Quand la nature devient son plus grand terrain de jeu

L’oublier

L’oublier s’était aussi faire ce voyage que l’on avait programmé ensemble. La seule chose qui nous lie encore. « Non l’autre personne n’est pas là, donnez moi qu’un seul billet svp».
Il y a des endroits que j’avais coché spécialement pour faire en couple. Rome et Venise en faisait parti. Je voulais m’y rendre avec la femme que j’aime le plus au monde, celle pour qui je suis capable de tout, celle qui aurait accepté ma vie sans chercher à la comprendre, celle… . Cette femme est partie. Il faut l’oublier.

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Elle n’aura pas vu ce musée à ciel ouvert qu’est Rome
Elle n’aura pas vu à quoi ressemble le plus Etat du monde (le Vatican) avec sa rue principale où sont situées bon nombre d’ambassade.
Elle n’aura pas pu profiter de la quiétude des 79 hectares du parc Borghèse, avec ses nombreux pins illuminés par un soleil radieux réchauffant l’air ambiant très agréable. Un bain de soleil en Février.
Elle n’aura pas gouté la gastronomie locale : pizzas, pâtes, glaces, spécialités de poisson et autres.
Elle ne se sera pas perdu des heures et des heures dans les nombreuses rues et impasses de Venise et Burano.
Elle n’aura pas participé à la soirée carnaval du mardi gras.
Elle n’aura pas fait de tour en gondole et de pique nique au bord de l’Adriatique.
Elle a fait son choix, il faut l’oublier.

Sans elle j’ai pu admirer les jolies Italiennes.
Sans elle j’ai pu retrouver la folle ambiance de Buenos Aires. De nombreuses soirées, la tournée des bars avec une grosse communauté de voyageur sud américain et mon talent de danseur.
Sans elle j’ai pu foncer (sur un coup de tête) à Pise le temps d’une (longue) journée.
Sans elle, se n’était pas le même voyage mais j’ai quand même bien kiffé.

Je peux désormais tirer un trait sur cette folle et intense relation qui a été un tournant dans ma vie. De la rencontre, à la rupture et son deuil et tout ce qui en a découlé par la suite.
Il faut boire pour oublier alors trinquons sur la plage du Lido de Venise.
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Cependant, il est dur d’oublier le grand amour (gravé à jamais dans le cœur) d’autant plus quand un enfant est au milieu (même si ce n’était pas ma fille) de tout cela mais la vie continu. J’ai digéré ce coup dur et j’ai retrouvé pleins de projets qui vont bien m’occuper ces prochains mois.
Il est tant de retrouver les seules femmes que j’aime et aimerais à jamais : ma mère, ma sœur et dame nature.

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Ne faire qu’un avec la nature

Voilà un moment que j’attendais avec impatience ! Après avoir appris à vivre dans la jungle, j’ai appris à vivre dans des conditions polaires (en vue d’un futur projet).
Je voulais de l’aventure et de la difficulté : j’ai été servi !

L’Homme a toujours su s’adapter à la nature et aux conditions extrêmes. A mon tour de le faire car aujourd’hui dame nature semble en colère. Ca commence fort d’entrée de jeu : notre super jeep, qui passe logiquement partout, est bloquée par des congères d’un mètre, formées juste à la force du vent (c’est-à-dire sans précipitations). Et oui ici le vent façonne le paysage et bloque même les super jeep. Il est capable d’arracher la neige du sol et de produire l’effet d’un blizzard. Impressionnant !! Du coup nous partons à ski avec nos vivres et notre tente dans un vent tempétueux de 20 m/s en moyenne.
La neige gifle le visage, le vent nous déstabilise et augmente la sensation de froid. Les conditions sont dentesques.On avance péniblement d’autant plus qu’il faut que je m’habitue à cette façon de skier. Le traîneau joue aussi des siennes puisqu’il te pousse, te freine, t’entraîne à gauche ou à droite. Je tomberai à mainte reprise. Le trajet est rendu difficile par son relief accidenté. Tout est là pour nous compliquer la vie. Je jubile.
Alors guerrier on ne se laisse pas impressionner et déstabiliser ?

Déstabiliser non mais impressionner : un peu.
Vitborg arna, ma guide est une sacrée aventurière. Elle grimpe régulièrement les plus hauts sommets du monde et a traversée l’antarctique en ski en deux mois (1600 km). Elle force le respect. Ce que j’aime chez elle c’est qu’elle me donne les consignes et me laisse faire. Un très bon professeur et un élève motivé et très appliqué.
Avec ce vent, il nous faut construire un mur de protection afin de s’abriter du vent. Et nous voilà à découper des blocs dans la neige afin de construire notre mur façon igloo.
Il faut ensuite niveler la surface. A la pelle ? Non regarde, ça c’est mon métier. Je prend un ski et m’en sert de règle afin d’égaliser la surface. Vitborg est admirative de ma vitesse d’adaptation lors de ces deux ateliers. Bon je lui avouerai que mon métier m’a bien aidé quand même… .

La tente maintenant. Là on rigole moins car avec ce vent, les piquets ne tiennent pas. On plante donc les skis et bâtons pour les fixations principales et plaçons des blocs de neige tout autour de la tente afin de la maintenir au sol. Ensuite on rentre les affaires et lestons les traîneaux avec d’autres blocs de neige.
Et deux heures plus tard, on se change puis mettons en place les matelas et sac de couchage. Ensuite la cuisine. On cherche de la neige (pour avoir de l’eau) et on allume le réchaud. Ca fait du bien un peu de chaleur. Un bon thé pour commencer, puis on mange. On range tout en laissant chaussure fermé et pelle au premier plan. On ferme la partie qui sépare zone de vie et lit. Il fait à nouveau froid. Il faut dormir avec le bonnet et la cagoule. Le vent soufflera toute la nuit.

Au matin, nous attendons que le jour se lève pour partir. Grand soleil et pas un vent. Le calme, le silence. On entend que nos skis fendre la neige. Nous sommes seuls au monde dans cet univers pétrifié par la neige. Quel sentiment de liberté totale. En vingt quatre heures, la nature nous aura dévoilé ses extrémités. De son déchainement à sa douceur. De sa joie à sa peine. On s’adapte à elle, on l’accepte telle qu’elle est, on ne fait plus un tous les trois.

