Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

26,2 miles à Edimbourg

Après quatre mois marathon, il est venu l’heure d’en courir un vrai. Je ne suis jamais arrivé aussi peu préparé et dans un état d’esprit aussi hésitant à un grand rendez-vous. Je n’ai quasiment fait que du vélo et n’ai couru que 100 bornes sur les trois derniers mois. Nous sommes vendredi, la course programmée le dimanche, et je ne sais toujours pas si je vais prendre part au départ. La faute à une grosse fatigue mentale et physique. De plus, je suis en convalescence et sous antibiotique puisque quelques jours auparavant je sortais des urgences avec un énorme abcès situé dans l’aine.

Une paix intérieure retrouvée

Samedi, l’air écossais et la méditation m’ont fait oublier le surmenage et m’ont apaisé. Je m’élancerai donc au côté de Clément et Aurélien. En tenue et franchissant le départ : plus rien ne peux désormais m’arrêter omis un gros pépin de santé. Je finirai dans un temps très loin de mon objectif initial mais avec l’énorme satisfaction d’avoir pu boucler la distance en ayant couru la moitié de la course avec une ampoule mais surtout en ayant aidé Clément à rallier l’arrivée. Je m’étais contraint à me dire que je ne courrerai pas. J’étais déjà frustré d’avoir dû céder les armes sans que la bataille commence. Mais mon tempérament, contre l’avis de nombreuses personnes, a repris le dessus. J’ai guéri mon esprit et mon corps qui m’ont donné leur accord pour foncer. Et 4h52 plus tard j’ai bouclé ces 42,195 kilomètres. Peu importe le temps, et les 52 minutes de plus que mon objectif, je l’ai fait en accompagnant le troisième larron de l’aventure. Clément, sache qu’on ne parle jamais d’abandon avec moi. Pour moi, c’est la plus belle des victoires et une belle expérience en tant que coach mental. Un métier que j’aimerai bien faire plus tard.

Pourquoi courir le marathon d’Edimbourg ?

Course caritative, bord de mer, moins de monde, moins chaud

Courir avec des miles et non des kilomètres ça perturbe mais c’est excitant.

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Une capitale Européenne moins attractive mais qui vaut vraiment le détour

Edimbourg vaut vraiment le détour ! Une ville chouette, historique, vallonnée, où l’on trouve des nombreux pubs aux univers et ambiances très différentes. Sans oublier son architecture Grégorienne. La nuit, on se croirait comme dans un film d’époque avec les petites ruelles pavés et les luminaires accrochés aux murs laissant scintiller une lumière jaune sombre. Agréablement surpris et sous le charme.

Un élan dynamique

Malgré un gros coup de fatigue deux semaines après la course, j’ai une dynamique ultra positive. Le fait d’avoir bouclé deux gros défis sportifs, de commencer à maîtriser l’intelligence émotionnelle, de mieux gérer mon repos et d’apprendre à lâcher prise sont les facteurs clé de cette dynamique. Je me sens insubmersible et capable de me lancer dans n’importe quel défi ou projet (sportif ou autre). Je vis dans une bulle de bonheur. Mais je dois garder les pieds sur terre et resté vigilants cependant. La chute peut vite arriver et fait beaucoup plus mal. Mais que c’est jouissif.

On appelle souvent ce genre d’exercice d’endurance : des courses vers la maturité. C’est justement de là qu’est venue mon envie d’écrire un second livre. Une enquête sur les défis sportifs et aventures extrêmes. Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus rapide. Pourquoi et pour qui cherchons-nous cette excellence ?

5 mois ago 0 Comments Short URL

Pavés

En mémoire à Christophe Janot et Michele Scarponi.

source chilkoot

Réunion de veille de départ. Rencontre des compagnons d’aventure. Dernières vérifications du matériel. Repas convivial où l’on sent l’excitation monter progressivement. Réveil et départ très matinal. C’est le rituel de toute aventure qui se respecte. Cette fois-ci, pas d’ascension de sommet mythique, pas de stage de survie mais une randonnée cycliste hommage d’une course d’un jour considéré comme une des plus éprouvantes.

Paris-Roubaix. Surnommée aussi l’enfer du Nord ou Reine des classiques. C’est en trio que nous allons rouler. Avec mon pote de Lycée Clément (initiateur de l’idée) et son ami de fac Gautier. D’habitude je préfère les cols de montagne. Cependant, l’appel du vélo version backpacking couplé à la découverte des pavés Nordique entre pote ne m’a pas laissé d’autres choix que répondre oui.

source chilkoot

Nous sommes finalement 21 participants à cette aventure organisée par la compagnie de pionniers Chilkoot. Le parcours est un mélange de celui de 1896, où le départ se faisait de Paris, avec celui de 2016 qui s’élance de Compiègne. Les deux ralliant l’arrivée au Vélodrome de Roubaix. Ce sont 383 kilomètres à travers la banlieue parisienne, les forêts de Chantilly et Compiègne, les longs faux plats picards et les 28 secteurs pavés (50 kilomètres au total) qui nous attendent sur deux jours. Le tout en autonomie complète.

Il est 5h15, les paupières peinent à s’ouvrir et nous immortalisons ce tout premier volet de « pavés » devant le magasin de vélo kilomètre0 situé au 20 rue des Acacias. Après ce premier shooting devant le départ fictif, nous rejoignons le départ réel entre l’Arc de Triomphe et la porte Maillot. Deuxième shooting et top départ ! Après une quinzaine de bornes sous les réverbères et au milieu d’un dédale de routes, habitations et feux tricolores : changement de dimension. C’est un épais brouillard et un froid saisissant qui nous accompagne désormais. On ne s’attarde pas trop au point de contrôle numéro 1 de Pontoise, de peur d’attraper froid.

