (pas de problème). Mais j’aime bien provoquer les gens jusqu’à leur limite, juste pour le fun, afin de mieux cerner leur caractère et personnalité. Encore une fois j’ai gagné et c’est plutôt moi le ‘no worrie’.

Comme dans tous pays pourris par la société de consommation : les australiens adorent faire du shopping et se montrer avec leur dernière voiture, bateau ou vêtements. Ils sont très matérialistes et m’as-tu vue. Le culturisme est un hobbie. Enfin surtout sur la côte sud (entre Melbourne et Sydney).

Je parlai société de consommation : l’idée de faire payer le wifi dans les hostels mais pas dans les fameux fast food américains, dont je tairai le nom, est une très bonne logique commerciale. J’ai du allé manger un fameux burger juste parce que je devais acheter un billet d’avion et mettre à jour mon blog.

Dans cette grande île mais petit continent (parole d’aussie), on respecte les règles car la police sanctionne sévère. Pour exemple, peu de monde traverse au rouge de peur d’avoir une amende d’environ 100€.

Le gouvernement est actuellement de gauche, comme chez nous, et le problème d’assistanat est le même. Le peuple aborigène est à l’abandon : ils errent toute la journée dans les rues et retournent dans leurs habitations de fortune à la nuit tombé.

A Noel on ne fête pas forcément le 24 au soir mais surtout le 25 à midi (c’est l’été donc plus plaisant d’être dehors toute la journée) en famille. Repas de fête accompagné de vin et de pudding en dessert.

Humour Australien

Les villes de l’outback vivent principalement du tourisme.

Quelques conseils techniques si tu voyages seul.

Si tu veux aller marcher ou trekker dans le parc Blue montains : il faudra prendre le train (4h A/R et environ 15 dolls) à la gare centrale et descendre à Leura ou Katoomba.

Pour te déplacer en avion : il existe des vols low cost (type ryanair ou easyjet) tel que tigerairways ou jetstar. Teste aussi le stop, très facile ici. Tu mettras plus de temps mais dépensera moins d’argent.

Comme tous le monde tu trouveras que la vie est chère (4 dollars la bouteille d’eau, 5 dolls le demi de bière, sans parler du prix de la viande et des fruits) donc évites si tu es un backpacker à budget limité ou sinon fais comme beaucoup ici : payes un visa working holiday qui te permettra de travailler. C’est très facile et bien payé.

Ce n’est pas un pays qui me branchait beaucoup mais il aurait été dommage de ne pas y faire un crochet en allant en Nouvelle zélande. J’ai cependant vu ce que je voulais voir et fais ce que j’ai voulu faire en effectuant encore de belles rencontres. Mais maintenant place à l’aventure !!

Trop mimi

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Outback part.2 : L’autostop

Vers le Nord ou vers le Sud ?

Il était impossible pour moi de quitter l’Australie sans l’avoir traversé. Du coup le plan c’est de faire du stop. Ici ça me semble très facile puiqu’il n’existe qu’une seule route qui rejoint Alice spring à Adélaïde.

Ma pancarte est prête et je rejoins le point de rendez-vous fixé avec Drick : le belge qu’il y avait dans mon groupe. Il a déjà pratiqué l’autostop en Europe et s’est dit pourquoi pas en Australie. Il aura fait tout le travail à ma place puisqu’à mon arrivée il a déjà prit place dans un mini bus de vingt personnes. Steve, notre chauffeur l’a remarqué au bord de la route en train d’écrire sur un carton. Il a fait demi-tour pour lui demander où il allait et hop le tour était joué. Faire du stop sans avoir eu à montrer sa pancarte constitue un record je pense. Le record je l’ai peut être établi aussi : 2200 km au total, dans le même véhicule et en deux jours et demi.

Voilà pour les anecdotes. Mais pourquoi un mini bus ? Steve est un ingénieur en aéronautique donc ne paye que 10% du montant total pour les billet d’avion. L’idée est donc de partir de Darwin  et d’amener ce véhicule à l’aéroport de Melbourne d’où il rentrera chez lui en avion. Et cela tous frais payés. Mais comme Steve est un grand seigneur et qu’il a préféré faire la route accompagné : ben il nous a chargé.

Drick, Pierre et Steve : ils ont l’air heureux sur les routes Australiennes

C’est une aubaine pour nous puisqu’on a pu poser énormément de questions sur l’Australie : paysage, comment vivent les ruraux, les gens du désert, les urbains, comment on fête noël en aussie, les énergies renouvelables, le gouvernement,… . Vous imaginez bien qu’en trois jours on a le temps de faire le tour de nombreux sujets… . Merci Drick qui a pu lancer de nombreux sujet de discussions du à son niveau d’anglais supérieur au mien. Heuresement que j’ai réussi à comprendre et que pour une fois ils ont fait l’effort pour que je comprenne.