Avec de telles conditions, on file beaucoup plus vite que la veille. Un pur moment de bonheur. Que le temps passe vite dans ces conditions. Un coup de fil avec coordonnées GPS et la super jeep arrive. Retour à la civilisation.

Inutile de vous dire que j’ai vraiment surkiffé cette randonnée nordique à ski. Vivre, se déplacer et dormir dans des conditions épouvantables est logiquement insurmontable est impossible mais lorsque l’on a le matériel qui va bien tout redevient possible.
De là à partir pour deux mois, il me faut encore de l’entraînement… .

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Grimsey : la quête de la spiritualité

J’avais besoin de faire/voir autre chose que ma routine. Même en voyage elle s’était installée. Grandir c’est aussi savoir faire des choses que l’on n’aime pas. Fuir est une solution trop facile. Il faut apprendre à faire face à la contrariété.Depuis l’Afrique je vais à l’encontre de tous mes principes alors tant qu’à faire autant continuer. Je n’ai rien à perdre de toute façon.
Je me sens prêt => il faut y aller.
Une nouvelle expérience commence : lutter contre l’hédonisme. Prendre mes responsabilités à deux mains. Chasser mes vieux démons. Je vais me battre contre moi même. Je me sens dans un état second, transcendé, impatient, excité comme lors de mon premier voyage solitaire.

Me voilà à Grimsey, île volcanique d’une centaine d’âme, située pile sur le cercle polaire arctique et d’une superficie de seulement 5,7 km².
L’envie de liberté totale, d’autarcie, de coin reculé au bout du monde se fait ressentir depuis un moment. Aujourd’hui me voilà sur le point de réaliser cette expérience.
Je vais volontairement vivre sans réveil, sans téléphone, sans internet, sans voir le jour (3 heures de soleil et 2 heures de pénombre). Perdre mes repères, toute notion du temps. N’être relié à la terre ferme que par deux ou trois avions et ferry par semaine.

Sur ce petit bout de terre je compte bien vivre simplement : cuisiner, dormir, marcher, lire et écrire. Rester enfermé à laisser filer le temps ou sortir faire le tour de l’île à pied : voilà mes occupations. J’en ai besoin pour faire la paix avec moi-même. Il faut oublier les nombreux déboires de 2014. Guérir mes blessures. Ferais-je une crise de la trentaine avancé ?

Quelques mots sur le fonctionnement de cet havre de paix :

L’île est rattachée à la deuxième ville de l’Islande : Akureyri. Les enfants vont à l’école jusqu’à l’âge de quatorze ans puis rejoignent Akureyri pour la continuité du cursus. L’Etat donne une aide aux parents (logement, déplacement, frais de nourriture).
Les déchets sont tous évacués par ferry. Pour trouver de l’alcool, il faut rejoindre Dalvik.
L’épicerie n’ouvre que quelques heures et pour la vente de poisson : il faut se rendre au port.
Ici le plombier est aussi jardinier, la caissière s’occupe de la poste et de la boutique souvenir, la gérante de mon hostel travaille en parallèle à l’aéroport. Tous le monde se connaît, s’entraide, se reparti le boulot et surtout est heureux. Tous le monde travaille sur l’île
Les enfants naissent tous dans le mainland et le docteur rend visite aux habitants de l’île une fois toutes les trois semaines.
Et comme sur le main land, on aime prendre sa voiture et rouler pour passer le temps. Voir ce qu’il se passe.

Quoiqu’il en soit au bout d’une semaine, je me sens vraiment bien ici. J’ai réappris à vivre simplement, de chose basique et à  être patient. Avoir une vie trépidente tout le temps n’est pas possible. Parfois il faut savoir se calmer un peu. La gestion des temps faible comme on dit dans le sport. Eh ben cela je me le suis mis en tête et j’ai appris à faire avec. J’ai repris goût à cuisiner, j’ai retrouvé ma paix intérieure. Je suis enfin capable de laisser filer le temps. Je sais à nouveau où je vais. Ces longues heures de ballades au bord des falaises à écouter le bruit des vagues heurtant ces grandes parois verticales et faisant remonter l’odeur du sel : auront à nouveau développé mes sens. Ces longues heures de lecture sur mon rocking chair et ces longues heures de méditations m’ont détendu. Une retraite à la recherche de son développement personnel et une bonne solution pour remettre de l’ordre dans sa vie ou sa tête. Je me sens apaisé, détendu, dans un nouvel état d’esprit.
Juste un conseil : quand vous êtes au bord de l’implosion => faite en une.

Vivre sans impératif, sans montre et dans le noir pendant plus de dix huit heures est quand même assez flippant. J’étais mal à l’aise au début. Je ne savais pas combien de temps j’avais dormi. Je me référençais à la lune pour me rassurer. Je mangeais plus souvent mais par petite quantité. Je me forçais à sortir malgré un vent de folie car tu as vite fait d’hiberner. Vivre libre comme l’air, au grès du vent est très ennivrant. J’y ai pris goût. J’ai appris à combattre l’ennui, la solitude et surtout à mieux gérer mon psychisme. J’ai vaincu mes ennemis !!

Je ne regrette vraiment pas cette expérience bénéfique. L’Islande a vraiment été un bon choix de destination. J’y aurai vécu des moments magique et très fort en émotion : le road trip avec mes parents et ma soeur, revoir mon pote Tomas ainsi que ses amis et famille, ma retraite sur Grimsey, les aurores boréales (un rêve d’enfant), mon stage de survie en milieu polaire (un défi sportif très attendu qui sera l’objet de mon prochain article). Je rentre avec plein de nouvelles intentions à appliquer. Ca change du voyage Africain dis donc et c’est de bonne augure pour la suite. Comme on dit toujours : le meilleur reste à venir !!