Ce n’est que vers 9 heures que le soleil pointe le bout de son nez. Il ne nous quittera de la journée mais une frisquette bise l’accompagne. Nous passons le CP2 de Compiègne peu après la pause déjeuner aux alentours de 12h30. C’est une longue après-midi sous un vent de trois quart face avec de long faux plats qui nous est proposé. Le paysage est redondant mais cela fait partie du parcours. Au fil des kilomètres, nous battons mutuellement nos records de kilomètres parcourus en une journée. Cela nous redonne du moral pour finir la journée. Nous arrivons à Troisville (CP3) au kilomètre 218 vers 18 heures afin de faire tamponner notre roadbook.
Nous sommes heureux d’y être parvenus au vue de notre (toute) petite préparation : 120 kilomètres maximum. C’est déjà un exploit pour nous. Le premier secteur pavé est à quelques hectomètres. Malgré les jambes lourdes et l’estomac qui réclame son dû, nous partons euphorique à l’assaut de ce pour quoi nous sommes venus. Ah les pavés ! Savant mélange d’extase et de souffrance. Ca tabasse dur, ça secoue, on se croirait vraiment dans une machine à laver en mode essorage. C’est une véritable torture pour l’Homme et sa machine. Impossible de lire la trajectoire idéale. Impossible d’anticiper les nombreux nids de poules et irrégularités des pavés. Devant son écran on a du mal à se rendre compte de la difficulté. Mais tout cycliste passionné se doit de vivre cette expérience.

Nous mettons définitivement pied à terre vers 20H30.Nous ne souhaitons pas prendre le risque de rouler de nuit dans les chemins champêtres pavés. On décide de s’arrêter dans la chaine de restaurant la pataterie. Nous étions très loin d’imaginer qu’il sera notre futur camp de base pour le bivouac. Nous nous préparions à trouver un champ, un fossé, une étable,…, et finalement on se retrouve à dormir au chaud, avec petit dej’ tout prêt. Le lendemain est une journée agréable car nous avons vent de dos quasiment tout le long. Tôt le matin nous rejoignons Wallers (CP4) et la célèbre trouée ou tranchée d’Arenberg considéré comme le secteur pavé le plus dur. Pour preuve, la trouée est associée à l’Alpe d’Huez ou le Ventoux des pavés. Croyez-moi, elle ne vole pas ce surnom ! Un vrai casse pattes !

En cours de route, nous décidons de tronquer un peu le parcours de crainte d’être hors délai (NDLR : il faut arriver avant 16h). Sage choix. Comme les pros, nous avons droit à deux passages sur la ligne d’arrivée du Vélodrome. Le premier se fera au sprint et le second à trois en accolade.

En grand privilégié : bière vélosophe à l’arrivée, champagne, visite du musée avec le droit de porter le trophée du vainqueur et surtout douche où figurent tous les noms des différents vainqueurs de l’épreuve.
Un grand merci à l’équipe Chilkoot, à l’association qui s’occupe des pavés et du musée pour leur sympathique accueil , aux parents de Gautier ainsi qu’au gérant du restaurant.

7 mois ago 0 Comments Short URL

Monkey mind

Pourquoi ces peuples sourient-ils autant ? De manière générale il y a beaucoup de respect dans la gestuelle et les échanges de sourire. Intérieur comme extérieur, j’ai retrouvé le mien. On dit toujours que l’on est le miroir de la personne que l’on a en face de soi. Le sourire étant inné chez les khmers, les Thaïlandais et surement dans les autres pays limitrophes ; j’étais obligé d’en faire autant. Cependant, apprenez à distinguer le bon sourire du mauvais. 😉

Je savais déjà que la santé n’a pas de prix et qu’il faut prendre soin de soi. Mais mon passage à l’hôpital, le fait de m’être fait renverser par une voiture en Thaïlande et les nombreuses heures de méditation auront eu raison de moi. Ma résolution de 2017 est de faire ce bilan de santé générale (dentiste, ORL, dermatologue) que je repousse depuis trop longtemps.

Je défends la logique de décroissance, de ralentir notre rythme de vie et je ne l’applique pas moi-même. C’est l’enseignement principal de ce voyage. Mon rythme effréné de ces deux dernières années a fini par m’user à petit feu. J’étais au bout du rouleau. Nerveusement et physiquement. Très proche d’un burn out.

Ce voyage m’a malmené. Je suis passé par de nombreux états. Il m’a fallu deux semaines pour reprendre goût au voyage. Le besoin de comparer sans cesse avec les nombreux autres pays où je me suis déjà rendu n’aide pas non plus. J’ai beau être un voyageur chevronné, il m’a fallu retrouver les automatismes. C’est comme lorsqu’un sportif de haut niveau se blesse, il lui faut un certain temps avant de retrouver toutes ses capacités.

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En Thaïlande, il faut savoir prendre le temps. C’est comme cela que l’on apprécie ce pays. Rester une ou deux semaines dans certaines villes est une nécessité. Faire une pause (le temps d’une journée entière) dans les nombreux centres de massage, de méditation ou de yoga est vraiment bénéfique. Tout comme parler et faire la fête avec les autres backpakers ou hippies. Car oui, ici c’est peace and love. Tout le monde est ami. Dès que tu croises le mec ou la nénette avec qui tu as discuté la veille ou rencontré la journée même sur un des nombreux lieux touristique : tu t’arrêtes et prends le temps de discuter, manger ou boire un verre.

Il faut lâcher prise, céder au « monkey mind ». L’expression si souvent employée par Phra KK, le moine bouddhiste avec qui j’ai passé une journée entière. Il n’y a pas de traduction littérale mais pour résumer et expliquer, le cerveau du singe cherche constamment une nouvelle branche à laquelle s’accrocher. Le singe exécute cet ordre. L’anxiété des occidentaux vient de là. Notre mode de vie nous l’impose. Cette image résume très bien mes dires :

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La méditation est un long travail de concentration. L’objectif est de savoir faire le vide. Vos yeux ne voient plus l’extérieur mais l’intérieur de votre corps. Vos oreilles n’entendent plus les bruits extérieurs mais ceux que produisent votre corps. Vous ne sentez plus la mouche se poser sur vous mais plutôt le sang se diffuser dans vos veines.

Nos cinq sens ne doivent plus avoir de contact avec l’extérieur mais avec l’intérieur de notre corps. Un dur et facétieux travail qui permet de se concentrer à 100% sur une tâche. C’est comme le principe de l’entonnoir. Il faut que j’apprenne à aller dans la profondeur des choses. Me consacrer sur un ou deux projets avant d’en attaquer un autre. Encore une bonne résolution. Ne dit-on pas : trente ans, l’âge de raison ?