Petit Pierre était le plus jeune. Drick a quarante quatre ans et exerce le métier de professeur de Chimie. Steve en a cinquante cinq. Vous imaginez bien qu’en donnant mon âge il m’ont surnommé ‘baby’ lol. Mais en fin de voyage : bébé est devenu primaturé. Tu es sur que tu as vingt six ans ? Comme d’habitude mon vécu et ma maturité ont impressionné.

En cours de route, Steve s’arrêtera à des sites touristiques rien que pour nous (et pour lui aussi histoire de faire une pause). On aura la chance de passer par Coober pady : ville mondialement connu pour son extraction d’Opal.

Nous nous arrêterons aussi au bord des routes afin de prendre en photo les énormes camions à trois remorques, quinze essieux et soixante deux roues. Les trains aussi sont impressionnants : plus de quatre vingt wagons parfois superposés. On fera une halte au bord d’un lac asséché et à Adélaïde afin de déposer Drick.

Ici on ne roule pas la nuit afin d’éviter de casser son véhicule à cause de nombreux animaux qui traverse la route. On s’arrêtera donc à Coober Peddy où nous dormirons dans une grotte aménagé puis dans un motel perdu entre Melbourne et Adélaïde. On bien cru devoir dormir dans le bus… .

N’oubliez pas non plus que la règle de l’autostop veut que l’on paye une petite partie du voyage lors de gros trajet.

Un grand, grand merci à Steve pour sa gentillesse qui restera dans mon livre d’or des rencontres autour du monde. Lui qui est fan de kayak, aura droit à une dédicasse lorsque je serai en Nouvelle zélande. Ce voyage aura était riche en infos et enseignements qui feront l’objet de mon prochain article.

Des camions qui ressemblent à des trains

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Outback part 1 : L’auberge australienne

Après trois jours passés à Melbourne, avec une excursion d’une journée à la Great ocean road me voilà dans l’outback : le désert australien. Où : Alice Spring. Bon j’ai deux options :

          Trouver des ‘travelmates’ pour partager les frais afin de louer une voiture

          Faire comme beaucoup : opter pour un tour.

Je choisis finalement la seconde option après une journée de recherche infructueuse. Je vais vous décrire pourquoi cette fois-ci j’ai bien fait de partir en groupe.

C’est l’histoire d’un couple de chinois, un couple polono-taïwanais, deux koréennes (dont une qui a réalisé le casting pour gangnam style), un belge, deux suisses, deux Hollandaises, un et une Italienne, une et un français, une fille et sa mère suédoise, deux anglosaxons, tous accompagnés d’un guide nommé Graeson.

Ils voulaient découvrir l’Outback australien, bivouaquer mais surtout voir l’Uluru. Après les dernières formalités, les voilà tous réunis. Ils ne tarderont pas à faire connaissance par l’intermédiaire d’un jeu qui consiste à se présenter puis dire trois choses qu’ils ont fait ou qui les caractérise mais en y glissant un mensonge que doivent découvrir les autres. Pierre aura choisi de mentir sur son prénom ce qui est un bon moyen pour que ses compagnons d’aventure le retienne. Les autres révélations créeront un point de départ pour engager une discussion.

Ils s’arrêterons tous à la ferme des chameaux qui a forcément pour but : … de dépenser quelques dollars en sus histoire d’avoir une photo souvenir supplémentaire du voyage. Bref tous ce que Pierre déteste mais il prend le temps de se promener et tombe sur un perroquet, un dingo et un kangourou donc il restera à l’écart de tous cela et sera content d’avoir pu s’amuser avec ses créatures préférés.

Le marsupiaux le plus connu d’OZ

Le prochain arrêt sera le king’s canyon. Malheuresement la marche sera de courte durée puisque le site doit fermer pour cause d’incendie. Il faut dire que c’est sacrément sec par ici. Du coup tous le monde a le droit d’aller à la piscine.

