Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

Sport

Le sport est dans mes gènes. Papa (karatéka) et maman (gymnaste) se sont rencontrés dans un gymnase. Depuis tout petit je cavalai avec des engins à roues. Du matin au soir. Le sport me canalisait. Si je ne bougeai pas, je devenais comme un lion en cage. Trente ans que ça dur !

D’être nourrit à la sueur, j’en suis devenu boulimique. Impossible de m’arrêter sous peine de faire ressurgir de vieilles douleurs ou d’avoir des fourmillements dans les jambes. J’en suis même venu à devoir aller courir à minuit alors qu’une heure plus tôt j’étais en pyjama dans mon lit. Bien plus qu’une passion => une drogue, une addiction.

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Compétiteur né, seule la victoire comptait. Le goût du sang dans la bouche m’excitait. Se dépasser, se sublimer jusqu’à vomir ou s’écrouler de fatigue comme un boxeur subissant un K.O été devenu monnaie courante. J’en suis même venu à pleurer lors d’une défaite en demi-finale. Seule la première place comptait. Le reste ne m’intéressait pas. Je me suis donné les moyens d’atteindre mon but et y suis arrivé. Les championnats de France et compétitions européennes. Je n’ai jamais rien lâché mais il me manquait ce petit quelque chose que l’on appelait confiance en soi pour atteindre le graal : l’équipe de France.

Elle est venue la fois où j’ai trouvé ma paix intérieure. Dès lors, tout paraissait réalisable. Une reconversion sportive est survenue suite à une blessure qui a dû m’éloigner des tatamis. J’ai troqué ma ceinture et mon judogi contre un vélo et des paires de basket. Les sports d’endurance me tendaient les bras. Je ne recherchai plus la performance mais simplement la réussite.

Et désormais d’autres défis m’attendent. Je veux prouver qu’avec une envie débordante, un physique aguerrit et un mental surpuissant, on peut gravir mais surtout déplacer des montagnes.