Ce voyage aura été une vraie thérapie. J’ai toutes les pièces du puzzle. Il ne manque plus qu’à les assembler. Ma place est pour l’instant en France auprès de mes amis et de ma famille. Dans mon havre de paix et lieu de dissidence où je souhaite développer la permaculture afin de vivre en semi-autosuffisance. J’ai su me créer un cocon et trouver plusieurs lignes directrices qui me mèneront à ma quête principale. De ce fait, 2017 sera plus dédié aux défis sportifs qu’aux voyages.

source internet

Je pourrai continuer cet article ou en écrire un autre sur le fonctionnement d’un temple Bouddhiste, sur la journée type d’un moine, son rôle,… . C’est très intéressant mais très long.
Je me ferai cependant un plaisir de vous racontez tous cela de vive voix ou en vous prêtant le livre (en anglais) que j’ai acheté au temple universitaire de Suan Dok.
Il propose des journées de méditation ainsi que des possibilités d’échanger durant deux heures avec un jeune moine désirant augmenter son niveau anglais. Un échange appelé « monkchat ».
Tout à la fin de cet article : la vidéo de Phra KK qui nous montre comment s’habillent les moines. Vous trouverez aussi toutes les coordonnées nécessaires.

Kha poun ka
Phra (*) Pierre

* Phra signifie moine. En expliquant le but de ma conférence, de mon livre et mon combat pour vivre dans un monde plus juste et solidaire, Phra KK m’a glissé en plaisantant qu’il ne me manquait plus que l’habit orange.

Mon rayonnement et niveau spirituel sont chaque jour un peu plus intenses et je sens la victoire de ma quête se rapprocher.

Le savant mélange du révolutionnaire qui fusionne avec la sagesse d’un moine bouddhiste est-elle la clé du succès ?

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11 mois ago 0 Comments Short URL

Une Thaïlande influente et en pleine mutation

Si vous passez la frontière par voie terrestre  depuis le Cambodge, n’ayez crainte et prenez votre mal en patience. La file d’attente est longue et les changements de bus incessant. Je me retrouve sans monnaie locale avec un simple autocollant bleu sur le T-shirt à la recherche d’un bus pour la capitale. Bus qui se transformera finalement en mini van. C’est un peu l’anarchie. A la douane, certains ont le droit à un visa d’un mois, d’autres à un visa de deux semaines. Bref c’est une confusion générale.

Le changement ne fait que commencer car lors des premiers kilomètres je m’aperçois rapidement qu’ici on roule à gauche, qu’il y a des deux fois deux fois, des péages et le retour des grandes surfaces et de la malbouffe avec des enseignes comme Mcdo, Starbucks et Burger king. Le choc est toujours brutal, je l’avais oublié. Les premiers asiatiques obèses font leur apparition une fois la capitale atteinte. Les effets pervers de la sédentarité (métro boulot dodo) couplé à une nourriture malsaine.

Bangkok

Une ville immense, en pleine mutation. Elle est sur trois étages : sous terrain avec le métro, niveau de la terre pour les habitations et aérien avec le skytrain (métro aérien) et les autoroutes urbaine.
Un deuxième aéroport flambant neuf a fait son apparition. Quatre étages, des policiers en segways, des portiques Xray, des caméras partout. Le top du top. Le métro climatisé n’a pas l’air d’être vieux non plus. En observant tout ces changements, je me dis que ce n’est pas étonnant qu’il y a de plus en plus d’expatriés.
Bangkok est surtout top pour la nightlife. Pour le reste, vous trouverez mieux ou tout aussi bien dans le reste du pays. Et pour moi cher qui plus est.

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Koh tao et autres îles paradisiaque du Sud thaïlandais

Calme, détente ou lieux de fête incontesté avec les variantes de la full moon party. Voilà comment résumer l’ambiance. Bungalows ou dortoir. Street food ou restaurant avec vue imprenable sur la mer. Deux mondes d’écart se côtoient. D’un côté des jeunes en sac à dos, plein de peintures et de couleurs encore enivré d’alcool et de l’autres, des couples ou famille avec d’énormes valises.
Quoiqu’il en soit chacun y trouvera son compte et rentrera avec des souvenirs impérissable tant c’est (c’était ?) le paradis.
Oui, mes yeux ont cette fâcheuse tendance à voir ce que ne voient pas forcément ceux des autres. Je ne vais pas cracher dans la soupe non plus car j’ai passé une soirée de nouvel an de folie mais il est de mon devoir de vous parler des dégâts de l’être humain.  Il y a (encore) une belle faune sous marine mais pour combien de temps ? Au vue de la faune (corail) qui a quasiment disparue. De tous les déchets et fines particules (plastique je pense) se trouvant dans l’eau. Ainsi que l’impact des hydrocarbures dû à l’intense trafic nautique. Je me demande combien de temps il reste à ces îles avant de voir leur caractère paradisiaque disparaitre ?
De plus, vue le nombre de touriste de plus en plus massif et la hausse des prix : je soulève une question. Est-ce encore rentable de se rendre là bas ?

Pour conclure ce dossier, je souhaite aussi vous parler de l’huile de palme qui a fait son apparition dans cette région. Des parcelles entières déjà rasé. On le voit bien lors du décollage ou atterrissage de l’aéroport de Surat tani.
Pour continuer sur une note négative je vous ajoute la propagation nocive des produits phytosanitaires (engrais et traitement contre les maladies et parasites) dans les cultures de fraises du pays. Mais si m’attarde la dessus vous allez dire que je suis impartial ce qui serait vrai. Le développement du pays apporte aussi du bon.

L’irrigation et le matériel financé en partie par les centres de recherche et le gouvernement ont apporté un confort de travail et a nettement relancé l’économie des villages du Nord du pays.
Désormais beaucoup de Thaïlandais peuvent se permettre de visiter leur propre pays pendant les fêtes et les vacances de fin d’année. Ceux du Nord ou de la capitale se rendent dans le sud et vice versa. Chaleur ou fraicheur, à eux et à nous de choisir.

De nombreux étudiants bénéficient depuis peu d’aides financières de leurs universités pour faire un voyage d’étude. 100.000 baths pour 10 personnes + 2000 baths (500€) de la poche de chaque étudiant. Ces échanges interuniversitaires  ainsi que le fait de pouvoir parler anglais avec les nombreux touristes étranger qu’ils croisent, rend ce voyage très enrichissant. Et pour les forcer à faire cette démarche, l’université a créé un questionnaire. Le « IPSOS » ou « INSEE » thaïlandais c’est les étudiants.