Jusque là rien d’intéressant donc entrons dans le vif. Ce soir c’est bivouac dans le désert donc rien de mieux qu’un bon plat de pâte pour prendre des forces. Ici c’est souvent le guide qui cuisine mais nous mettons tous la main à la pâte ou à la plonge. Le moment est arrivée de sortir les swags : espèces de sacs de couchage avec un mini matelas intégré. Le tout sous un superbe ciel dégagé. Nuit à la belle étoile : il n’y a que cela de vrai pour tout aventurier qui se respecte. Tout partais pour le mieux, d’autant qu’on a tous eu le droit à un chant ou plutôt hurlement de dingos en pleine nuit. Rassurant ? En fait ils voulaient surement nous prévenir du danger qui arrivait : un orage féroce. Effectivement, deux heures plus tard nous voilà tous réveillés par de violentes bourrasques de vent et des éclairs qui ont fait vibrer le sol. Vite fait bien fait les moins téméraires ont filer sous abris. Mais les autres membres de la troupes allaient vite les rejoindres dès les premières pluies. Notre vaillant Pierre aussi aura du se mettre à l’abris une fois s’être apperçu que ces foutus swags (très confortables au passage) n’étaient pas waterproof.

Coucher de soleil en plein outback

On voulaient de l’aventure : on en a eu ! Levés aux aurores, on fera un petit décrassage afin de découvrir la flore principal de cette grande étendue aux terres rougeâtres. Elle se compose principalement de Spinifex (herbacées), d’acacias et d’Eucalyptus avec sa senteur odorante.

Place ensuite à … la route encore et toujours ! Quatres heures pour rejoindre le camp se trouvant juste à côté de l’Uluru ou Ayers Rock. C’est ici que l’on passera notre seconde nuit beaucoup moins agité que la veille mais plus courte (lever 4h) afin de se rendre au lever de soleil.

Entre temps nous avons enfin pu faire le tour de ce gros bloc sacré. Bon il faut le reconnaitre : ça envoie du lourd !! AWESOME comme dises nos chers Australiens ! Le coucher de soleil a été un peu gâché par les nuages venus jouer les troubles fête. Mais troubles fête, on l’aura étaient aussi car Graeson notre guide nous a inventé une chorégraphie sur la musique australienne de John Williamson.

Après cela impossible de nous arrêter puisque nous allions chanter à tu tête durant tout le trajet retour. Cette dynamique allait continuer puisque ce soir c’est repas de fête : Aussie BBQ (chameau et kangourou). Très bon repas mais alors que certains veulent dormir : les plus jeunes nomment Pierre comme chef de soirée (son passe temps favori) afin de se lancer dans une imitation de caporal chef. Son lit sera placé au milieu de tous et après avoir bordé tous le monde : il les lèvera tous à coup de clairons.

Ce rocher sacré, placé en plein milieu de l’Australie et connu par tous

Il est temps de rejoindre les kata tjuta pour le lever de soleil, toujours aussi magnifique. Ensuite c’est parti pour une marche de trois heures sous 44°C. Epuisant dans ces conditions. De plus il faut signaler que la nuit on ne descend pas en dessous des 30°C et impossible de se rafraîchir puisque l’eau froide coule à 30°C : donc autant dire qu’on boit et que l’on se douche avec de l’eau chaude. Il faut noter qu’on ingurgite en moyenne cinq à sept litres d’eau par jour et que même le vent est chaud. Pour couronner le tout, invasion de mouches.

Cela n’empêchera pas Pierre et Flo (un des deux suisses) de s’adonner à une petite séance de trail.

Le temps est venu de rentrer au bercail. Mais durant le trajet c’est la colonie de vacance : un relais avec une cuillère, création d’un kangourou à partir d’un simple bout de papier le tout en le déchirant ou en le pliant. Chorégraphie et bataille d’eau nous distrairons tous le long du trajet.
Notre pauvre Graeson n’aura pas réussi à garder sa concentration puisqu’il sera pris de nombreux fous rire. Il nous révélera à notre soirée d’adieu (fêtée comme il se doit) qu’il n’avait jamais vu un groupe aussi enthousiaste que le notre. Tous le monde a joué le jeux, a parlé ensemble, s’est échangé les mails. Bref le groupe parfait pour passer un excellent moment dans le désert australien.

Pour conclure, j’avais des apprioris à partir en groupe car tu n’es pas libre mais au moins tu es accompagné et ne risque pas de casser ta voiture en plein désert. De plus j’avais besoin de compagnie, de faire un peu la fête. Bientôt je serai seul pendant de longues heures, de longs jours. Seul avec mon vélo, livré à moi-même. Je peux aussi ajouter que l’agence mérite effectivement tous ses trophées mentionnant qu’ils sont les meilleurs. Nous avons étaient chanceux de partir à ce moment là puisque j’ai appris le lendemain que toutes les visites étaient fermés pour cause d’incendies qui bloque les principales routes d’accès.

Un sacré groupe, un sacré français !

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