PS : Dans l’article précédent, j’ai oublié de vous parlez des 13 pères noël islandais (ou plutôt trolls) alors cession de rattrapage ici :

http://www.photovoyage.org/blog/coup-de-coeur/legende-des-13-peres-noel-islandais/

4 années ago 0 Comments Short URL

(N)iceland

Fêtes de fin d’années :

Sacrées et très attendus par les Islandais. Tout ferme tôt et ne réouvre que le surlendemain. De nombreuses décorations : des pères noël et des trolls (on ne le dit pas mais on y croit quand même un peu) partout  ainsi que de nombreuses guirlande lumineuse. Ca éclaire les longues nuits polaires. Même les tombes y ont le droit. Ils n’attendent pas le 1er Novembre pour y penser… .

Vente libre de feu d’artifices. Les Islandais dépensent une bonne partie de leurs économies là dedans. L’argent est en partie redistribué à certaines œuvres caritatives.
Durant deux heures non stop, c’est un fabuleux spectacle. On se croirait en pleine guerre car ça explose de partout. Attention car ici personne n’a suivi de formation de pyrotechnie et concernant le périmètre de sécurité : c’est simple, il n’y en a pas.
A nouvel an, tous le monde est devant la télé afin de regarder le programme immanquable : une sorte de remake ou parodie des choses qui ont marqué l’année en Islande.

Spécificités et vie à l’Islandaise :

Centre ville de Reykjavik déneigé entièrement grâce aux tuyauterie chauffante se trouvant sous les trottoirs. La géothermie est beaucoup employée sur l’île. Ne vous étonnez pas si vous sentez le souffre en prenant votre douche.
Le tri sélectif est très respecté : d’autant plus qu’une bonne partie y est évacué en Europe ou en Amérique puisqu’il n’y a pas d’usine de recyclage.

Les piscines font parti intégrante des mœurs. Elles sont toutes extérieures et chauffés. Vous trouverez des bains chauds et sauna/hammam. L’hiver : soyez Viking et n’ayez pas peur de rejoindre les différents bassins sous la neige avec des températures négatives. C’est bon pour la peau et la circulation sanguine. La sensation des flocons de neige sur ta peau est assez étrange je vous l’accorde. N’oubliez pas de vous doucher nu au risque de vous prendre des remontrances de la part de la sécurité.

La vente d’alcool n’est autorisée que dans les cafés, restaurants et magasin spécialisé : vinbudin (le Nicolas de chez nous). J’aurai d’ailleurs fait trente minutes de file d’attente le soir du réveillon de la Saint Sylvestre. Certains disent que cette politique a pour but de réduire le taux d’alcoolisme, d’autre afin de pouvoir taxer encore plus ce bon moyen de recette. Petit conseil : achetez votre alcool au duty free à l’arrivée.

Ici quand tu es malade, perdu ou que ton avion est en retard : on t’appelle un médecin, on prend le temps de t’aider ou de t’expliquer les choses sans que tu aies rien demandé.
Comme tous le monde se connait ou presque : il est fréquent de se rendre à plusieurs soirées ou fête le même soir.

Jamais sans ton lopapeysa l’hiver. C’est le pull en laine typique de l’Islande. Il est de plus imperméable.
Si vous êtes passionné par les volcans : regardez la chaîne 30. Elle diffuse les éruptions en cours dans le pays. Ou sinon rendez vous au volcano show ou cinema n°2 (dans la capitale) pour assister à la diffusion de documentaire spécialement dédiée aux plus grosses éruptions. Des images impressionnantes.

Mon point de vue extérieur :

Ressemblance avec Nouvelle zélande : que deux grandes villes puis ensuite de longues distance sans village, grand axe autour capitale puis ensuite route principale à double sens avec de nombreux ponts à chaussée rétrécie ne permettant que le passage d’un seul véhicule puis route principale  une nature à l’état brut, activité volcanique très présente, saison touristique courte juin juillet août avec beaucoup de camping et location de voiture.

On rencontre pas mal de mouton et beaucoup de chevaux.
Ils aiment bien la nourriture fumé.

Les Islandais ont pour moi un sacré culot/une sacré force de caractère pour pouvoir vivre sur île qui peut exploser ou être inondé à tout moment. Les hivers y sont longs et on y voit peu le jour. Mais le pire dans tous cela c’est qu’ils sont calmes comme si rien ne pouvait les atteindre. Un peuple très intéressant et qui semble soudé. Finalement un endroit où je me plairais bien, à mon image.

Je ne pouvais pas vous quitter sans vous parler des filles. Je les croyais un peu timide au premier abord mais s’était un faux à priori. Le contact est facile et on sait vite si c’est non, ok pour danser mais pas plus loin, ce soir c’est toi que je veux.

Une dernière chose, n’oubliez pas de jeter un coup d’œil sur la météo locale (important pour savoir si vous allez voir ou non les aurores boréales) et sur l’état des routes (très bien détaillé) avant de partir.

Etat des routes : http://www.vegagerdin.is/english/road-conditions-and-weather/the-entire-country/island1e.html
Météo (avalanches, risque de tremblement de terre, vent, pollution) : http://en.vedur.is/

L’Islande hivernale, un monde de glace où tout semble figé. Mais la vie et la chaleur se cache sous terre ou dans les cœurs.    😉

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Retour aux sources

Il était temps de partir !!
Quand tu penses avoir fait le tour, tenté pas mal de choses, rien de tel qu’un retour aux sources. Si cela fonctionne avec les chanteurs, pourquoi pas avec moi ?

Nous revoilà en famille, à quatre, dans le pays des elfes et des trolls.
C’est à bord de notre skoda octavia, équipée de pneus cloutés, que nous montons afin de parcourir la partie sud de l’île glacée. On est très loin de la chaleur de l’Equateur et des Galapagos où nous étions, il y a deux ans, tous ensemble. Enfin je dis tous ensemble mais il manquait Sophie. Cette fois nous sommes au complet et prêt pour un road trip de folie !!

Jour 1 : Nous partons en direction du cercle d’or. Nous nous rendons en premier aux fameuses chutes de Gulfoss. Quelques kilomètres plus loin, nous faisons un arrêt à Geysir afin de voir le geyser Stokkur qui jaillit, dans une puissante explosion assourdissante, à environ 25-30 mètres. On ne se lasse pas de voir et revoir, d’attendre plusieurs minutes dans le froid, un nouveau jet d’eau. Le soir nous aurons une auberge de jeunesse pour nous tous seul. Je n’avais jamais connu cela. C’est tellement vivant d’habitude.


