Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

De surprises en surprises

Wellington : la capitale

Première surprise : difficile de sortir de cette ville : on m’a dit de prendre le train mais moi je suis là pour faire du vélo alors je me suis retrouvé sur l’autoroute lol. Finalement ce fut laborieux mais j’ai réussi à quitter la capitale mais pas la civilisation : ici c’est deux fois deux voies et beaucoup plus de villes que sur l’île sud. Ca change !

Seconde surprise : En cours de route je me fais doubler par Norm qui est intrigué par ma remorque (comme finalement beaucoup de personne ici). Il rejoint sa maison secondaire en vélo. Avant de nous séparer : il me demande où je vais et où je dors ce soir. Comme d’habitude c’est un peu au feeling alors je vous laisse deviner la suite… . Ben oui je dormirai dans un vrai lit, me sècherai avec une vraie serviette dans une maison située au bord de mer. La vraie vie de château. Malheureusement je dois continuer mon trip même si j’étais invité à passer le WE. Nous resterons bien évidemment en contact puisqu’ils s’en vont en Septembre aux Galápagos. Comble du sort : Norm est architecte paysagiste.

Norm et Vick

Troisième surprise : petit camping à Manganawe au bord d’une rivière entourée de falaises. Pour une fois j’ai bien fait de m’arrêter discuter à l’office du tourisme de Bulls. Rien de tel pour se refroidir après une journée très (très) chaude.

Quatrième surprise : j’entends crier dans la rue. Sûrement un français ou un kiwi me glissant un mot d’encouragement en voyant mon drapeau. Par principe je fais demi-tour. Et là je tombe sur un Vietnamien qui adore la France. A tel point qu’en même pas dix minutes je me retrouve assis à savourer un coca frais avec une adresse facebook en poche. De plus, l’homme qui l’héberge m’apporte le journal pour regarder la météo, me parle des malheureux bleus (rugby) qui perdent deux matches d’affilé (rien de mieux pour me faire chambrer merci !!) et m’invite à dormir chez lui dès que je suis de passage. Décidemment j’attire les bonnes âmes !

Champagne pool – Wai o tapu

Cinquième surprise : on m’avait prédit la pluie et finalement non. C’est la première fois que je visite un parc national sans me prendre la drache. Enfin !! Les autres peuvent se faire sous l’eau mais pas celui-là. C’est le Royaume du Mordor (Parc du Tongariro) !! Un site resplendissent et intriguant à la fois. Paysage à la fois lunaire et marsien dû aux couleurs de roches volcaniques. Lacs aux couleurs sulfureuses, fumeroles volcaniques (très chaude), odeurs de souffre, descente vertigineuse du volcan. Il y a tout pour me plaire. C’était d’un calme Olympien au sommet ennuagé, qui m’aura empêché d’avoir une vue à 360°. Et dire qu’un mois plus tôt il était actif et qu’une évacuation de la population a du être opéré.

Sixième surprise qui n’en est désormais plus une : je m’attendais à avoir des problèmes mécaniques mais j’ai un vélo en or ! Omis le problème de remorque résolu : il m’arrive que des déboires avec mon matériel électronique. Après l’appareil photo qui était sensé fonctionner dans l’eau (premier achat supplémentaire). Après la touche « enter » de mon téléphone portable qui ne fonctionne plus (nouvel achat). C’est au tour de mon arceau de tente de lâcher. La poisse continue encore et toujours. Prochainement le PC ? Non finalement (presque coup sur coup) c’est l’axe de roue sur lequel est fixé la remorque qui me lâche en pleine descente. Par chance je ne tombe pas (50 km/h) mais il y en a partout sur la route. Je mets tout ça de côté vite fait bien fait et là (au milieu de nulle part) la police arrive. De suite on sécurise et on se met à rire de la situation. Je n’ai jamais autant rit dans pareil situation. Quels blagueurs ces flics. Blagueurs mais efficaces puisqu’on arrêtera une voiture qui chargera mon vélo. Le mec est paysagiste aussi. Décidemment ! Finalement tout rentrera dans l’ordre puisqu’en même pas une heure et demi ma tente et mon vélo font peau neuve. Cela mérite une bonne bouteille de vin et des crevettes. J’ai failli oublier : j’aurai aussi eu le droit à une jolie piqûre de guêpe ou abeille qui a paniqué en se sentant prisonnière de mon casque. La malédiction du chiffre 13 (NDLR : 13 janvier).

Merci les amis

Septième surprise : après m’être fais doubler et encourager par les participants de l’épreuve cycliste nationale : Wellington-Auckland ; me voilà au repère à touriste. Sur la route thermale SH5 qui relie Taupo à Rotorua je paierai pour la première fois l’entrée d’un parc naturel. Et pour la première fois, aussi, je verrai les toilettes public payant. Vive le tourisme de masse.

Huitième surprise : Je me trouve à Rotorua, ville thermale. Au programme repos, rafting, shopping,… . Bref rien de surprenant mais en voyant des voitures de stockcar passer : je demande s’il y a une course de prévu. On me répond oui. Cool, il faut que j’y aille. Alors avant de passer à l’office du tourisme j’en parle à la gérante de l’hostel qui connait tous le monde ici. M’ayant déjà obtenu vingt dollars de réduction pour le rafting et détaillé une visite de la ville ; elle me fera cette fois-ci assister gratuitement à la course. Mais c’est là que ça devient surprenant : John (l’ami de la gérante) est commissaire sportif. Alors il me présente à son boss qui lui dit pourquoi il ne ferait pas assistant drapeau ? Et me voilà au milieu de cette piste ovale, à agiter mon drapeau rouge à chaque accident.

Niveau route : j’ai passé la barre des mille sept cent kilomètres et les points culminant de mon périple (1100 m à vélo et 2300 m en trail). Désormais je peux adopter un train de sénateur (sauf incident) pour rejoindre Auckland. Il me reste encore quatre étapes minimum. L’heure est venue de réfléchir si oui ou non je me fais un tatouage maori (celui qui raconte ta vie : ton autobiographie en quelque sorte) et/ou d’opter pour un saut à l’élastique ou du canyoning. Après ma petite halte (repos)  sur la péninsule du Coromandel, où je vais probablement encore être invité (les joies des connaissances), il sera venu l’heure de rejoindre Auckland et de dresser le bilan de l’aventure.

En piste !

Une dernière chose : j’ai compris pourquoi de nombreuses personnes disent que l’île Nord est moins belle que l’île sud. C’est juste parce que sur la première il y a plus de routes, de trafic (j’ai même doublé les bouchons), de villes et villages, mais elle n’en est pourtant pas moins belle. De plus on oublie trop souvent de rendre sur la partie Nord-est : East cape. Un endroit sans touriste et très paisible. Beaucoup m’en auront dit du bien mais il me faudra revenir pour le constater.

4 années ago 0 Comments Short URL

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