Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

Money time

C’est le moment où tout peu basculer d’un côté comme de l’autre. Le moment où je me demande qu’est ce que je fais là, je crois que je vais rentrer plus vite que prévu. Et d’un seul coup, au moment du K.O, tout s’inverse, tout s’éclaircit, tout redevient positif.

Tout était donc écrit ! A peine arrivé au Cambodge, à Phnom penh la capitale, je tombe par hasard à l’hôtel de Romain et Jérôme que je cherche depuis environ 30 minutes. Avec ces deux amis d’enfance, nous nous rendons à un match de boxe Thaïlandaise où nous nous retrouvons sans rien demander dans le carré VIP, juste derrière le directeur général de la plus bière la plus commercialisé du pays : Cambodia. La chance d’être étranger ! Il faut bien que ça sourit de temps en temps.
Peu après leur départ je décide de louer une moto et m’en vais découvrir l’arrière pays en apprenant rapidement à conduire comme eux c’est-à-dire sans réelle règle de conduite. Mais la malchance me poursuit et je roule sous une pluie battante deux heures durant, lors du trajet retour. Je prend donc froid et m’enrhume quelques heures après être sorti vainqueur de ma tourista.

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Je ne m’attarde pas sur la capitale mais réussi à voir Bruno un autre pote d’enfance, (décidemment, ils sont partout ces rurangeois !) le soir de mon départ.
Il habite ici depuis 5 ans, parle le Khmer et me donne de précieux conseils et informations par rapport aux terres de sa grand-mère maternelle.
Un trajet de bus couchette me mène à Siem riep, la ville où tout a pris un sens. La ville où le voyage en solitaire recommence, la ville où je retrouve les effets dévastateurs du tourisme de masse. Une où je me sens donc à côté de la plaque, où il faut sans cesse négocier, où les prix sont complètement dérisoire, où la prostitution (cependant moins marquée que dans la capitale) pullule, où … .
Bref, ça ne m’enchante pas alors je commence à regretter d’être parti en Asie du Sud Est sachant qu’en Thaïlande c’est encore plus touristique ! Attendons de voir avant de faire des jugements hâtif.
Le coup de grâce arrive mardi 13 décembre au soir. Pensant d’abord à une otite, mon mal d’oreille s’intensifit d’heure en heure redescendant cette fois-ci jusque dans ma gorge. Je suis inflammé et à moitié paralysé du côté droit. Je n’entend plus grand-chose. S’en est trop ! Il faut que je me rende à l’hôpital.
Vu l’expression du médecin en voyant l’intérieur de mon oreille, rien ne va ! Effectivement, il me dit qu’il va me faire trois injections et une perfusion. Et si jamais cela ne fonctionne pas : c’est un transfert aéroporté immédiat sur l’hôpital de Bangkok. Mauvais signe tout cela.
Et nous revoilà au début de l’histoire avec toutes ces questions et l’issue positive que vous connaissez.

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Remarque : comme vous pouvez le voir, les frais hospitalier sont très élevé (et je ne vous parle pas d’un éventuel rapatriement) donc partez toujours en veillant d’avoir une bonne assurance prenant en compte ces aléas qui peuvent arriver.

Je ressors donc en meilleure forme avec une envie de folie. Une envie de pimenter ce voyage trop touristique à mon goût. Je profite de ma convalescence pour trouver des idées. Acheter un vélo et rejoindre la capitale thaïlandaise : Bangkok. Ou encore faire un mototrip ou de l’écotourisme. Bref les idées fusent mais avant de faire mon choix, je pars à la recherche de Piseth et de son institut de Yoga. A peine sorti de l’hostel que je me fais accaparer par les chauffeurs de tuk tuk. Je m’invite pour boire un verre qui se transforme vite en deuxième puis…  jusqu’au moment où il se fait l’heure de manger puis de faire la sieste dans leur hamac. Ayant appris beaucoup sur leur vie et leur salaire, je reprend ma route en titubant. Je me perd car rien n’est indiqué et personne ne parle anglais dès que l’on s’éloigne du centre ville.
J’erre de chemins en chemins deux heures durant et me rend très vite compte que dans ce pays,  il n’y a pas de juste milieux. Soit tu nais dans la rue, vit dans des conditions précaires, te déplaces en  vélo ou moto. Sois tu as une voiture, une belle maison parfois entouré de barbelet (pour les plus riches) et un ou plusieurs chiens.
Et puis revoilà le traquenard d’une invitation à boire l’apéro en me faisant la messe afin que j’invite et rince tout le monde. Mais cette fois je reste vigilent et mets rapidement les barrières car ils sont très roublard et fourbe ces khmers avec leurs beaux et grands sourire.
Et puis j’atteins enfin mon objectif. A 10 min à peine de mon hostel ! Ah l’alcool et ses dérives… . Mais tout était écrit je vous dis. Boire pour oublier les déboires de la veille. Une marche méditatoire pour comprendre le fonctionnement du pays et retrouver l’envie de continuer.
Et puis le deuxième tournant : je tombe nez à nez avec Piseth pile au moment de son arrivée.

Je lui explique mon cas, mes attentes. Je lui demande conseil et de m’expliquer la différence entre yoga et méditation et ce qui est le plus adapté dans mon cas.
En une heure et un petit croquis tout est rentré dans l’ordre. Je sais quel chemin prendre et surtout comment. Je peux continuer à vagabonder tranquillement, l’esprit libre.
Pas totalement guéri mais en très bonne voie.
Toutes ces désillusions jusqu’à cette ultime marche m’auront aidé à comprendre toute la complexité, les liens ou connexions entre yoga et méditation dans le bouddhisme.

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Mon niveau spirituel est élevé. Je le savais mais connais désormais à quel stade je me situe. Pour continuer à m’élever, il me faut quitter mes mondes parallèles et cette vie basée sur l’argent et le temps. Il me faut donc intégrer un temple, monastère ou centre bouddhiste afin de continuer à grimper les échelons. Suis-je prêt pour cela ?

11 mois ago 0 Comments Short URL

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