Jour 2 : Je vais la nommer noël avant l’heure. Premier cadeau : motoneige. Initiation sur la calotte glacière du Myrdaljökull avec une vue splendide sur le mythique volcan Eyjällaljokul (celui ayant bloqué le trafic aérien en 2010) et l’océan en contrebas. Même si c’est bruyant et que tu sens l’essence, il faut avouer que l’on a de bonne sensations et que ce n’est pas si facile que cela peut le laisser paraître. Une activité familiale inoubliable.
Second cadeau : voir les aurores boréales. Pas de mot pour décrire ce phénomène exceptionnel. Vous oubliez vite le froid et resterez perplexe et sans voix, laissant filer le temps au grès de l’avancement de ces sillons lumineux vert ou rouge.

Jour 3 : Encore de la route avant de revenir sur nos pas. Direction Jökulsarlon. Ici vous découvrirez une jolie lagune empli d’icebergs décrochés du glacier. Ceux-ci se jettent ensuite dans la mer qui en repousse une bonne partie sur la plage de sable noir environnante.  Photos et scène surréaliste de ces gros glaçons échoués.
Nous passerons le réveillon de Noël sous la neige, sans rien trouver d’ouvert omis une pizzeria où se ruent tous les touristes piégés (NDLR : fermeture de tous les magasins et station service du 24 à la mi journée jusqu’au 26 voir parfois 27 décembre).

Jour 4 : Avant de retourner sur la capitale, où nous trouverons sûrement un restaurant ouvert…, nous ferons une marche dans la zone géothermale de hveragerði. Le but était de trouver la rivière où l’on pouvait se baigner mais la neige a tout recouvert. Une bonne promenade quand même.

Jour 5 : Etant en avance sur notre programme, nous décidons de nous rendre sur la Péninsule de Snaefellsnes. Le temps semble s’être arrêté ici. On devine une vie hivernale rude lorsque l’on observe le paysage blanc à perte de vue, léché par les vagues venue de l’océan et soufflé par un vent tempêtueux. Les nombreux champs de lave rendent hostiles certaines partie de cette avancée dans la mer. Des falaises noire au sud et des Fjords au Nord. Il est possible d’y faire le tour en une journée mais croyez moi : on a vraiment envie d’y rester plus longtemps. C’est d’ailleurs là bas que Jules Verne a été inspiré pour son livre voyage au centre de la terre.

Jour 6 et 7 : Deux jours dédiés au shopping et à la visite de la capitale. Nous ferons une halte au Loki café afin d’y manger les mets locaux. Entre autre : requin faisandé (goût d’amoniac), truite fumé, agneau fumé, purée de poisson le tout servi sur du pain noir.

Jour 8 : Journée détente au blue lagoon et ultime arrêt afin de voir le pont entre deux continents. Les plaques américaine et eurasienne s’écartent de deux centimètres par an provoquant une faille.

A deux jours du nouvel an, au bout de 1600 kilomètres, je raccompagne la famille CAJELOT à l’aéroport. Il est venu l’heure de repartir seul sur la capitale afin d’y passer nouvel an et de revoir Tomàs (je l’avais croisé au Macchu pichu trois ans auparavant). Ensuite plusieurs options en tête comme me rendre au Groënland ou sur l’île de Grimsey.

Avant de vous laissez, je tenais à vous dire que voyager en Islande l’hiver est très plaisant. Les prix d’hébergement sont nettement plus bas qu’en haute saison. Les activités y sont nombreuses : chien de traîneau, ski, marche ou escalade de glacier, motoneige, super jeep,… . La perception des paysages est totalement différente avec ou sans neige. Vous roulerez parfois quarante cinq minutes sans croiser une voiture. Peu de monde dans les lieux touristiques. Il ne fait pas spécialement froid. Froid mais pas polaire. Les routes sont certes enneigées ou glacées mais avec de bon pneus neige ou cloutés et une conduite adapté vous irez où vous voudrez sans problème (si vous restez sur les grands axes bien sur).

Meilleurs vœux à tous mes lecteurs. Vous êtes de plus en plus nombreux et ça me donne encore plus envie de continuer à vous faire partager mes vadrouilles.
Merci

 

4 années ago 0 Comments Short URL

Changement de cap

Que s’est-il passé depuis mon retour d’Afrique, mi mars ?
La réponse est très claire : une remise à plat et énormément de nouvelles données ont bouleversés mes choix.

Je suis rentré fatigué, épuisé et avec un gros manque d’émerveillement parfois. Cela voulait dire qu’il était temps pour moi de faire une pause. Travailler d’arrache-pied et voyager durant quatre mois sans repos (car oui le voyage ce n’est pas des vacances…) durant trois ans est devenu dur à assumer.
Entre temps, un changement de statut professionnel  s’est proposé durant l’hiver. La vie de chantier est géniale car elle t’apprend pleins de valeurs mais quand tu as l’occasion de découvrir autre chose : c’est comme en voyage, tu fonces.  

Et puis l’amour avec un grand « A » a toqué à ma porte. Un coup de foudre digne d’un film. Au moment où tu ne l’attendais plus. C’est que dans les films dit-on. Eh ben non !!!!
 C’est lors d’un rendez vous professionnel anodin sur un terrain de pétanque qui découle sur une mission pour retrouver le petit ouvrier sexy afin de lui laisser une carte de visite. Il aura suffit d’un appel téléphonique et rendez vous le lendemain pour être littéralement conquis est devenir fou amoureux l’un de l’autre. Mais ce qui est fun dans tous cela : c’est que le grand vadrouilleur que je suis s’est retrouve projeté dans un nouveau rôle de beau papa. J’étais projeté de plein fouet dans une vie qui m’a toujours fait peur.
J’
avais enfin trouvé la pièce manquante dans mon puzzle du bonheur jusqu’à une nouvelle désillusion.
Prêt pour une vie à deux, une vie de famille mais le destin n’a pas voulu que ce soit encore tout de suite. Cette étoile (encore filante), je la trouverai bien un jour.
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Pour finir, j’ai le sentiment d’avoir fais le tour de ce que je recherchais.  Voyager seul ne m’attire plus vraiment. Le partage et passer du temps avec sa famille, sa futur moitié ou encore amis est devenu une priorité. Un nouveau défi ?
Cependant encore un rêve solitaire existe mais cette fois ci plus de photos ou vidéos de pierreenvadrouille en t-shirt car c’est sur la terre de glace (Islande) que je me rendrai.
Les raisons sont simples :

 J’ai toujours aimé le froid mais suis toujours partout au chaud. Il est temps d’inverser la tendance. Et rien de mieux que de réaliser ses rêves en famille. On a toujours dit : un jour on fera du chien de traineau. Ce jour est arrivé !! Voir les aurores boréales et vivre des jours entiers dans le noir (il ne fera jour que six heures par jour) m’a toujours fasciné. De plus peu de personnes se rendent en Islande l’hiver donc moins d’affluence donc plus de contact avec les locaux.