Et que dire du développement d’internet. Le wifi est présent partout là bas. Même dans des cafés de petits bleds pommés. Il faut dire que les asiatique sont constamment avec leur téléphone sur réseaux sociaux ou en train de se prendre en photo ou en vidéo. La « selfie dépendance ». On parle de génération Smartphone ou tablette chez nous mais ce n’est rien si l’on compare à l’Asie.

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Chiang mai

C’est la seconde ville du pays en termes d’habitants. Pas de métro sous terrain ni aérien, pas d’autoroutes urbaine mais une circulation très dense et une ville bruyante.
Elle reste la plaque tournante de la partie Nord thaïlandaise. Il y a énormément d’activités à faire. On peut y passer 4 à 7 jours sans problème.
Il y a :

un canyon avec de nombreuses activités nautiques,
des activités de montagne (kayak, VTT descente),
un zoo/safari,
de nombreux temples,
la possibilité d’apprendre à cuisiner thaïlandais,
deux parcs nationaux : Doi inthanon (point culminant de la Thailande) et Doi suthep que vous pouvez gravir en VTT (un petit 18 km à 6,5%) puis redescendre par les chemins de descente. Niveau confirmé souhaitable.

Au niveau insolite, il y a la fidèle journée avec les éléphants mais là-dessus j’ai un avis négatif.
Plus positif : la possibilité de faire une retraite méditative dans un temple bouddhiste où un « monkchat » : rencontre et discussion avec de jeunes moines. L’idée est de pratiquer l’anglais pour eux et de connaître leur mode de vie pour nous, les touristes de passage. Un échange enrichissant. J’y reviendrai plus en détail dans le prochain article.

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Pai

Très touristiques et ambiance hippies. Ici ça sent bon les vacances et l’ambiance camping. Le bruit provient simplement du brouhaha des touristes et des nombreux bars ambiance.
Là encore vous pouvez (vous allez tant l’ambiance est bonne enfant) y rester au minimum une semaine.
De nombreuses cascades, sources chaudes sont au programme de vos visites.
De nombreux points de vue insolites existent pour observer un magnifique coucher de soleil. Au niveau du bouddha blanc à flanc de colline, du canyon ou du pont mémorial.
A votre retour, il ne restera plus qu’à affronter la foule pour aller manger et acheter vos souvenirs en pleine rue dans un des nombreux stands d’artistes ou cuistots indépendant.
S’il vous reste encore des forces, vous irez sûrement boire un verre ou deux ou trois avec les amis que vous avez rencontré en cours de journée ou que vous allez forcément recroiser dans les rues. Mais au final comme tous le monde est ami là bas… .

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Mae hong son

Ville symbole des 1864 virages. Louer un deux roues et éclatez vous dans les routes montagneuses. Suivez les courbes comme vous parcourez celles des femmes (pour vous messieurs hétéros).
Le plan d’eau en plein centre ville donne un certain charme et une quiétude à cette petite bourgade beaucoup moins touristique que Pai.
QG pour le départ pour des treks dans les montagnes environnantes, il ne faut pas oublier d’aller faire une halte détente au spa et bain de boue situé à une vingtaine de bornes plus au Nord.

Il faut se rendre au village reculé de Ban nai soi où vous rencontrerez la tribu Karen des Long Neck Kayan Lahwi. Plus connue sous le nom des femmes girafes. Attrape touriste aujourd’hui, il faut y aller simplement afin de connaître l’histoire de cette tribu Birmane et voir à quoi ressemble un village rural thaïlandais. On est à des années lumière de Bangkok !

La boucle Chiang mai, Mae hong son, Pai est à faire absolument. C’est une tout autre Thaïlande que l’on découvre. Moins étouffante au niveau du trafic et de la chaleur et plus authentique. Un road trip montagneux très sympathique avant de vous rendre sur Chiang rai et de rejoindre le Laos ou la Birmanie. Des pays désormais en vogue.
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Mon analyse sur ce voyage asiatique m’a poussé à affirmer que voyager va coûter de plus en plus cher. Il sera bientôt plus rentable de voyager dans notre pays.
Cela fait le jeu des pays voisins de la Thaïlande. Il relance des pays qui étaient en perte de vitesse ou encore peu visité.
La Birmanie et le Laos étaient depuis longtemps délaissés par les touristes préférant se rendre en Thaïlande, Cambodge et Vietnam. Mais depuis un ou deux ans le nombre de visiteurs annuel a quadruplé. Les infrastructures ne suivent plus et les prix ont fortement augmenté.
Les activités et tarifs spéciaux  «non résident » font que la  Thaïlande et le Cambodge deviennent hors de prix. Tout cela fait le jeu du Vietnam qui redevient abordable par rapport à ses voisins.

Avec le développement qui s’étend désormais dans les zones rurales et un nombre de touristes toujours aussi important voir en augmentation, la Thaïlande va continuer de jouer un rôle très important dans cette région du monde.

11 mois ago 0 Comments Short URL

Mes impressions sur le Cambodge

A Siemp Riep, à part l’hôpital, il y a les fameux temples  d’Angkor. Voir la nature reprendre ses droits m’a réjoui. Un beau spectacle. Et puis c’est tout. Je n’ai pas retrouvé l’atmosphère si spéciale que j’ai pu ressentir au Machu picchu ou à Petra. Il était donc temps de partir voir ailleurs. Je me suis donc rendu à Battambong.

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Je recommande de vous y rendre. Beaucoup plus conviviale et plus correcte au niveau des prix. Ici on retrouve le french touch avec les maisons coloniales, la possibilité de jouer à la pétanque et la petite production de vin locale. Voici la journée type que je vous recommande (en tuk tuk ou en vélo pour les plus sportifs).  Perdez-vous le long des méandres de la Sangker river en suivant la rive droite en suivant le sud. Vous trouverez des champs et culture installés tout le long avec un système de pompage et arrosage intégré. Sur la grande route se trouve une distillerie où sont cultivées les seules vignes du pays. Faites une pause dégustation mais à 15 USD la bouteille, avec un goût manquant de saveur et de caractère, ce n’est pas la clientèle française qu’ils vont toucher ça c’est sur !
De là, rejoignez le temple Banan  puis rendez vous à Phnom sempov afin d’observer la spectaculaire sortie des quelques 35.000 chauve souris de la caverne.

