Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

Monkey mind

Pourquoi ces peuples sourient-ils autant ? De manière générale il y a beaucoup de respect dans la gestuelle et les échanges de sourire. Intérieur comme extérieur, j’ai retrouvé le mien. On dit toujours que l’on est le miroir de la personne que l’on a en face de soi. Le sourire étant inné chez les khmers, les Thaïlandais et surement dans les autres pays limitrophes ; j’étais obligé d’en faire autant. Cependant, apprenez à distinguer le bon sourire du mauvais. 😉

Je savais déjà que la santé n’a pas de prix et qu’il faut prendre soin de soi. Mais mon passage à l’hôpital, le fait de m’être fait renverser par une voiture en Thaïlande et les nombreuses heures de méditation auront eu raison de moi. Ma résolution de 2017 est de faire ce bilan de santé générale (dentiste, ORL, dermatologue) que je repousse depuis trop longtemps.

Je défends la logique de décroissance, de ralentir notre rythme de vie et je ne l’applique pas moi-même. C’est l’enseignement principal de ce voyage. Mon rythme effréné de ces deux dernières années a fini par m’user à petit feu. J’étais au bout du rouleau. Nerveusement et physiquement. Très proche d’un burn out.

Ce voyage m’a malmené. Je suis passé par de nombreux états. Il m’a fallu deux semaines pour reprendre goût au voyage. Le besoin de comparer sans cesse avec les nombreux autres pays où je me suis déjà rendu n’aide pas non plus. J’ai beau être un voyageur chevronné, il m’a fallu retrouver les automatismes. C’est comme lorsqu’un sportif de haut niveau se blesse, il lui faut un certain temps avant de retrouver toutes ses capacités.

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En Thaïlande, il faut savoir prendre le temps. C’est comme cela que l’on apprécie ce pays. Rester une ou deux semaines dans certaines villes est une nécessité. Faire une pause (le temps d’une journée entière) dans les nombreux centres de massage, de méditation ou de yoga est vraiment bénéfique. Tout comme parler et faire la fête avec les autres backpakers ou hippies. Car oui, ici c’est peace and love. Tout le monde est ami. Dès que tu croises le mec ou la nénette avec qui tu as discuté la veille ou rencontré la journée même sur un des nombreux lieux touristique : tu t’arrêtes et prends le temps de discuter, manger ou boire un verre.

Il faut lâcher prise, céder au « monkey mind ». L’expression si souvent employée par Phra KK, le moine bouddhiste avec qui j’ai passé une journée entière. Il n’y a pas de traduction littérale mais pour résumer et expliquer, le cerveau du singe cherche constamment une nouvelle branche à laquelle s’accrocher. Le singe exécute cet ordre. L’anxiété des occidentaux vient de là. Notre mode de vie nous l’impose. Cette image résume très bien mes dires :

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La méditation est un long travail de concentration. L’objectif est de savoir faire le vide. Vos yeux ne voient plus l’extérieur mais l’intérieur de votre corps. Vos oreilles n’entendent plus les bruits extérieurs mais ceux que produisent votre corps. Vous ne sentez plus la mouche se poser sur vous mais plutôt le sang se diffuser dans vos veines.

Nos cinq sens ne doivent plus avoir de contact avec l’extérieur mais avec l’intérieur de notre corps. Un dur et facétieux travail qui permet de se concentrer à 100% sur une tâche. C’est comme le principe de l’entonnoir. Il faut que j’apprenne à aller dans la profondeur des choses. Me consacrer sur un ou deux projets avant d’en attaquer un autre. Encore une bonne résolution. Ne dit-on pas : trente ans, l’âge de raison ?

Ce voyage aura été une vraie thérapie. J’ai toutes les pièces du puzzle. Il ne manque plus qu’à les assembler. Ma place est pour l’instant en France auprès de mes amis et de ma famille. Dans mon havre de paix et lieu de dissidence où je souhaite développer la permaculture afin de vivre en semi-autosuffisance. J’ai su me créer un cocon et trouver plusieurs lignes directrices qui me mèneront à ma quête principale. De ce fait, 2017 sera plus dédié aux défis sportifs qu’aux voyages.

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Je pourrai continuer cet article ou en écrire un autre sur le fonctionnement d’un temple Bouddhiste, sur la journée type d’un moine, son rôle,… . C’est très intéressant mais très long.
Je me ferai cependant un plaisir de vous racontez tous cela de vive voix ou en vous prêtant le livre (en anglais) que j’ai acheté au temple universitaire de Suan Dok.
Il propose des journées de méditation ainsi que des possibilités d’échanger durant deux heures avec un jeune moine désirant augmenter son niveau anglais. Un échange appelé « monkchat ».
Tout à la fin de cet article : la vidéo de Phra KK qui nous montre comment s’habillent les moines. Vous trouverez aussi toutes les coordonnées nécessaires.

Kha poun ka
Phra (*) Pierre

* Phra signifie moine. En expliquant le but de ma conférence, de mon livre et mon combat pour vivre dans un monde plus juste et solidaire, Phra KK m’a glissé en plaisantant qu’il ne me manquait plus que l’habit orange.

Mon rayonnement et niveau spirituel sont chaque jour un peu plus intenses et je sens la victoire de ma quête se rapprocher.

Le savant mélange du révolutionnaire qui fusionne avec la sagesse d’un moine bouddhiste est-elle la clé du succès ?

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8 mois ago 0 Comments Short URL

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