Visite en motoneige, baignade dans les eaux sulfatées, soirée de Noël et Nouvel an seront au programme du voyage familial.  

La suite : comme d’habitude avec de l’imprévue, l’envie de connaître la vie polaire avec sa façon de vivre et des activités hors du commun telles que descendre un Fjord à ski ou faire une randonnée polaire afin de me mettre dans la peau de mon plus grand fan : Mike Horn (traversée de la forêt amazonienne à pied ou encore de la Sibérie en ski).
 Si il me reste du temps : j’irai m’isoler dans une cabane afin d’écrire mon livre ou mes mémoires.

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Si l’envie vous prend de voir à quoi ressemble l’hiver Islandais dans un petit village : je vous invite à vous rendre sur le site ci-dessous et de rechercher le film : Noi Albinoi

http://www.icelandiccinema.com/search

Vous y verrez Tomas Lemarquis dans le rôle principal. C’est un ami de voyage (rencontré au Macchu pichu) que j’espère voir sur ses terres.

Bon visionnage et à cet hiver pour les récits de mon aventure au pays des elfes.

4 années ago 0 Comments Short URL

Sur les traces d’Indiana Jones, de Lawrence d’Arabie et de Jesus

Les changements de pays à l’intérieur d’un même continent procurent parfois de bons chocs culturels mais que dire lorsque l’on change de continent ? En me rendant en Jordanie, via Bahreïn, je redécouvre le luxe, retrouve les fameux  « M » jaune, changement d’écriture, changement de couleur de peau. Il faut se réhabituer et se réadapter à cette nouvelle vie.

On nous parle toujours, d’Israël, de la Syrie, d’Irak. Moi, j’ai envie de vous faire découvrir ce pays enclavé entre nos trois pays instables, précédemment cités : la Jordanie.

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Meharée dans le Wadi rum

 

C’est le pays idéal si vous ne raffolez pas des longues heures d’avion, que vous aimez la chaleur, le dépaysement, l’envie de découverte, que vous n’avez qu’une semaine ou deux de disponibilité, que vous n’aimez pas lorsqu’il y a trop de décalage horaire.
Ce pays est idéal à découvrir entre amis, collègues, en couple ou encore en famille. Voyager seul en étant une fille se révèle compliqué.
En une semaine (séjour organisé ou en louant une voiture) vous aurez le temps de découvrir :

  • la merveilleuse faune et flore sous-marine de la mer rouge à Aquaba
  • une des sept nouvelles merveilles au monde (ma troisième) dont fait partie la cité de Pétra
  • le fabuleux désert du Wadi rum en 4 X 4 ou à dos de dromadaire avec une nuit dans un camp Bédoin
  • l’expérience de flotter sur l’eau de la mer morte (point le plus bas sur terre situé à moins quatre cent quinze mètre en dessous du niveau de la mer)
  • la gentillesse de ce peuple qui fera des pieds et des mains pour vous aider et qui sera très enchanté de discuter un peu avec vous autour d’un verre de thé.
  • Les lieux saints de Béthanie du Jourdain (là où l’on a baptisé Jésus) et le Mont nébu (vue sur Jérusalem par temps clair et tombe de Moïse).
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Dormir ou lire sur l’eau est désormais possible

Et s’il vous reste du temps vous pourrez partir en randonnée dans la réserve de Dana, ou encore faire du canyoning dans le Wadi mujib, partir à la découverte des vestiges romains dans Amman ou encore à Jérash.

Notre aventure (j’ai partagé ce voyage avec Sarah, une amie de Lycée) :

Un road trip de sept jours dans les principaux lieux touristiques du pays. Une première journée épique où nous avons visité le Mont nébo, longé toute la mer morte pour finir à Kerak où nous avons visité le château. Le lendemain on se rendra dans le pittoresque village de Dana afin de faire un peu de randonnée sur les hauteurs de cette énorme Gorge. Le troisième et quatrième jour seront dédiés à la visite de Pétra en mode Indiana Jones. Le seul  bémol sont les nombreuses échoppes de souvenirs qui t’empêchent de t’imprégner réellement des lieux. Mais peut-on en vouloir à ce peuple Bédouin qui a toujours vécu du commerce ? Le cinquième jour nous découvrirons le désert surréaliste du Wadi rum à l’ancienne : sous forme de Méharée (à dos de dromadaire). Cela tombe bien puisque je lis le livre de Théodore Monod : le plus grand connaisseur du Sahara. Je peux désormais mettre des images sur ses lignes noires et blanches, mettre en pratique le savoir acquis dans ce livre. Nous passerons la nuit dans un campement Bédouin où nous mangerons très bien et découvriront le fameux four enterré dans le sable que l’on nomme : zerb. Leur dur vie passé (ils ont désormais accès aux 4 X 4 et confort) leur a forgé un caractère qui se rapproche de ma ligne de conduite en voyage : leur sens de l’humour, courage, vivacité et foi leur a appris la tolérance et l’humilité.