Remarque importante : n’oubliez pas d’avoir une carte routière ou votre smartphone chargé à fond car les panneaux directionnel sont parfois en option ou écrit seulement en Khmer. Certains chemins de liaisons sont en terre alors selon la saison : pensez à avoir les affaires adéquat.
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Le Cambodge a choisi de se simplifier la vie avec les calculs et les lieux touristique en optant pour le dollar US.
C’est comme à la foirfouille : pour les touristes tout est à 1 dollar. Ca évite d’avoir de la monnaie locale pour les touristes et ça augmente le pouvoir d’achat pour les locaux.
Le Cambodge est un pays qui peut revenir cher suivant les activités, logements et restaurants que vous choisissez.

C’est un des pays où il y a le plus d’associations et ONG. Vous trouverez de nombreuses écoles enseignant l’anglais. Le parler donne l’opportunité de travailler dans le domaine du tourisme où les cambodgiens pourront prétendre à un salaire de 30 à 40 USD par jour contre 5 USD pour un simple ouvrier. Je trouve le coût de la vie assez élevé par rapport à ce qu’ils gagnent. Même si on m’affligeait le prix touriste, je le sais de source sur.

La nourriture est saine. Beaucoup ont leur propre culture. De règle générale, évitez la viande car les conditions de stockage sont sommaires. Même les locaux sont souvent malades. C’est dire… .
L’architecture des maisons rurale m’ont fait penser à celle de Madagascar. RDC pour temps de repos avec hamac et zone de repas. Stock culture ou paille voire même zébu et poules lors de la saison des pluies. Au premier étage, se trouve les zones de couchage avec cuisine et salle à manger.

Les Cambodgiens mangent en général très tôt. Il m’est arrivé de passer à table à la nuit tombée c’est-à-dire vers 18h. De toute manière tout semble s’arrêter à l’heure de la sortie des chauves souris et moustiques. Pensez-y si vous êtes hors des lieux touristiques.

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Me voilà désormais en Thaïlande, dans mon dernier opus sud asiatique, avec un rythme et style de vie encore bien différent : la fusion de Singapour et du Cambodge. Une partie de l’Asie bien surprenante où il faut prendre le temps de s’habituer à chaque passage de frontière.

 

12 mois ago 0 Comments Short URL

Money time

C’est le moment où tout peu basculer d’un côté comme de l’autre. Le moment où je me demande qu’est ce que je fais là, je crois que je vais rentrer plus vite que prévu. Et d’un seul coup, au moment du K.O, tout s’inverse, tout s’éclaircit, tout redevient positif.

Tout était donc écrit ! A peine arrivé au Cambodge, à Phnom penh la capitale, je tombe par hasard à l’hôtel de Romain et Jérôme que je cherche depuis environ 30 minutes. Avec ces deux amis d’enfance, nous nous rendons à un match de boxe Thaïlandaise où nous nous retrouvons sans rien demander dans le carré VIP, juste derrière le directeur général de la plus bière la plus commercialisé du pays : Cambodia. La chance d’être étranger ! Il faut bien que ça sourit de temps en temps.
Peu après leur départ je décide de louer une moto et m’en vais découvrir l’arrière pays en apprenant rapidement à conduire comme eux c’est-à-dire sans réelle règle de conduite. Mais la malchance me poursuit et je roule sous une pluie battante deux heures durant, lors du trajet retour. Je prend donc froid et m’enrhume quelques heures après être sorti vainqueur de ma tourista.

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Je ne m’attarde pas sur la capitale mais réussi à voir Bruno un autre pote d’enfance, (décidemment, ils sont partout ces rurangeois !) le soir de mon départ.
Il habite ici depuis 5 ans, parle le Khmer et me donne de précieux conseils et informations par rapport aux terres de sa grand-mère maternelle.
Un trajet de bus couchette me mène à Siem riep, la ville où tout a pris un sens. La ville où le voyage en solitaire recommence, la ville où je retrouve les effets dévastateurs du tourisme de masse. Une où je me sens donc à côté de la plaque, où il faut sans cesse négocier, où les prix sont complètement dérisoire, où la prostitution (cependant moins marquée que dans la capitale) pullule, où … .
Bref, ça ne m’enchante pas alors je commence à regretter d’être parti en Asie du Sud Est sachant qu’en Thaïlande c’est encore plus touristique ! Attendons de voir avant de faire des jugements hâtif.
Le coup de grâce arrive mardi 13 décembre au soir. Pensant d’abord à une otite, mon mal d’oreille s’intensifit d’heure en heure redescendant cette fois-ci jusque dans ma gorge. Je suis inflammé et à moitié paralysé du côté droit. Je n’entend plus grand-chose. S’en est trop ! Il faut que je me rende à l’hôpital.
Vu l’expression du médecin en voyant l’intérieur de mon oreille, rien ne va ! Effectivement, il me dit qu’il va me faire trois injections et une perfusion. Et si jamais cela ne fonctionne pas : c’est un transfert aéroporté immédiat sur l’hôpital de Bangkok. Mauvais signe tout cela.
Et nous revoilà au début de l’histoire avec toutes ces questions et l’issue positive que vous connaissez.

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Remarque : comme vous pouvez le voir, les frais hospitalier sont très élevé (et je ne vous parle pas d’un éventuel rapatriement) donc partez toujours en veillant d’avoir une bonne assurance prenant en compte ces aléas qui peuvent arriver.

