Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

Tonga soa sur la grande île

Madagascar ne m’a vraiment pas déçu et apporte tous ce que je voulais voir : même plus. Je m’y suis regalé et je conseille fortement de s’y rendre.
Je n’aurai parcouru qu’une infime partie de cette île grande comme la France et le Bénélux réuni mais elle m’aura charméé. L’avantage de cette période est que tu peux négocier facilement les prix vu que c’est la basse saison. Le désavantage c’est la saison des pluies qui te limite à mon parcours (la RN7 qui est goudronnéé). Autre option c’est louer une moto : ce qu’a fait Aaron (une belle rencontre). Sans cela bon courage.

Une des principales routes goudronne laisse a l’abandon

Les routes (enfin surtout les pistes) font donc le charme de ce pays. Optez donc pour la moto ou une voiture de location car les transports en commun c’est bien quand tu es jeune (et encore).

Les parcs nationaux : impossible de s’y rendre sans guide. Essayez de constituer un groupe afin de partager les frais. J’aurai eu l’occasion de visiter le parc Ramanofana (le top si tu aimes les ballades en forêts, nocturnes et donc pour y voir des lémuriens, caméleons, serpents, geckos). Isalo est splendide car c’est un mélange de canyons, oasis et piscines naturelles. Anja : promenade sympathique en montagne (faune et flore riche). Rianala, situé a Ifaty, vous pourrez observer les baobabs et cactées. Il relève le niveau du parc aquatique du lagon qui, certe, possède de beaux poisons mais ne comptez pas voir de beaux coraux.

Parc national de l’Isalo

 

Sécurite et corruption : se méfier la nuit des policiers qui vous racket si vous n’avez pas votre passeport et des personnes un peu ivre. C’est d’ailleur un fléau : le pays tourne au ralenti les lendemains des jours de fête. Quand à la corruption : elle est partout. Au bord des routes, dans les études (paye ton diplôme), dans les entreprises gérées par les vazaha (les blancs),…. . Mada souffre de cette mauvaise image (insécurité) que vehicule les medias. Les touristes ont peur de venir et cela pénalise grandement ce formidable pays où tu peux loger dans de ravissants endroits pour peu cher.

 

Le fameux maki catta

Faune, flore et environnement : une multitude d’espèces endémiques (faune et flore réuni) de palmiers, baobabs, lémuriens, insectes. Mada est un véritable écosysteme. La gestion de l’environnement mérite une gestion plus stricte. La déforestation est omnispresente et donc l’érosion aussi. Il faut du bois pour se chauffer et plus d’espace pour les cultures qui nourrissent la population certes mais que fera-t-on lorsque l’érosion aura atteint son point de non retour ? Et que dire de la gestion des dechets… .
Point positif c’est que l’on utilise des materieux locaux pour la construction et que l’on réutilise tout. Rien ne se perd ! L’agriculture y est encore bio Presque partout.

 

Rhum, Riz, Zebu : Ici c’est sacré. Avec une bouteille de rhum tu peux résoudre de gros problème (c’est un gage d’acceptation mais de corruption aussi, dans certains cas). Le riz est le passé culturel asiatique. Il est de tres bonne qualité donc on l’exporte et on y importe un riz de qualité moindre (forcément !!). J’ai eu la chance de participer au repiquage. Ils mangent du riz à toutes les sauces et avec beaucoup de zébu (qui remplace la vache). Cet animal peut servir d’offrande, de moyen de transport mais il est surtout utilisé dans le travail en rizière. On denombre de plus en plus de vol. Certains parcourent quatre vingt kilomètres durant la nuit. C’est un animal très facile manier. J’ai pu participer à une transhumance.

 

Politique : No comment ! Quand ton président s’en met plein les poches durant trente ans et toi, citoyen tu trimes plus que tous : je comprend pourquoi ce peuple attend avec impatience du changement et pourquoi les aides internationales ont été annulées. Malheureusement ce n’est pas le seul probleme .

 

Tourisme sexuel : tu ne peux pas sortir seul sans être assailli de toutes part. C’est la seule raison de vivre des filles de la côte : trouver un vazaha qui te paye tous et rester avec lui le temps d’une soirée, voyage ou plus. Heureusement, il n’existe que très peu de réseau de proxénétisme. Mais il y a trop de quarantenaire ou cinquantenaire avec des jeunes filles ou garcon.

 

Pauvreté : bonjour vazaha, donne moi les bonbons, donne moi l’argent. Les enfants qui travaillent dès cinq ans, les gens presque tous pied nus. La cohue dès que tu donnes un peu à manger à quelqu’un. Enfin bref un grand classique dans un pays délaissé.

Une très grande variété de caméléons

 

L’avenir de ce pays fait peur. “on arrivera jamais à se relever” “ce pays va devenir comme Tahiti : on construit et dans la foulée, l’état, la corruption ou le cyclone balaye tout” “Si on a plus d’aide internationale…” Voilà ce j’ai pu entendre durant mon séjour. Parole d’habitants ou de résident. Sans compter un environnement qui se dégrade, tout comme les infrastructures ainsi qu’une baisse de la fréquentation des touristes. Bref sa sent le chaos mais heureusement qu’il y a encore des ONG et personnes très courageuses qui donnent de leur temps pour que Mada survive. Bravo à vous !!

Baobab

4 années ago 0 Comments Short URL

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