Sixième jour : plongée pour Sarah et snorkeling me concernant. Quel régal !!
Nous passerons notre dernier jour dans un cinq étoiles, au Marriot resort. Après avoir connus des logements plus que rudimentaires (NDLR : j’ai dormi avec des puces, et à des endroits où les toilettes te font vomir tellement l’odeur est insoutenable) je découvre le luxe. Moquette irréprochable, lit king size, chambre spacieuse, service haut de gamme. Je suis perdu, à tel point que Sarah m’apprend deux trois fonctionnement. Il ne faut d’ailleurs pas oublier de signaler que l’on est  arrivé à la réception en mode pur routard avec nos sacs à dos, en short de bain pour Sarah et des affaires sentant mauvais, plus une barbe de cinq centimètres me concernant. Soit dit en passant, j’ai aimé l’expérience mais ce n’est vraiment pas un endroit où je pourrais passer toutes mes vacances. Je me suis retrouvé dans l’antithèse totale du routard mais rien de mieux il faut l’avouer pour jouir d’un bien être total avec un lit ultra confortable et un spa relaxant après cet éreintant voyage en Afrique.

L’avantage de la basse saison vous fera profiter de prix réduits dans les hôtels et surtout d’un climat encore supportable mais aussi de pouvoir errer tranquillement dans les sites touristiques encore désert.

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Les échoppes de Petra

Ce pays est vraiment relaxant et plaisant à découvrir. Par ses faibles distances, son bon rapport qualité prix, ses lieux culturels, religieux et ses paysages ; la Jordanie a tous les atouts pour charmer tous les types de voyageurs. Avec une population musulmane tolérante,  chaleureuse et accueillante, le voyageur et roi (même quand on t’arrête pour excès de vitesse, on te laisse repartir avec un simple avertissement ; hein Sarah ?). Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut en abuser… .

DCIM102GOPRO

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Ethiopie : le bilan et infos complémentaires

Il est temps de dire adieu à l’Afrique et de rejoindre le Moyen Orient avec une journée de transit à Bahrein avant de rejoindre Sarah (mon egal feminin) en Jordanie.

Comme vous avez pu le voir dans le précédent article l’Ethiopie est un pays qui a su répondre à mes attentes du moment. Maintenant que vous en savez plus sur les lieux touristiques : entrons plus en détail à la découverte du berceau de l’humanité.

Il est bon de savoir, qu’ici vous serez vraiment perdu.

Tout d’abord, vous ferez un bon dans le passé avec le calendrier éthiopien. Ne vous étonnez donc pas si aujourd’hui (comme sur mon ticket de bus) vous trouvez la date du 21/06/06.

Ensuite, l’alphabet ahmarique ne va vraiment pas vous faciliter la tâche dans les petits villages lorsque vous allez vouloir commander votre repas (surtout si personne ne parle anglais dans les parages).

Idem sur les routes avec les panneaux directionnels (lorsqu’il y en a…)

Transport : Dans l’ensemble la qualité des routes et bonne et de nouveaux tronçons asphaltés sont en cours de réalisation. Par contre la conduite y est tres dangereuse (un nombre incalculable d’accident) puisque nos chers conducteurs déboitent à tous va, se contentant de coups de klaxons avertisseurs en priant qu’il n’y ait personne en face. Evitez donc de voyager à bord de minivan et de conduire vous même. Il faut savoir qu’il est très fréquent de croiser des piétons, des charettes et de nombreux animaux sur la route. Et si par malheur vous en écrasez un, preparez votre portefeuille.

Les distances étant souvent longue, et, avec des routes montagneuses : optez pour les bus conforts comme Sky bus ou Selam. Attention, les points de ventes sont parfois compliqués à trouver et le départ ne se fait pas au même endroit que les bus locaux.
S’il n’y a plus de place : prenez les bus locaux. Arrivez tôt afin de choisir les meilleures places et ne vous laissez pas intimider lorsque l’on vous demande un tips (pour avoir charger votre bagage) ou un tarif supplémentaire pour votre bagage. Important de signaler aussi que si vous êtes plutôt du genre lève tard, evitez donc de voyager en bus (depart 5h30). Habituez vous aussi à ce que l’on jette tous les déchets par terre et a rouler les fenêtres fermées même en cas de forte chaleur (paraît-il que les courants d’air : ça rend malade).

Gastronomie : Impossible de passer a côte de l’injera : sorte de galette fermentée et fabriquée à base de teff (qui ne pousse qu’ici). On la mange à toutes les sauces. Avec que des legumes ou que de la viande voir les deux. Généralement on partage le plat et on ne mange qu’avec la main droite, sans toucher ou lecher la sauce , en ayant pris soin de se laver la main auparavant.

Goûtez aussi aux délicieux jus de fruit avec le fameux mélange avocat mangue. Laissez vous tenter par les pâtisseries assez légère et ne refusez pas les grains de colo, la canne à sucre et surtout le khat (feuilles assez amères que l’on machent et qui est considéré comme une drogue). Si vous n’aimez pas, plaisantez en disant que vous n’êtes pas une poule (colo), pas un panda  (canne à sucre) ou pas une vache (khat).
Amateur de café, ne loupez sous aucun prétexte la fameuse cérémonie du café. Sinon rabattez vous sur le thé très parfumé mais aussi très sucré.
 

Souvenir : Vous aurez l’embarras du choix. Entre les costumes locaux, les écharpes, les nappes, les objets en cuir, les tableaux religieux et ceux sur peau de chèvre ou encore les cafetière et autres objets colorés artisanaux… .

Societe :  Bien que l’homosexualité ne soit pas toléré, il sera très fréquent de  rencontrer des hommes ou des femmes amis se tenir par la main. Les  accolades sont récurrentes aussi.