Je ressors donc en meilleure forme avec une envie de folie. Une envie de pimenter ce voyage trop touristique à mon goût. Je profite de ma convalescence pour trouver des idées. Acheter un vélo et rejoindre la capitale thaïlandaise : Bangkok. Ou encore faire un mototrip ou de l’écotourisme. Bref les idées fusent mais avant de faire mon choix, je pars à la recherche de Piseth et de son institut de Yoga. A peine sorti de l’hostel que je me fais accaparer par les chauffeurs de tuk tuk. Je m’invite pour boire un verre qui se transforme vite en deuxième puis…  jusqu’au moment où il se fait l’heure de manger puis de faire la sieste dans leur hamac. Ayant appris beaucoup sur leur vie et leur salaire, je reprend ma route en titubant. Je me perd car rien n’est indiqué et personne ne parle anglais dès que l’on s’éloigne du centre ville.
J’erre de chemins en chemins deux heures durant et me rend très vite compte que dans ce pays,  il n’y a pas de juste milieux. Soit tu nais dans la rue, vit dans des conditions précaires, te déplaces en  vélo ou moto. Sois tu as une voiture, une belle maison parfois entouré de barbelet (pour les plus riches) et un ou plusieurs chiens.
Et puis revoilà le traquenard d’une invitation à boire l’apéro en me faisant la messe afin que j’invite et rince tout le monde. Mais cette fois je reste vigilent et mets rapidement les barrières car ils sont très roublard et fourbe ces khmers avec leurs beaux et grands sourire.
Et puis j’atteins enfin mon objectif. A 10 min à peine de mon hostel ! Ah l’alcool et ses dérives… . Mais tout était écrit je vous dis. Boire pour oublier les déboires de la veille. Une marche méditatoire pour comprendre le fonctionnement du pays et retrouver l’envie de continuer.
Et puis le deuxième tournant : je tombe nez à nez avec Piseth pile au moment de son arrivée.

Je lui explique mon cas, mes attentes. Je lui demande conseil et de m’expliquer la différence entre yoga et méditation et ce qui est le plus adapté dans mon cas.
En une heure et un petit croquis tout est rentré dans l’ordre. Je sais quel chemin prendre et surtout comment. Je peux continuer à vagabonder tranquillement, l’esprit libre.
Pas totalement guéri mais en très bonne voie.
Toutes ces désillusions jusqu’à cette ultime marche m’auront aidé à comprendre toute la complexité, les liens ou connexions entre yoga et méditation dans le bouddhisme.

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Mon niveau spirituel est élevé. Je le savais mais connais désormais à quel stade je me situe. Pour continuer à m’élever, il me faut quitter mes mondes parallèles et cette vie basée sur l’argent et le temps. Il me faut donc intégrer un temple, monastère ou centre bouddhiste afin de continuer à grimper les échelons. Suis-je prêt pour cela ?

12 mois ago 0 Comments Short URL

Singapour : moderne et eduquée

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De premier abord, cette ville m’a tout de suite fait penser à Rio de Jainero. Les connaisseurs vont me dire qu’ il manque les montagnes et favelas. Qu’il n’y a pas ces deux mythiques baies que sont : Ipanema et Copacabana. Qu’il n’y a pas l’ambiance samba, carnaval et caïpirihna mais ils confirmeront que cette ville Etat est un vrai havre de verdure. La chaleur humide, les nombreuses zones climatisées et le récent métro super propre et les 7 millions d’habitants chacune me permettent de faire cette comparaison.

Outre cette verdure permanente, ce que l’on remarque de premier abord c’est la relative propreté de la ville. Une histoire d’éducation me révèle Kobey, le boyfriend de mon amie Laura, qui me rajoute que les amendes encourues pour un jet de chewing gum, de mégots ou autre déchets sur la voie publique dissuadent vite de le faire. 500 SG$ si vous mangez et 1000 SG$ si vous fumez dans le métro.

Avec eux, j’ai pu me plonger dans le bain rapidement. Rien eu besoin d’organiser, une voiture à disposition et c’est parti pour de multiples activités. Il faut dire que ce n’est pas ce qu’il manque ici.

MacRitchie park : forêt humide, singes, iguanes,aviron, marche ou jogging autour du lac.
Marina bay : c’est ici que se déroule le défilé de la fête nationale, les galeries  marchandes de luxe, les buildings d’affaires et grands hôtels de luxe  à 200-300 USD la nuit.
Garden by the bay : un parc/jardin à visiter de jour comme de nuit avec des serres exeptionnelles où se trouvent une flore incroyable.
Sentosa : c’est l’île aux divertissement ! Universal studio, golf, luge, plages de sable fin, aventure parc, imitation saut en parachute,… .

OLYMPUS DIGITAL CAMERASingapour, indépendante depuis une cinquantaine d’années fait partie de ces villes nouvelles qui se développent à échelle grand V. Une place to be (où il faut être). Pas étonnant donc de voir autant d’expatriés et de marques française : bnp, decathlon, kronembourg, sans compter le prêt à porter et parfum de luxe… .

De manière général, les Singapouriens travaillent beaucoup et c’est surtout grâce à leurs postes de cadre que Laura et Kobey ont pu se rendre aussi dispo en journée. Flexible sur les horaires, ils ont travaillé ainsi de 23h à 2h puis de 6h à 9h le temps que j’étais là. Le dimanche ne leur pose pas de problème non plus. De toute façon les entreprises pour lesquelle ils travaillent ne ferment que 2 jours par an et eux n’ont qu’ont deux semaines de vacances annuelle.

Des pokémons partout et des personnes rivées sur leurs smartphones faisait planer un air de Chine ou de Japon. Rien d’étonnant puisque près de 40% de la population est d’origine Chinoise. Le mandarin et l’anglais font d’ailleurs partie de langue nationale. Bien que le dialecte Sino-indoneso-anglais fait plus office de langue nationale me diront mes guides attitrés.

Et quand au Japon, les Singaporiens adorent s’y rendre durant leur vacances d’hiver afin de s’adonner aux joies des sports d’hiver. Et ça décathlon l’a bien compris !

En transit ou en tant qu’expatrié, c’est la vie rêvé pour les citadins aimant la chaleur et la culture asiatique. A proscrire pour les petits budget et personnes recherchant l’authenticité.

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1 année ago 0 Comments Short URL

Ma place est auprès d’eux

P1110772En cette dernière année vers la trentaine, je donne un nouveau sens à ma vie. Je sais pourquoi je suis né et ce que je dois apporter sur terre. Les vertus du voyage en sac à dos m’ont fait connaître un autre voyage bien plus puissant : le voyage spirituel. Un voyage au cœur de moi-même qui m’a aidé à comprendre qui j’étais.