Fervant défenseur de la nature, je ne pouvais vous parler des nombreux déchets errants dans la nature avec un total égard pour l’environnement. Ici on aime bien jouer du balais mais c’est simplement pour mettre la saleté dans les caniveaux ou chez le voisin. Jettez à tous va les détritus par terre ou par la fenêtre est un geste du quotidien.
D’un point de vue économique, le pays connait un niveau de développement assez incroyable. Certes, il y a toujours énormement de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et souffrant de malnutrition mais avec une main d’oeuvre à deux dollars par jour, c’est une aubaine pour attirer les investisseurs et donc créer de l’emploi. Outres, les égyptiens, turcs, francais et prochainement l’enseigne H&M, il y a forcément l’ogre Chinois qui installe une énorme plateforme logistique, vient de finir la construction de la première autoroute du pays et construit actuellement le futur metro/tram dans la capitale. Pas étonnant donc si on te prend pour un Chinois lorsque tu es blanc.
Pas étonnant (non plus) du coup de voir éclore depuis quelques années, une classe moyenne qui contribue pleinement à la societé de consommation (téléphone, vêtements de luxe, voiture,… ).
Le secteur touristique aussi est en plein essor avec la construction de plus en plus d’établissement luxueux faisant augmenter les prix de façon exponentiels ces dernières années. Le gouvernement a choisi de suivre ses confrères Kenyan et Tanzanien avec la fameuse « white taxe » et tous ce qui l’entoure (pourboire trop généreux, contact humain sans rapport à l’argent perdu, négociation farouche des prix).
Le gouvernement gère très bien ses conflits internes et externes (notamment avec la Somalie, Erythree et l’Egypte au sujet de la construction du barrage sur le Nil) afin de maintenir une bonne image et de conserver une bonne économie.
 
Enfants : C’est surtout ce que je retiendrai de l’Afrique. Insouciants, charmeurs, intrigués, se promenant cul nul (pour les bambins), parfois insistants, nés avec le mot « money » à la bouche,… . Il ne vous laissent pas indifférents. Ne soyez pas choqué de les voir  travailler dans la rue ou dans certains restaurants de campagne. Dans les campagnes, dès l’âge de cinq ans, ils aident les parents dans les tâches quotidiennes (recherche de l’eau, gestion du bétail, cuisine).
Je ne pouvais pas finir cet article sans citer la beauté radieuse des éthiopiennes. Menus avec des formes généreuses et un visage aux traits fins avec ce savoureux mélange afro-moyent orient. Un régale pour les yeux.
Bilan général : L’Afrique n’aura pas été de tout repos et ne m’aura pas ménagé nerveusement. J’en ressors
usé, plein de piqûres de puces et le ventre en vrac, mais surtout changé, encore plus fort et des idées pleins la tête. Et oui mes rencontres, mon sens aiguisé de l’observation, la solitude et les longues heures de réflections m’auront encore appris énormément de choses.
PS : pour mieux comprendre l’Afrique, je vous invite a lire le hors serie de Jeune Afrique intitulé L’Afrique en 2014

4 années ago 0 Comments Short URL

Commentaires et conseils concernant les lieux tourisques Ethiopiens

L’Ethiopie… . On est très loin des clichés que l’on connaît. J’étais loin d’imaginer toutes ces richesses de paysages, culturelles et historiques. Voici ce que j’ai pu découvrir.
Harar (architecture et histoire) : A l’Est de l’Ethiopie et pas trop loin de Djibouti et de la Somalie, vous devez absolument passer par cette ville. Un jour aller et un jour retour depuis la capitale. Vous pourrez, en plus de nourrir les hyènes (assez impressionnant), visitez la maison de Rimbaud, vous perdre dans les petites ruelles pavées et colorées (classées a l’Unesco).  (4/5) si vous avez le temps

Mekele (architecture, histoire et paysage) : Non loin de la frontière avec Erythrée, cette ville sera un point de passage primordial pour différents sites spectaculaires environnants comme la dépression de Danakil et les églises rupestres de Tigre. (5/5) A ne pas manquer !!

volcan erta ale

Concernant la dépression de Danakil je vous conseille la sortie de trois ou quatre jours (un peu moins speed avec un lac en plus). Comptez quatre cent et quatre cent cinquante dollars (pour la formule quatre jours). Il ne vous manquera plus que l’apesanteur pour vous croire réellement sur une autre planète. Dans ce désert de lave, de maquis, d’oasis, de dune, de sable gris puis couleur terre ; vous irez à la decouverte :

– du volcan actif Erta ale (de jour et de nuit pour des clichés exceptionnels), de la planète mars ou plutôt Dallol avec sa palette de couleurs hors du commun
– des montagnes de sel,
– du salar ou vous aurez la chance de rencontrer des travailleurs de l’extrême (sous cinquante degrès sans ombre et avec un sol blanc donnant lieu à une réverbération maximum) avec leurs caravanes composées d’âne et de dromadaire.
– le lac Afrera et le fameux village nomade d’Hamadella où vous dormirez à la belle étoile à côté des maisons ou plutôt abris… .Concernant les églises j’y reviendrai plus tard.
Axum (architecture et histoire) : un passe historique tumultueux. Vous pourrez visiter les fameuses steles, les anciens palais ou les églises. Le paysage entre Mekelle et Axum vaut vraiement le coup d’oeil alors essayez de garder les yeux ouverts durant le trajet. (2/5) pour les férus d’histoire. Gondar (paysage, architecture et histoire) : Outre son château (je trouve les huit euros un peu excéssif) et ses églises, cette ville et le point de passage pour les randonneurs souhaitant decouvrir le grand canyon éthiopien. Méfiez vous de l’altitude (entre trois milles et quatre milles metres) et du froid. Pris par le temps je n’ai pas eu le temps de m’y rendre mais les prix sont corrects et le paysage à couper le souffle (parait-il). Je recommande les Simiens mountains d’autant plus que vous croiserez de vraiment très pres les babouins.

Bahir dar (paysage et histoire) : cité balnéaire située au bord du lac Tana, vous pourrez y voir les premiers bateaux au monde : ceux construits en papyrus. Cela vous fait penser au Nil ? Rien de plus normal puisque le Nil bleu y prend sa source. A une trentaine de kilomètres, se trouve les chutes éponyme de cette rivière. Plus beaucoup d’intérêt de s’y rendre puisqu’elles ont perdus plus de la moitié de leur taille à la suite de la construction d’un barrage. Il y a aussi les fameuses croisières pour se rendre aux differents monastères. (3/5).

Tinkwa (papyrus boat)

Revenons à nos églises… . Trois possibilités s’offrent a vous.

Bahir dar par le biais des croisières qui vous permettront de rejoindre les différentes îles. Le moins onéreux surtout si vous êtes en groupe. Attention certaines sont interdites aux femmes.

Lalibella : je ne vous en ai pas encore parlé mais c’est  » Le  » lieux à ne pas manquer paraît-il. Pour cinquante usdollar la journée vous aurez accès à une douzaine d’église. Là bas c’est un peu comme la côte d’azur : les prix de logement et de restauration sont plus cher qu’ailleurs. Donc pas pour moi, d’autant plus que je n’avais pas le temps d’y passer.

Retour dans le passe biblique. En haut a gauche, un exemple de fresque

Mekele (gheralta) : Mon coup de coeur !! Soyons franc l’accessibilité tient de l’escalade par certains moment (d’autant plus que vous finissez pieds nu). Mais une fois la paroi verticale franchie, c’est un régal pour vos yeux. D’abord il y le paysage digne de monument valley aux Etats-unis et ensuite vous serez surpris de trouver une eglise taille dans la roche à cet endroit là. Je vous conseille Abuna yemata car les fresques intérieures y sont magnifiques. Les prix ont augmentés très fortement ces deux dernières années (passant de deux euros a six par eglises). Mais avec un énorme coup de gueule (comme j’ai pris l’habitude de faire en Afrique) on a réussi à se faire rembourser vingts euros chacun.

Desormais cap sur la capitale et ses concerts de Jazz Ethiopien avec les Azmari (troubadour locaux) afin de pratiquer l’eskeska (danse des épaules et du coup) sur le son entetant du massinko (violon local).

4 années ago 0 Comments Short URL

Fuir pour retrouver goût au voyage

Quand ça va mal, que tu ne te sens plus bien dans un pays, tu as la chance de pouvoir te rendre dans un autre. Je décide donc de rejoindre la capitale de l’Ethiopie en bus depuis Nairobi (celle du Kenya). J’étais loin d’imaginer toutes ces aventures qui me sont arrivées.
Tout allé bon train en reliant Méru où je repasse en hémisphere nord. J’achète un billet pour la ville frontalière de Moyale avec un voyage de nuit afin d’eviter la fournaise nocturne pouvant atteindre une cinquantaine de degrès. En entrant dans le bus, je déchante. On est loin du confort des bus en Amérique du sud. Les sièges ne sont d’ailleurs pas inclinable et il y a des renforts métalliques au dessus (intriguant). Au bout d’une heure de route j’aurai ma réponse. Je m’apprête à vivre le pire trajet de ma vie. Moi qui croyait avoir tout vu en ayant parcourus des milliers de kilomètres sur des routes à la limite du praticable ou en ayant voyagé sur le toit d’un camion… .

Je suis pourtant sur une des principales route d’afrique puisqu’elle relie le Cap (Afrique du sud) au Caire (Egypte). Et pourtant la route est dans un état lamentable. Pour faire simple, imaginez que vous fassiez le train de la mine durant huit heures d’affilé de vingts heures à six heures. Voilà pourquoi il y a des renforts métallique au dessus des sièges. Je passerai tout mon temps cramponné dessus à faire des bons de trente centimètres à chaque bosse ou trou. Tel un pantin désarticulé nous déambulons de droite à gauche. Impossible donc de dormir et aucune utilité d’installer des sièges inclinables. En cours de trajet, j’ai même du promulguer les premiers soins à un enfant d’une dizaine d’année suite à un choc à la tête. Vilaine entaille d’un demi douzaine centimètres avec un oeuf en guise de bosse.

Au bout de vingt quatre heures, avec un mal de dos, je ne rêve que d’un lit bon lit pour y faire dodo. Mais il me faut avant cela attendre deux heures que les douaniers Kenyan daignent se mettre en route. Puis en Ethiopie rebelotte. Il est 10 heures du matin, je peux enfin dormir.

On le sait, les frontières sont des lieux de transits et de trafic important. Tous les bus étant complet, je n’ai pas eu d’autre choix que de monter dans celui qui me fera découvrir la vie des petits trafiquants. Premier arrêt à quinze kilometres de la frontière. On y reste une heure le temps que tous les bus soient vérifiés. Puis on s’arrête en pleine cambrousse. On y sort des sachets plastiques (planque dans une trappe) que l’on cache derrière des bosquets. Les mecs changent de vêtements et deux d’entre eux resteront au lieu d’arrêt. Puis on repart pour dix kilomètres où (avant de s’arrêter) on me distribue une thermos à café (chacun en aura une) en me murmurant : « please help us ». Les policiers montent, fouillent et nous laissent repartir. Dix kilomètres plus loin on s’arrête à nouveau. Ils se rechangent et on fait demi tour en attendant que les autres bus repartent. Trente minutes plus tard on repars suite à un coup de fil. Il ne me faudra pas longtemps pour deviner que la voie est libre pour aller récupérer notre marchandise interdite. Des thermos, des pieces automobiles et des vêtements. Voilà pourquoi ici on prend beaucoup de risque en allant jusqu’à faire son businness avec un étranger à l’interieur du bus. On est loin des gros trafics (humains, cigarettes ou encore drogue, …) mais pour ces gens j’imagine que le jeux en vaut la chandelle. 

Je ferai une dernière halte a Awassa, sur conseil d’une Koéenne rencontré à Nairobi. Je l’en remercie. Chouette ville bordée d’un lac et d’une colline, qui offre une vue imprenable, où j’ai passé deux jours hors normes. Le premier je me fais embarqué dans une camionnette afin de me rendre à un banquet de mariage. Je me retrouve à danser, chanter au milieu de centaines d’africain(es) survoltés et excités à l’idée de voir un blanc vêtu d’un short, d’un t-shirt microfibre, de son chapeau, avec sa grosse barbe, déambuler ainsi. Le lendemain je louerai un vélo (la meilleure facon de rencontrer les locaux) et partirai en pleine campagne avec deux ethiopiens rencontrer la veille. Je me retrouverai encerclé par une douzaine d’enfants lors de la photographie d’une maison typique de la région mais surtout dévisagé par des centaines de paires d’yeux lorsque je prendrai mon bain dans les sources chaudes aux alentours, dans un dédales d’hommes et femmes nus se nettoyant les un les autres. Un grand moment de solitude… .
Ce grand bazar, ces rencontres inattendus, ces moments imprévus, c’est tout ce dont j’avais besoin. Me voilà retapé et depaysagé.
L’heure est désormais au voyage en couple. Une grande première, une découverte, une autre sorte d’aventure et facon de voyager.

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