Très prochainement vous pourrez découvrir « Mondes parallèles » : mon autobiographie et tout ce que ces long mois de voyage m’ont apportés. C’est ici

En vacances depuis peu, j’ai décidé de passer trois jours à la COP21. Une révélation et un avènement pour moi !! Je m’explique.

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J’ai souvent été confronté à un pessimisme ambiant ou à un je m’en « foutisme » concernant le changement climatique et de nos habitudes. Mais à quelques mètres du grand chapiteau où sont réunis tous les grands chefs d’Etats, se trouve une zone ouverte au public : espace génération climat.
Un nid à idées nouvelles et rencontres surprenante dans l’optique d’un monde meilleur. Car oui, le monde est en transition, la reprise de la croissance n’a pu lieu d’être, il faut penser à l’après pétrole, à un nouveau mode vie. Un nouveau monde est en marche. Le monde dans lequel je me reconnais et je souhaite désormais vivre. Un monde plus JUSTE, plus SOLIDAIRE et plus RESPECTUEUX DE LA NATURE. De nombreuses ALTERNATIVES DURABLES existent. Cet ensemble de communautés forme le monde de demain. Car oui, pour l’instant nous ne sommes que quelques communautés à travers les différents pays du monde à penser et vivre ainsi. Mais chaque jour elles grandissent et se réunissent pour gagner en puissance. C’est un long combat mais j’ai trouvé des alliées.
Rome ne s’est pas fait en un jour mais je sais au fond de moi que de minorité, nous passerons à majorité. Il en va de l’avenir de notre planète.

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Durant ces longs mois de vadrouille dans un confort aléatoire et souvent sommaire : on m’a beaucoup donné, appris. Il est temps de rendre la pareille. Sinon cela s’appelle être un profiteur et ce n’est pas le genre de la maison.

En parlant de maison.. je dois vous avouer que je vais très prochainement devenir sédentaire. L’envie d’avoir mon chez moi, mon intimité, une décoration à mon image, une manière de vivre telle que je l’imaginai a fait pencher la balance. Avec le temps, les envies changent. Le temps est venu de me créer mon cocon. Je suis très bien entouré et j’ai des tas de projets pour m’occuper.

Cette maison est vétuste (plus de 100 ans) ; je vais donc la rénover. Comme ma vie, elle sera en chantier un bon bout de temps. Me voilà propriétaire. Moi qui disais souvent être anti-terrain privatiser et libre d’errer où bon me semble. Me voilà à me contredire en faisant l’inverse.
Néanmoins je la définirais plutôt comme la maison du bonheur.
Ce bonheur passera par un accueil toujours chaleureux dans cette maison de campagne avec un énorme potager et fruitier agrémenté d’un poulailler afin de consommer des produits frais.
La municipalité où je vais habiter a une âme. Elle se compare à un village gaulois résistant et luttant contre les attaques extérieures : implantation d’une décharge, nuisances des avions la nuit, protection de l’environnement (dans les grands axes).
Cette commune est un peu bohême : peuplée d’artisans et de paysans. Elle ne compte que 800 âmes et la chanteuse Barbara a vécu dans ma rue. Yves Duteil en a été le Maire durant de nombreuses années. Ce village a tout pour me plaire.
Je vais pouvoir vivre en semi suffisance grâce à mes énergies renouvelables et fruits et légumes frais. Le monde de demain se construit aussi chez moi. Je me dois de montrer l’exemple.

Après trois jours à la COP et surtout toutes ces fantastiques personnes (venant des quatre coins du monde) rencontrées, une chose est sure : je suis né pour aider et guider ceux qui veulent s’en sortir et œuvrant pour rendre le monde de demain meilleur. Ma place est auprès d’eux.
Love

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Voici la liste de mes plus belles découvertes :

Shamengo : espace communautaire virtuel et réel, de découverte, de partage et d’apprentissage pour permettre à chacun de prendre soin de soi, de créer dans l’éthique, de préserver la planète et de s’engager pour les autres. « La fabrique du nouveau monde ».

Le directeur de la maison d’édition : rue de l’échiquier qui propose des livres d’entretiens ou de vulgarisation pour rendre compte de la pensée et de l’action des hommes et des femmes de notre temps dans des domaines comme l’économie sociale et solidaire, le développement durable, l’écologie et la philosophie.

La rédactrice en chef du journal basta : un média indépendant centré sur l’actualité économique, sociale et environnementale. Constitué d’une équipe de journalistes et de militants associatifs, Basta ! contribue à donner une visibilité aux enjeux écologiques, aux actions citoyennes, aux revendications sociales, aux mouvements de solidarité et aux alternatives mises en œuvre.
Bref enfin une pratique journalistique qui n’est pas complaisante vis-à-vis des pouvoirs économiques et politiques.

Conférence : Océans et forêt au bord de l’asphyxie : agir pour redonner de l’air à la planète avec notamment Paul Watson et le cacique Raoni Metyktire

Elise Willer qui m’a présentée Justin Haaheim fondateur du coaching for social charge-makers. Un métier qui m’attire de plus en plus.

Gaël Giraud : un des quelque rares économistes prouvant qu’il n’y aura plus de croissance. Je vous conseille de lire quelques-uns de ses livres.

Film et rencontre avec les réalisat(eurs)(rices) :

Time to choose – Charles Ferguson
Demain – Cyril Dion et Mélanie Laurent
L’Urgence de ralentir – Philippe Borrel
Sacrée croissance – Marie Monique Robin

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2 années ago 0 Comments Short URL

De la Charente à la Bretagne en Van

A force de visiter les quatre coins du monde on en oublierai les charmes de son propre pays.

Tu visites ou connais plus l’étranger que ton propre pays m’a-t-on une fois dit.
C’est ce que l’on pourrait croire mais j’aime et j’ai quand même pas mal vadrouillé en France. Il est vrai qu’il me reste quelques zones à découvrir (massif central, Gers et Ariège, Baie de Somme, Alpes de haute Provence) et tant mieux.

Me voici sur Nantes. J’ai choisi de me consacré à la visite de la Bretagne, mais aussi de la Charente puisque mon pote Stan m’a gentillement proposer de le faire avec son van.

Un combi transporteur aménagé. Le choix a été stratégique puisqu’il passe sous les portiques de deux mètres et reste forcément plus manœuvrable que les camping car et autres camionnettes. Le petit inconvénient et que les trajets seront assez long puisqu’il atteint péniblement les 110 km/h. Inutile donc de prendre les autoroutes. Je peux donc profiter pleinement des distractions et paysages vendéens et charentais. Autre petit problème : ce véhicule attire les douanes puisque l’association babacool y est encore présente. Bref.

A part cela voyager en véhicule aménagé reste très plaisant puisque tu peux dormir (quasiment) partout où tu le souhaites et tu as toutes les commodités nécessaire pour passer d’excellentes soirées.
N’oubliez pas vos vélos pour découvrir les îles Charentaise ainsi que les presqu’îles et les cotes bretonnes.

L’Ile madame ne se visite qu’à marée basse lorsque le chemin d’accès n’est plus recouvert par la mer. Elle est toute petite mais très intime est charmante.

Si vous devez faire le choix entre Oléron et l’île de Ré : j’opterai pour Oléron qui est moins touristique donc moins chère que sa consœur pour plus ou moins les mêmes prestations.

Si vous décidez de visiter les deux : je vous conseille de vous rendre à Boyardville afin d’être au plus près du fameux fort Boyard. Ensuite consacrez vous plus à visiter Marennes et ses environs où vous trouverez de nombreux parc à huîtres, l’école de la mer et ses produits, le fort Louvois et la petite cité fortifiée nommée Brouage. Il est intéressant de s’y arrêter pour voir ses fortifications entourées de marais ainsi que la glacière fabriquée par Vauban. Vous découvrirez aussi son lien de parenté avec Québec puisque le fondateur de cette ville (Samuel Champlain), en 1608, est originaire de ce village.Faites une à la boulangerie du village où vous trouverez notamment la sauce pour faire de la poutine.

Plus d’infos ici : http://www.vivrabreuil.fr/actualites/reportages/de-brouage-a-quebec.html

Ile de Ré. Dès le péage à l’entrée du pont on comprend l’attrait touristique de cette île. Partout on distingue les prix basse ou haute saison. Tous les musées et visites guidées sont fermés jusqu’à Mai => début de la… saison haute. L’hiver tout est en travaux. Ce n’est pas les campings qui manquent. Néanmoins il faut dire qu’il y en a des choses à voir et à faire. Et l’option vélo est fortement conseillé car les petites ruelles sont étroites et les routes vite surchargées. Ré jouit d’un très bon aménagement de piste cyclable.

Villages attrayants comme Ars figurant parmi les plus beaux villages de France ou encore la cité Vauban de Saint martin de Ré.

Une faune sous marine et aérienne riche. Vous rencontrerez les fameux Baudet de Poitou : « rasta » car ils ont des poils façons dreadlocks qui les protègent des parasites (insectes présent dans les marais).

Une nature préservée grâce à ses nombreux marais, vignobles, forêts et écluses servant à briser la houle et donc à protéger le littoral.

En remontant vers la Bretagne n’oubliez pas de faire une halte découverte dans les marais poitevins.

Je ne saurais vous recommander de visiter Carnac et ses alignements de mégalithes ainsi que la presqu’île de Quiberon avec sa côte sauvage.

Les amoureux du vélo feront étape au centre Bretagne avec ses nombreux vallons donc le mythique Mûr de Bretagne.
Rendez vous sur les nombreux caps et sur l’île de Bréhat où aucune voiture ne vous dérangera puisqu’elles y sont interdites. Vous aurez peut être la chance d’y croiser des stars comme Yvan Atal et sa compagne Charlotte Gainsbourg.

Pas le temps de vous ennuyer donc. Ah ma France : que j’aime te découvrir !

3 années ago 0 Comments Short URL

L’oublier

L’oublier s’était aussi faire ce voyage que l’on avait programmé ensemble. La seule chose qui nous lie encore. « Non l’autre personne n’est pas là, donnez moi qu’un seul billet svp».
Il y a des endroits que j’avais coché spécialement pour faire en couple. Rome et Venise en faisait parti. Je voulais m’y rendre avec la femme que j’aime le plus au monde, celle pour qui je suis capable de tout, celle qui aurait accepté ma vie sans chercher à la comprendre, celle… . Cette femme est partie. Il faut l’oublier.

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Elle n’aura pas vu ce musée à ciel ouvert qu’est Rome
Elle n’aura pas vu à quoi ressemble le plus Etat du monde (le Vatican) avec sa rue principale où sont situées bon nombre d’ambassade.
Elle n’aura pas pu profiter de la quiétude des 79 hectares du parc Borghèse, avec ses nombreux pins illuminés par un soleil radieux réchauffant l’air ambiant très agréable. Un bain de soleil en Février.
Elle n’aura pas gouté la gastronomie locale : pizzas, pâtes, glaces, spécialités de poisson et autres.
Elle ne se sera pas perdu des heures et des heures dans les nombreuses rues et impasses de Venise et Burano.
Elle n’aura pas participé à la soirée carnaval du mardi gras.
Elle n’aura pas fait de tour en gondole et de pique nique au bord de l’Adriatique.
Elle a fait son choix, il faut l’oublier.

Sans elle j’ai pu admirer les jolies Italiennes.
Sans elle j’ai pu retrouver la folle ambiance de Buenos Aires. De nombreuses soirées, la tournée des bars avec une grosse communauté de voyageur sud américain et mon talent de danseur.
Sans elle j’ai pu foncer (sur un coup de tête) à Pise le temps d’une (longue) journée.
Sans elle, se n’était pas le même voyage mais j’ai quand même bien kiffé.

Je peux désormais tirer un trait sur cette folle et intense relation qui a été un tournant dans ma vie. De la rencontre, à la rupture et son deuil et tout ce qui en a découlé par la suite.
Il faut boire pour oublier alors trinquons sur la plage du Lido de Venise.
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Cependant, il est dur d’oublier le grand amour (gravé à jamais dans le cœur) d’autant plus quand un enfant est au milieu (même si ce n’était pas ma fille) de tout cela mais la vie continu. J’ai digéré ce coup dur et j’ai retrouvé pleins de projets qui vont bien m’occuper ces prochains mois.
Il est tant de retrouver les seules femmes que j’aime et aimerais à jamais : ma mère, ma sœur et dame nature.

3 années ago 0 Comments Short URL